tous les dossiers(1)

Chopin arrangé pour violoncelle et piano

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Frédéric Chopin (1810-1849) : Préludes op. 28 n°2, 4 & 6 ; Mazurkas op. 33 n°2 et op. 67 n°4 ; Valse op. 34 n°2 ; Étude op. 25 n°7 ; Nocturne « Lento con gran espressione » ; Mélodies polonaises op. 74 n°2, 3, 6 & 16. Tomasz Strahl, violoncelle ; Janusz Olejniczak, piano. 1 CD DUX. Enregistré en décembre 2016 au Centre européen de la musique Krzysztof Penderecki à Lusławice. Livret en polonais et anglais. Durée : 43’11.

 

coversjbox_1381.indd

Après avoir enregistré l’intégrale de la musique de chambre de à deux reprises, pour le label polonais BeArTon en 2007 et pour DUX en 2014, voulait ici proposer un bouquet de morceaux choisis parmi les œuvres pour piano du compositeur polonais, arrangés pour violoncelle avec accompagnement de piano : un vent de fraîcheur souffle sur ces partitions admirables, tant les adaptations présentées donnent à celles-ci une nouvelle vie.

La musique de Chopin est universelle, tout comme celle de Bach ou de Mozart. Parfaitement arrangeable pour d’autres instruments, ainsi que pour d’autres styles et genres, elle fascine et inspire incessamment depuis presque deux cents ans. Tirées de cette mine inépuisable, des adaptations pour violoncelle sont particulièrement bienvenues, et ce, parce que Chopin lui-même avait pour cet instrument, pour sa sonorité semblable à celle d’une voix humaine, une vénération particulière.

La prestation de émerveille par la simplicité des phrasés, une palette sonore riche et variée, ainsi que par une certaine noblesse d’expression ; son jeu, admirablement équilibré, n’agace ni par un vibrato excessif, ni par des effets de virtuosité extérieure. Les interprétations qui nous sont offertes saisissent par leur côté purement humain : l’instrument de Strahl adopte, le plus souvent, un ton plaintif et contemplatif, plein de détresse et de souffrance, qui rend justice à la musique de Chopin. N’oublions pas non plus le pianiste , qui reste cependant timide et un peu « à l’écart » en laissant chanter le violoncelle.

On notera que les transcriptions incluses dans ce disque sont sorties de la plume de Kazimierz Michalik et Maciej Paderewski (Préludes), Auguste-Joseph Franchomme (Mazurka op. 33 n° 2), Alexander Abramovich Krein (Mazurka op. 67 n° 4), Karl Davidov (Valse op. 34 n° 2), (Étude op. 25 n° 7), de même que du tandem Strahl-Olejniczak (les autres compositions).

Ajoutons encore que la prise de son bénéficie de l’excellente acoustique de la salle de concert du Centre européen de la musique Krzysztof Penderecki à Lusławice. Bien que trop court (43 minutes seulement), voici un disque à se procurer sans hésitation, pour tous ceux qui chérissent le violoncelle et le répertoire romantique.

Banniere-abecedaire728-90-resmusica-janvier16

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.