Affetti amorosi : arias et madrigaux de Frescobaldi par le Banquet Céleste

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Girolamo Frescobaldi (1583-1643) : « Oscure selve », « Corilla danzando sul prato », « Eri già tutta mia », Balletto e Ciaccona, « Se l’aura spira », « Dunque dovrò », « Troppo sotto due stelle », « Oh dolore », Toccata per spinetta, over liuto, « Vanne o carta amorosa », « Ardo e taccio il moi mal », « Con dolcezza pietate », « Non mi negate ohimè », « Dove ne vai pensiero », « Voi partitie moi sole », « Non vi partite », « Doloroso mio core », Gagliarda terza, « Gioite oh selve », « Cosi mi disprezzate », Passacagli, « Ohimè che fur », « Maddalena alla croce », « Ancidetemi pur », Ti lascio anima mia ». Avec : Céline Scheen, soprano ; Damien Guillon, contre-ténor ; Thomas Hobbs, tenor ; Benoît Arnould, basse. Le Banquet Céleste (André Henrich, luth ; Marie-Domitille Murez, harpe ; Julien Barre, Violoncelle ; Kevin Manent-Navratil, clavecin), direction : Damien Guillon. 1 CD. Glossa. Enregistré du 24 au 28 juin 2017. Notice de présentation trilingue (anglais, français et allemand). Durée : 69:12

 

FrescobaldiDans des pièces rares du premier baroque, le contreténor et son Banquet Céleste poursuivent leur redécouverte des premières décennies du seicento italien.

Avec ces arias et madrigaux de Frescobaldi, c’est à tous les tourments de l’amour humain que nous convient et son Banquet Céleste. Glanées dans les deux livres d’Arie musicali, ces arias du premier baroque datent de 1615 à 1630, alors que Frescobaldi était déjà un compositeur confirmé et recherché. On appréciera la richesse et la variété d’un programme éminemment contrasté, quoique d’une grande unité thématique, consacré à la fois à l’amour humain et à l’amour divin. On notera également la qualité du texte de présentation, tout en regrettant que l’identité des auteurs des textes chantés, d’une grande beauté poétique, n’ait pas été donnée. Parmi les pièces les plus marquantes, on signalera les morceaux à une voix « Maddalena alla croce » , « Ohimè che fur » ainsi que « Vanne, o carta amorosa », lettre amoureuse qui pourra rappeler celle, beaucoup plus connue, de Monteverdi. Les pièces pour voix seule, judicieusement réparties entre les quatre solistes, alternent avec des morceaux pour deux ou trois voix, parfaitement bienvenus, ainsi qu’avec quelques passages purement instrumentaux.

Les interprètes sont tous à leur place, même si la basse de manque quelque peu d’expressivité. Si l’on peut louer les prestations de la soprano et du ténor , on leur préférera de loin la grande classe du maître d’œuvre du projet, le chef et contreténor Damien Guillon. Sa voix d’une indicible douceur, les multiples couleurs dont il sait parer son chant, font tout le prix d’un enregistrement de pièces rares qui ont marqué l’histoire de la musique vocale des premières décennies du dix-septième siècle italien. L’effectif réduit du Banquet Céleste – luth, harpe, violoncelle et clavecin – contribue lui aussi à la réussite de cette belle réalisation.

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