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Une nouvelle génération de danseurs cubains dans Don Quichotte

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Salle Pleyel. 17-VII-2017. Ballet national de Cuba : Don Quichotte. Chorégraphie : Alicia Alonso, Marta Garcia et Maria Elena Llorente, d’après la version originale de Marius Petipa et la version d’Alexandre Gorski. Musique : Ludwig Minkus. Livret et décors : Salvador Fernandez. Avec Sadaise Arencibia, Kitri ; Luis Valle, Basilio ; Claudia Garcia, Mercedes ; Daniel Barba, Espada ; Raul Abreu, le chef des gitans ; Ginett Moncho, Graciosa ; Chavela Riera, la Reine des Dryades ; Adarys Linares, Cupidon ; corps de ballet du Ballet national de Cuba. Musique enregistrée.

Après un époustouflant gala d’ouverture, puis une Giselle ayant permis d’admirer les étoiles légendaires du , une nouvelle génération de danseurs s’illustre dans Don Quichotte pour la dernière série de représentations à la Salle Pleyel.

Dix ans après le dernier passage de la compagnie cubaine à Paris, cette dernière série de représentations offre l’occasion de découvrir la nouvelle génération de danseurs ayant intégré récemment le . Dans une production de Don Quichotte de facture très classique, le corps de ballet et les solistes font assaut d’espagnolades et de sévillanes colorées.

Le couple phare, composé de Kitri et de Basilio, est incarné pour cette distribution par et . Malgré sa grande taille, cette Kitri offre un certain caractère au personnage. En revanche, le port d’épaules un peu raide de la Primera Bailarina font ses bras un peu moins moelleux que certaines de ses camarades, tandis que ses très longues jambes lui sont d’un utile secours dans les sauts. Son partenaire , Primer Bailarin lui aussi, est un intrépide Basilio, bondissant et solaire, solide dans les portés.

C’est pourtant du côté des couples secondaires que se nichent les meilleures surprises : Espada, le toréador incarné par le tout jeune à la noblesse de prince et Mercedes, sa piquante amante, alias . Graciosa, la jolie gitane, c’est et , à ses côtés, un spectaculaire jeune gitan qui a rejoint la compagnie en 2015 et en a gravi prestement les échelons. Dans la partie la plus romantique du ballet, on admire aussi le moelleux incomparable de en Reine des Dryades et la délicieuse Adarys Linarès en Cupidon. Quel charme pour celle qui n’est encore que Corifea ! Autant de danseurs à suivre dans les prochaines années…

Dans le pas de deux final du dernier acte, le couple principal assure les équilibres mais Kitri déçoit dans sa variation, trop rigide, alors que Basilio se tire avec un bel élan des sauts et du redoutable manège de ce grand final incontournable de Don Quichotte.

Crédits photographiques : © Nancy Reyes, Alfredo Cannatello

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