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Stanford célébré par le chœur du Trinity College Cambridge

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Sir Charles Villiers Stanford (1852-1924) : For lo, I raise up op. 145 ; Te Deum in C op. 115 ; Three Motets op. 38 ; Lighten our darkness ; Benedictus in C op. 115 ; O for a closer walk with God op. 113 n°6b ; Jubilate in C op. 115 ; Magnificat for eight-part chorus in B flat op. 164 ; Fantasia and Toccata in D minor op. 57 ; Eternal Father op. 135 n°2 ; St Patrick’s Breastplate. Owain Park, Alexander Hamilton, orgue ; Trinity Brass, The Choir of Trinity College Cambridge, direction : Stephen Layton. 1 CD CDA68174. Code barre : 034571281742. Enregistré en 2016. Livret en anglais. Durée : 81’02

 

Stanford_LaytonLa tradition chorale en Angleterre est fort ancienne et l’excellence des chœurs issus de ses collèges n’est plus à faire. Depuis le règne de la reine Victoria (1837-1901), quantités de compositeurs écrivirent à leur destination, essentiellement pour la liturgie de l’Église anglicane. C’est le cas de Sir , compositeur prolifique né en Irlande, qui fut organiste au Trinity College de Cambridge, mais aussi chef de chœur (The Bach Choir) et pédagogue (Royal College of Music).

Même s’il fut éclipsé au début du XXe siècle par son quasi contemporain Edward Elgar, il eut néanmoins une certaine influence sur la musique anglaise et compta parmi ses élèves Ralph Vaughan Williams, Gustav Holst, Arthur Bliss et Herbert Howells. Assez varié dans l’esprit et dans le genre des pièces interprétées, le programme voit l’alternance d’anthems, services et motets latins, accompagnés tantôt aux grandes orgues de la cathédrale d’Hereford, avec l’ajout même de cuivres (Te Deum de l’op.115 et St Patrick’s Breastplate), tantôt a cappella (notamment Three Motets op. 38 et le ravissant Magnificat à double chœur op. 164). Si ce répertoire sacré est depuis longtemps interprété dans les églises et enregistré au Royaume-Uni, il reste quasiment inconnu de l’autre côté de la Manche. Sans être à proprement parler révolutionnaire, la musique de Stanford n’en possède pas moins une force expressive d’ailleurs fort bien rendue ici par les jeunes choristes du Trinity College Cambridge, sous la direction de l’actuel chef de cet ensemble depuis 2006, . Le chœur exprime bien la solennité, mais aussi l’aspect dramatique, le recueillement des œuvres retenues et donne un bel aperçu du talent de Stanford pour le répertoire choral. Une parution indéniablement de premier plan pour (re)découvrir cette esthétique propre à la liturgie anglicane de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

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