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Schubert par Nagano à Hambourg

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Hambourg. Elbphilharmonie. 5-II-2018. Franz Schubert (1797-1828) : Rosamunde, extraits de la musique de scène, D. 797 et ouverture Die Zauberharfe, D. 644, avec un texte de Ulla Hahn (création) ; Symphonie D. 944. Ulla Hahn, récitante ; Orchestre Philharmonique de Hambourg ; direction : Kent Nagano.

philharmonisches_staatsorchester_hamburg_foto_felix_broede_1_web.jpg__1060x597_q85_autocrop_crop-smart_cropper-desktop_home_detail-_subsampling-2La perfection n’est pas à l’ordre du jour, mais le détour par l’ n’est pas du temps perdu.

Entre deux opéras – la reprise de l’inoubliable Lulu mise en scène par Christoph Marthaler et un très oubliable Fidelio trouve le temps de diriger un concert consacré tout entier à Schubert. On associe généralement plutôt à un répertoire plus tardif, mais le résultat, à défaut d’être convaincant de bout en bout, montre l’intérêt de son approche.

Le concert commence par des extraits de la musique de scène de Rosamunde, les trois entractes, le second ballet et l’ouverture qui lui est traditionnellement associée, le tout séparé par un texte écrit pour ce concert : Schubert, désespéré par la platitude du texte de la pièce de Helmina von Chézy, se réfugie dans le monde enchanté du rêve, où il rencontre quelques figures familières au public de Hambourg, le pirate médiéval Störtebecker ou l’ : ce genre de texte de liaison est un mal nécessaire pour certaines œuvres musicales, et celui-ci est plus supportable que la moyenne, c’est tout l’éloge qu’on en fera. a par moments tendance à précipiter les choses, notamment dans l’ouverture, et cela ne donne pas précisément une occasion de briller aux solistes des vents de l’orchestre ; mais les angles bien dessinés de la seconde musique de ballet, qui donnent au rythme de danse un air presque populaire, ont plus de séduction.

La symphonie D. 944 donnée après l’entracte pose les mêmes problèmes : dans le premier mouvement surtout, cette précipitation, qui donne moins un élan qu’une impression de confusion, et le son orchestral par moments peu avenant est sans doute au moins en partie dû à des flottements dans la direction ; mais ces défauts sont moins visibles dans les trois mouvements suivants, et il y a dans la conception très peu romantique de Nagano une austérité, une rigueur du discours qui ont leur fascination. Tout ceci justifie que, malgré des défauts marqués, le public peut sortir satisfait d’un concert intéressant à défaut d’être parfait.

Crédit photographique : © Felix Broede

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