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Barenboim célèbre en pianiste le centenaire de la mort de Debussy

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Claude Debussy (1862-1918) : Estampes ; Clair de lune (extrait de la Suite bergamasque) ; La plus que lente ; Élégie : Préludes du livre I. Daniel Barenboim, piano. 1 CD Deutsche Grammophon. Enregistré en 1998 en Espagne et en octobre 2017 à Berlin. Notice trilingue (allemand-anglais-français). Durée : 69:40

 

71v6y74XSlL._SL1400_-400x400Avec ce CD comprenant des enregistrements récents de 2017 et d’autres plus anciens, datant de 1998, témoigne de la permanence de son admiration pour . Un disque en forme d’hommage rendu au compositeur français dont on célèbre cette année le centenaire de la disparition.

nous livre, ici, un disque qui fera date en cette année 2018, par la délicatesse, la poésie, la transparence et la fluidité de son jeu, par le soin donné à l’évocation des ambiances, par la beauté du son, confident ou orchestral, par la richesse de son l’interprétation, toute en couleurs, nuances et contrastes qui fait de chacune de ces pièces un véritable tableau que n’auraient pas renié Monet et les autres…

Parmi les enregistrements les plus récents, les Estampes, le Clair de lune extrait de la Suite bergamasque, La plus que lente et Élégie. Pagodes frappe par sa délicatesse, sa fluidité et ses sonorités orientalisantes. La Soirée dans Grenade, plus charpentée et orchestrale, évoque une Espagne rêvée, tandis que Jardin sous la pluie s’entoure de mystère. Clair de lune, plus épuré et intimiste, laisse place au rêve, alors que La plus que lente sensuelle, parodique et nuancée fait écho à Ravel, contrastant avec Élégie qui affirme sa gravité et sa tristesse.

Enregistrés en 1998, les Préludes du Livre I déploient tout un éventail de nuances, très poétique, où chacun des tableaux bénéficie d’une caractérisation propre. Le mystère des Danseuse de Delphes répond aux Voiles qui fasèyent, alors que Le Vent dans la plaine laisse libre cours aux rafales et tourbillons. Les Sons et parfums tournent dans l’air du soir retrouve une douceur un peu mélancolique, face aux lumineuses et tourmentées Collines d’Anacapri. Le piano sait aussi se faire plus hésitant et pesant dans Des pas sur la neige, plus dissonant et virtuose dans Ce qu’a vu le vent d’Ouest, plus intimiste dans La Fille aux cheveux de lin, pouvant également se transformer en « guitare » dans La Sérénade interrompue. La massive Cathédrale engloutie, la fantasque Danse de Puck et les guillerets Minstrels concluent avec brio ce superbe enregistrement.

Un très beau disque, incontournable en cette année consacrée au grand « Claude de France ».

À lire aussi : Les Préludes debussystes en prose de Vanessa Benelli Mosell

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