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Blomstedt présente Stenhammar à Munich

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Munich. Herkulessaal. 22-XII-2017. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n° 41, KV. 551. Wilhelm Stenhammar : Symphonie n° 2. Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise ; direction : Herbert Blomstedt.

25488182_10155950950242232_6229908997476648134_o, invité régulier de l’Orchestre de la Radio bavaroise, se fait l’apôtre d’un compatriote oublié, .

Tout Munich est à l’heure de Noël, mais l’ ne fait pas relâche : avec un programme inhabituel, il accueille une fois encore le vénérable , qui est à la fois le doyen de sa profession et l’un des plus sympathiques de ses membres. L’art du programme symphonique est formel : si vous voulez programmer une rareté, appariez-la à un grand classique du répertoire. C’est donc l’ultime symphonie de Mozart qui ouvre la soirée : Blomstedt en propose une interprétation à la fois énergique et allante, qui souligne autant la profondeur de l’écriture que la dynamique mozartienne. Le prix à payer, car il y en a un, c’est que l’ensemble reste relativement pauvre en couleurs, avec des cordes un peu acides qui ne sont pas dans les habitudes de cet orchestre.

Après l’entracte, donc, la pièce de résistance. Quelques dizaines de spectateurs ont préféré s’en dispenser. L’ample symphonie de n’a pourtant rien d’effrayant : son langage musical reste fort sage, très loin des expérimentations des compositeurs germaniques ou français de son temps, et même sa durée – trois quarts d’heure tout de même – est compensée par la diversité des épisodes que Stenhammar fait se succéder au fil des quatre mouvements classiques. Herbert Blomstedt a attendu 2014, bien malgré lui, pour diriger l’œuvre, et c’est avec le vénérable orchestre symphonique de Göteborg qui fut celui de Stenhammar qu’il l’a fait ; cette fois, c’est au tour de l’orchestre de la Radio bavaroise de l’aborder pour la première fois. La préparation et l’engagement sont sans faille, et Blomstedt met ici aussi en valeur la complexité d’écriture de nombreux passages, cette fois sans sacrifier les couleurs orchestrales.

Photo : Herbert Blomstedt en répétition pour ce concert (photo Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks)

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