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Plongée dans le monde lugubre du polar nordique avec Mari Samuelsen

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Uno Helmersson (né en 1977) : Timelapse ; Study in Rituals : Prelude, Part I, Part II ; Ólafur Arnalds (né en 1986) : Near Light ; Words of Amber ; Frans Bak (né en 1958) : The Mist, parts I, II, III ; Arvo Pärt (né en 1935) : Darf ich ; Johann Söderqvist (né en 1966) : Love & Rage ; Geirr Tveitt (1908-1981) : Vél komme Med Æra (arr. Simon Hale). Mari Samuelsen, violon ; Solistes de Trondheim. 1 CD DECCA Classics 4814879. Enregistré en 2017. Notice : non renseigné. Durée : 43’08

 

nordic_noirDès la première plage de ce CD de la violoniste , la tonalité générale est donnée : une ambiance « Nordic Noir ».

Les musiques suivantes, au nombre de onze, dispensent une atmosphère inspirée par le roman noir nordique. Le premier écueil vient d’une certaine uniformité du style, travers accentué par des partitions qui se classent confortablement et incontestablement dans le cadre de l’easy listening. En soi, rien n’est rédhibitoire, sauf que la monotonie gagne et anesthésie quelque peu l’attention lors de l’écoute.

Pour autant, et les Solistes de Trondheim défendent efficacement ces compositeurs nordiques venus essentiellement du monde du cinéma policier. Deux Suédois, , à qui l’on doit la musique de Miséricorde d’après l’excellent roman de Jussi Adler-Olsen (2013), et , également compositeur de musiques de film et de séries TV comme Brothers et Morse, nous plongent dans les méandres ténébreux du crime. Un Islandais, , maître des impressions troubles et auteur de la bande son de Broadchurch, apporte sa contribution tandis que le Danois , multi-instrumentiste et jazzman, nous rappelle son magnifique travail pour la série à succès The Killing. Certes, leurs noms ne nous sont pas très familiers, en dehors d’ qui apparaît ici avec son opus intitulé Darf ich, mais tous s’avèrent de brillants créateurs. Mari Samuelsen et ses collègues jouent de manière fort assurée, délicate et chantante.

Privées de leur support visuel, indéniable moins-value, on peut néanmoins imaginer que ces musiques perdent de leur pertinence. Cantonnées dans un registre relativement circonscrit, avec un ambitus musical resserré, elles oscillent entre l’art minimaliste et la musique d’accompagnement. On ne serait pas si éloigné de la musique pour centres commerciaux, s’il n’y avait la mélancolie et la noirceur chroniques, en demi-teinte, qui caractérisent ce programme à écouter de manière discontinue.

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