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Le Ballet Cullberg, nouvelle génération

Danse , La Scène, Spectacles Danse

Paris. Théâtre national de Chaillot. 18-I-2018. Ballet Cullberg / Jefta van Dinther : Protagonist (première en France). Chorégraphie, direction, texte : Jefta van Dinther. Répétiteur : Thomas Zanolo. Musique, son : David Kiers. Voix, chant : ELIAS. Lumières : Minna Tiikkainen. Scénographie : SIMKA. Assistant à la chorégraphie : Thiago Granato. Assistant costumes : Marita Tjörnström. Conseil artistique : Cecilia Roos, Felix Bethge, Robert Steijn. Coach vocal : Pia Olby. Avec Linda Adami (invitée), Anand Bolder, Eleanor Campbell, Giacomo Citton, Dario Barreto Damas (invité), Unn Faleide, Sylvie Gehin Karlsson, Nuria Guiu Sagarra, Georges Hann, Katie Jacobson, Gesine Moog, Camille Prieux, Adam Schütt, Vincent Van der Plas.

Le Théâtre de Chaillot invite sept compagnies nordiques avec le soutien du Nordic Culture Fund pour quinze jours de découvertes scandinaves et éclectiques. Après une soirée d’ouverture très diplomatique, marquée par un duo du et un film inédit de Frederik Stattin, place à la danse avec Protagonist de .

C’est un nouvelle génération qui ouvre le bal de cet ambitieux Festival nordique. Pour ceux qui l’ont connu, il ne reste plus grand-chose du ballet fondé par Birgit Cullberg en 1967 et qui fit les beaux jours des scènes mondiales à l’époque où Mats Ek était son directeur et chorégraphe attitré, de 1985 à 1993. On lui doit des relectures de classiques comme comme Giselle ou Le Lac des cygnes, mais aussi des pièces comme She was black. Cela n’a plus rien à voir avec ce qu’est aujourd’hui cette compagnie de 16 danseurs, dont certains très jeunes, et pour lesquels , 37 ans, a écrit un spectacle générationnel et peu convaincant.

Dans Protagonist, une communauté, qui évolue de l’animalité vers la civilisation du langage, avant de retomber dans la primitivité la plus simiesque, voilà ce que souhaite nous montrer le chorégraphe dans un dispositif très frontal, concentré sur la première partie de la scène. Il met pourtant en scène ce retour à la nature dans un environnement on ne peut plus urbain, inspiré par les danses de rue et les rythmes protestataires et balisé par des tubes et praticables tout droit sortis des coulisses.

Bien qu’il faille souligner la performance physique des danseurs, si impressionnants dans la deuxième partie du spectacle qu’ils auraient été engagés sur le champ comme figurants dans le film La guerre du feu de Jean-Jacques Annaud, la radicalité de la proposition de Jefta van Dinther tourne à vide.

Décors, lumières et costumes ne contribuent pas à l’humaniser, ni à rendre ses protagonistes plus proches de nous. On les observe comme des bêtes enfermées dans une cage de verre, dans l’impossibilité de communiquer avec nous.

Crédits photographiques  : © Urban Jörén

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