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Les Sonates pour clarinette de Brahms par Shirley Brill et Jonathan Aner

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Johannes Brahms (1833-1897) : Sonates pour clarinette et piano en mi bémol majeur op. 120 n° 1 et en fa mineur op. 120 n° 2 ; Leoš Janáček (1854-1928) : Sonate pour clarinette et piano (arrangement de Shirley Brill). Shirley Brill, clarinette ; Jonathan Aner, piano. 1 CD Hänssler Classic. Enregistré à la Sendesaal de Brême en mars 2015. Notice bilingue : allemand-anglais. Durée : 59’12

 

BrahmsToujours aussi pénétrantes, les Sonates pour clarinette et piano op. 120 de sont une nouvelle fois mises à l’honneur et confirment leur portée universelle permanente et inaltérable.

Deux artistes israéliens, la clarinettiste et le pianiste , bardés de références et de réussites, au sommet de leur art, défendent avec élégance, retenue et pénétration les deux Sonates que Brahms composa en 1894. Pour l’écriture de ses dernières œuvres de chambre, le compositeur fut animé presque in extremis par sa fréquentation du fameux instrumentiste d’exception Richard Mühlfeld. Plus tard, il appela ce dernier à ses côtés afin d’apprécier le rendu de ces deux partitions.

et s’attachent avec succès à faire ressortir la beauté et la liberté de partitions à la portée spirituelle et artistique impressionnante. Ils apportent la fougue et la vitalité que requièrent les Allegros et la contemplation méditative contenue dans les mouvements lents. Leur lecture s’inscrit dans un très appréciable niveau tout en laissant les toutes  premières places de la discographie aux fameux couples Harold Wright-Peter Serkin (Boston Records), Florent Héau-Patrick Zygmanowski (Zig-Zag Territoires), les nouveaux venus talentueux Raphaël Sévère-Adam Laloum (Mirare), sans oublier, plus ancien mais irremplaçable, le duo Gervaise de Peyer-Daniel Barenboim (EMI).

, né deux décennies après Brahms, apparaît sous forme d’un arrangement réalisé par Shirley Brill, à partir de la Sonate pour violon et piano que le compositeur morave avait écrite en 1914, la dotant d’une atmosphère pessimiste et de traits bilieux,  d’une longue mélodie dans le second mouvement noté Ballade : con moto. La clarinettiste confine son instrument dans une expression proche de ce que Janáček avait réservé au violon. Ainsi retrouve-t-on les traits populaires et l’agitation rythmique de l’Allegretto initial. L’Adagio final, puissant et âpre, développe une force quasi beethovénienne face à l’hostilité opposant les deux instruments. Janáček y gagne-t-il avec cette version ? Sans doute pas, mais c’est malgré tout très réussi.

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