Lieder nocturnes à l’Auditorium du Louvre, avec Benjamin Appl

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Paris. Auditorium du Louvre. 8-III-2018. Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791): Abendempfindung K523 ; Franz Schubert (1797-1828): Nacht und Träume D827, Abendstern D806, Die Sterne D939, An den Mond D193, Gondelfahrer D808, Wanderers Nachtlied II D768 ; Robert Schumann (1810-1856) : Mein schöner Stern op. 101 n° 4, Venezianisches Gondellied II op. 25 n° 18, Venezianisches Gondellied I op. 25 n° 17 ; Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) : Neue Liebe op. 19a n° 4 ; Johannes Brahms (1833-1897) : Mondnacht WoO21; Richard Strauss (1864-1949) : Ständchen op. 17 n° 2, Morgen op. 27 n° 2; Richard Wagner (1813-1883) : Träume (Wesedonck-Lieder WWW91 n° 5) ; Arnold Schönberg (1874-1951) : Warum bist du aufgewacht ; Edvard Grieg (1843-1907) : Ein Traum op. 48 n° 6. Benjamin Appl, baryton; James Baillieu, piano

Benjamin Appl (c) Minijas_ZugikC’est une « nuit du lied » à laquelle nous convie le baryton allemand (lire notre entretien), avec son complice . Un programme d’une petite heure autour du lied germanique, entièrement bâti sur le thème de la nuit et de ses mystères étoilés.

Le public chemine ainsi de Schubert à , en passant par Schumann, Brahms ou encore Wagner. Quelques incontournables figurent dans ce cycle, tel Abendempfindung de Mozart ou An den Mond de Schubert. On a également le plaisir d’entendre des œuvres moins fréquemment abordées, comme Ständchen de R. Strauss ou Warum bist du aufgewacht du jeune Schoenberg.

Ancien élève de , détient manifestement une parcelle de l’héritage du grand baryton : sa diction, son sens de la narration sont remarquables de précision et de justesse. On regrette toutefois que la voix s’assourdisse quelque peu dans les graves, perdant en dynamisme, mais les nuances sont parfaitement en place, offrant quelques grands moments comme le cinquième des Wesendoncklieder de Wagner, Träume, saisissant d’émotion. L’accompagnement de est irréprochable. Le pianiste partage manifestement avec Benjamin Appl une vision de ces œuvres nocturnes et lui répond dans un même esprit, avec beaucoup de finesse et d’élégance.

En dépit de l’heure méridienne de cette « nuit du lied », le résultat ne manque pas de convaincre et de séduire.

Crédit photographique : Benjamin Appl © Minijas Zugik

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.