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Le Médecin malgré lui à Rennes en prélude à l’année Gounod

La Scène, Opéra, Opéras

Rennes. Opéra. 21-XI-2017. Charles Gounod (1818-1893) : Le Médecin malgré lui, opéra-comique en 3 actes sur un livret de Jules Barbier & Michel Carré. Mise en scène : Vincent Tavernier. Scénographie : Claire Niquet. Costumes : Erick Plaza-Cochet. Lumières : Carlos Pérez. Avec : Marc Scoffoni, Sganarelle ; Carlos Natale, Léandre ; Ahlima Mhamdi, Martine ; Sylvia Kevorkian, Jacqueline ; Héloïse Guinard, Lucinde ; Jean-Vincent Blot, Géronte ; Nicolas Rigas, Valère ; Olivier Hernandez, Lucas. Orchestre Symphonique de Bretagne, direction : Gildas Pungier.

23592456_1852022671491812_4931445462428368745_oL’Opéra de Rennes anticipe les célébrations du bicentenaire de la naissance de avec cette nouvelle production du Médecin malgré lui appelée à voyager sur plusieurs scènes du Grand Ouest.

Troisième ouvrage lyrique du compositeur, cet opéra-comique en trois actes, créé au Théâtre Lyrique en 1858, se caractérise par sa fidélité à la pièce de et sa constante inspiration mélodique. Tout y est léger et spirituel à l’image des clins d’œil rendus au style baroque.

La réussite du spectacle doit beaucoup à une équipe de chanteurs / acteurs enthousiaste et inspirée. mène allègrement le jeu en Sganarelle avec beaucoup d’abattage et un instrument de qualité qui lui permet de détailler avec gourmandises ses fameux glouglous. La prometteuse retrouve le rôle de Martine, déjà abordé à Genève et nous régale autant par sa fantaisie scénique que par sa voix fruitée et généreuse. déploie en Léandre un timbre séduisant et un style châtié. campe un barbon fat et pontifiant, tandis que la tessiture de Jacqueline semble parfois un peu basse pour . apporte à Lucinde sa fraîcheur physique et vocale et l’on regrette qu’elle n’ait davantage à chanter. Nous n’oublierons pas l’hilarant duo de valets formé par et le drôlissime , qui semblent sortir d’un cartoon.

tire le meilleur parti d’un effectif orchestral léger ; sa baguette alerte et spirituelle garantit l’équilibre de la soirée. La contrainte d’un dispositif scénique unique et simple, afin de s’adapter aux différentes scènes d’accueil, n’a pas bridé la créativité de l’équipe de production. a conçu un panneau noir percé de portes et de fenêtres permettant les entrées et les sorties, sur lequel les protagonistes réalisent à la craie des dessins spirituels. La direction d’acteurs est fluide et rythmée, si bien que la mise en scène, à l’instar de la partition, ne génère jamais le moindre ennui.

Crédit photographique : (Lucas) (Valère) & (Martine) © Laurent Guizard

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