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Joseph Samson par la Maîtrise de Dijon

À emporter, CD, Musique d'ensemble

La cathédrale enchantée. Joseph Samson (1888-1957) : Messe Amor a longe ; Victimæ paschali laudes, séquence du dimanche de Pâques ; Pascha nostrum immolatus est Christus, Alleluia du dimanche de Pâques ; Hymne Exulta, felix Divio, prose de l’Office pour Saint-Bénigne. Paul Berthier (1884-1953) : Offertoire (Justorum animæ in mani Die sunt). Jehan Alain (1911-1940) : Aria. Charles-Marie Widor (1844-1937) : Motet Surrexit a Mortuis. Maurice Duruflé (1902-1986) : Scherzo op.2. Albert Alain (1880-1971) : La cathédrale incendiée. Jean-Louis Gand (né en 1943) : Ad palmam celeri, hymne pour les vêpres de Saint-Bénigne. Frédéric Mayeur, Maurice Clerc, orgue ; Maîtrise de Dijon, direction : Étienne Meyer. 1 CD K 617 Chemins du Baroque. CDB007. Enregistré en juin 2016. Notice de présentation en français. Durée : 67’04.

 

51GSIoIZVuL._SS500Beau programme thématique, qui plonge l’auditeur dans la musique française sacrée du début du vingtième siècle. Modernité et médiévisme se retrouvent pour un disque attachant et original.

Ce CD au programme original et innovant vaut surtout pour l’hommage fait au compositeur , maître de chapelle associé de très près à la maîtrise de la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, qu’il dirigea de 1930 à 1957. Outre la Messe Amor a longe, on entendra des hymnes et harmonisations dues à la plume du compositeur dijonnais, ainsi que quelques belles pages de compositeurs marquants comme Widor, Duruflé, Jehan et , ainsi que d’autres moins connus, et . Le fil thématique du programme vaut à l’album le joli nom de « La cathédrale enchantée », référence de toute évidence à l’action de à Saint-Bénigne, mais sans doute aussi allusion à l’œuvre d’ La cathédrale incendiée, un des morceaux les plus théâtraux de l’album. Ce programme d’une grande unité esthétique nous plonge dans la musique française sacrée de la première moitié du vingtième siècle, avec toutes ses influences médiévales et grégoriennes qui se mêlent à la modernité caractéristique du temps. Toute une époque !

L’interprétation est de qualité, même si la ne saurait égaler, en termes de précision d’attaque et d’intonation, les belles formations baroques auxquelles nous sommes désormais habitués. Les deux organistes sollicités, et , font tous deux merveille sur le remarquable instrument de Saint Bénigne, et nous gratifient, en plus des pages vocales, de pièces instrumentales de Widor et de Duruflé. On pourra certes regretter l’agencement des pièces, qui entrecoupe d’autres morceaux les différents mouvements de la Messe Amor a longe, alors qu’on aurait préféré l’entendre dans la continuité. Un bel hommage à Samson, néanmoins, dont on espère qu’il sera suivi d’autres réalisations.

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  • Vincent Morel

    La référence au titre de ce disque est très précisément un texte de Joseph Sanson « À l’ombre de la cathédrale enchantée » dans lequel il rend hommage à son prédécesseur Mgr René Moissenet.

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