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Harold en Italie de Berlioz transcrit pour orgue et alto

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Hector Berlioz (1803-1869) : Harold en Italie op. 16 (transcription pour orgue et alto de Loïc Mallié et Karsten Dobers). Loïc Mallié (né en 1947) : Hommage à Berlioz ; Altissimo, pour alto solo. Loïc Mallié, orgue (Orgue Daldosso de l’église Saint-Vincent d’Urrugne) ; Karsten Dobers, alto. 1 CD Hortus. Enregistré le 17 novembre 2016 et les 30 mars et 1er avril 2017 en l’église Saint-Vincent de Xaintes à Urrugne. Notice français-anglais. Durée : 68’11

 

AltissimoRéussite indiscutable que cette transcription pour orgue et alto de l’Harold en Italie de Berlioz par et . Une lecture originale, de belle facture, qui fait chanter les timbres et les couleurs, et à laquelle s’associent deux pièces plus contemporaines de , Hommage à Berlioz et Altissimo, toutefois dans la même veine : de la couleur avant tout !

On connaît l’histoire d’Harold en Italie, cette partition incontournable du répertoire pour alto. Il s’agit, en fait, d’une symphonie concertante en quatre mouvements où l’alto incarne un personnage allégorique, rêveur et mélancolique, d’inspiration byronienne, dont le thème cyclique parcourt la partition. Commandée initialement par Paganini qui, en définitive, la refusa car il ne la jugeait pas assez virtuose, elle fut ensuite transcrite, de façon un peu exubérante, pour piano par Liszt ; et c’est presque naturellement qu’elle se trouve aujourd’hui transcrite pour orgue, tout particulièrement pour l’orgue contemporain Jean Daldosso d’Urrugne (2007-2009), dont le style symphonique apporte assurément un nouvel éclairage.

Parfaitement dans l’esprit de l’œuvre, cette transcription intelligente apporte à la partition originale un équilibre qui lui manquait, notamment dans le Finale, tout en respectant et en avivant les différents climats. Suavité, mélancolie, mystère, solitude, joie : toute une palette contrastée de couleurs et d’harmonies alternent, très justement mises en valeur par une interprétation exemplaire, à l’alto comme à l’orgue.

Deux pièces de style bien différent, par leur modernité, concluent cet intéressant enregistrement. L’Hommage à Berlioz fournit à Loïc Mallié l’occasion de faire montre de sa virtuosité et de l’étendue de son inspiration dans une belle improvisation, tandis que fait merveilleusement sonner son alto dans Altissimo, une pièce qui porte bien son nom !

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