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Lieder de Dvořák avec Pavol Breslik

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Antonín Dvořák (1841-1904) : Cyprès B11 d’après des poèmes de Gustav Pfleger-Mozavský, Evening Songs op. 31 B61 d’après des poèmes de Vítezslav Hálek, Gypsy Songs op. 55 B104 d’après des poèmes d’Adolf Heyduk. Avec : Pavol Breslik, ténor ; Robert Pechanec, piano. 1 CD. Supraphon. Enregistré du 3 au 5 août 2016. Notice de présentation en anglais, allemand, français et tchèque. Durée : 65’14’’.

 

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CaptureLe grand ténor slovaque de notre génération, , nous emmène dans les atmosphères romantiques de la Bohème d’autrefois. Dépaysement garanti grâce à un programme ambitieux et original.

Reconnaissons que les albums exclusivement consacrés aux lieder de Dvořák ne sont pas légion. Même les grandes divas tchèques d’aujourd’hui ou d’autrefois – les Lucia Popp, Edita Gruberová, Gabriela Beňačková, Magdalena Kožená… – ne nous ont pas gratifiés d’un CD uniquement consacré au chantre de leur musique nationale. On trouve cependant toutes ces cantatrices dans des mélodies de Dvořák au sein de programmes diversifiés… Et si les Chansons tziganes ont été maintes fois enregistrées par toutes les tessitures vocales (soprano, alto, baryton, basse…), pour ne rien dire du fameux Songs my mother taught me devenu un tube dans les pays anglophones, les dix-huit mélodies du délicieux cycle Cyprès, encore schubertien dans sa forme et schumannien dans son esprit, nous étaient pratiquement inconnues.

On rendra donc grâce au label Supraphon d’avoir eu l’idée de diffuser largement ce CD de , une des rares gloires nationales à faire une brillante carrière sur toutes les grandes scènes de la planète. L’originalité du programme, la fraîcheur de ces mélodies de jeunesse encore marquées du sceau de l’influence allemande, valaient bien le détour par les atmosphères troubles des forêts de Bohème et les tourments amoureux de la jeunesse pragoise que Dvořák a su si bien mettre en musique.

Les trois cycles de mélodies réunis sur ce disque trouvent ainsi en Pavol Breslik leur interprète idéal. Doté d’un timbre d’une solarité toute italienne, capable également de la plus belle ligne mozartienne, le jeune ténor manie comme peu de ses confrères l’art de la mezza voce tout en sachant donner du volume quand il le faut. On mesure à quel point les Chansons tziganes gagnent à être interprétées par un vrai ténor d’opéra, comme cela avait été le cas avec le ténor Gustav Walter, familier des opéras de Verdi, pour qui Dvořák avait conçu le cycle qui allait lui ouvrir les portes vers les cercles et les salons européens. Le pianiste est dans son élément, même si son toucher n’a pas la délicatesse des grands accompagnateurs légendaires d’autrefois.

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  • draffin

    Effectivement, c’est vraiment un bel enregistrement. Les chants du Cyprès sont romantiques à souhait, légers et lyriques. Le ténor s’y lance avec une gourmandise qui fait plaisir à entendre. Les chansons du soir (op.31) sont plus complexes et plus riches, harmoniquement parlant. Aussi un peu plus retenues. On y sent une belle mélancolie.

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