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Deux chefs-d’œuvre du répertoire baroque par Vox Luminis

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Magnificat BWV 243 ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Dixit Dominus HWV 232. Vox Luminis, direction : Lionel Meunier. 1 CD Alpha 370. Code barre : 3760014193705. Enregistré en janvier et juillet 2017. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 61’22.

 

Bach Haendel_Vox LuminisCouplage on ne peut plus classique mais relativement rare au disque (déjà proposé par Andrew Parrott, Emmanuelle Haïm et Peter Dijkstra) pour cette nouvelle parution de l’ensemble mettant en regard deux partitions majeures des deux grandes figures de la « génération 1685 », JS. Bach et Haendel.

D’un effectif vocal relativement similaire, le Magnificat de Bach (cinq solistes, dans sa version en ré majeur de 1733) et le Dixit Dominus de Haendel (six solistes, 1707), deux tubes du répertoire sacré en langue latine, sont d’un esprit relativement comparable avec des chœurs festifs et virtuoses, des arias de solistes vocaux émouvantes voire poignantes, et sont par ailleurs deux belles illustrations du génie contrapuntique des deux compositeurs allemands.

aborde ces chefs-d’œuvre avec la distribution fréquemment utilisée par de deux par parties, des membres de l’ensemble vocal chantant également les arias, accompagnés d’une vingtaine d’instrumentistes (les vents en moins chez Haendel). On retrouve les qualités déjà présentes dans leurs enregistrements passés (notamment celui consacré aux cantates de jeunesse de Bach, clef d’or ResMusica 2016) : la souplesse, l’homogénéité des pupitres, ou une mise en place impeccable. Quelques options interprétatives tempèrent cependant notre enthousiasme, notamment dans le Magnificat de Bach, tout particulièrement le choix de garder le tempo adagio de l’aria « Quia respexit » dans le chœur enchaîné « Omnes generationes », même si effectivement il s’agit des dernières paroles du même verset. Certains passages du Magnificat (« Sicut locutus ») et du Dixit Dominus (« Juravit dominus ») nous semblent par ailleurs trop appliqués, manquant d’expression (d’allégresse par exemple).

Des lectures qui restent séduisantes mais qu’on aurait aimé plus incarnées et qui n’effacent pas quelques références passées, par exemple Diego Fasolis dans le Dixit Dominus (1994) et Philippe Pierlot dans le Magnificat (2009).

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