bandeau Res Musica

Le Trio Wanderer dans les trios avec piano de Joseph Haydn

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Joseph Haydn (1732-1809) : Trios avec piano Hob XV n° 14 en la bémol majeur ; n° 18 en la majeur ; n° 21 en ut majeur ; n° 26 en fa dièse majeur ; n° 31 en mi bémol majeur. Trio Wanderer. 1 CD Harmonia Mundi HMM 902321. Enregistré au Teldex Studio Berlin les 19-22 janvier 2017. Notice trilingue : français, anglais, allemand. Durée : 68:42

 

Les Clefs Resmusica

haydn_trios_wandererLes trios avec piano de ne jouissent pas de la même considération que ses fameux quatuors à cordes. La lecture du contribue à rétablir un équilibre légitime et exalte leur poésie.

jugeait ses trios avec piano avec la plus haute bienveillance, à juste titre d’ailleurs. Il en composa une trentaine en tout, dans le même laps de temps que ses quatuors à cordes. Contrairement à ces derniers, destinés à des musiciens professionnels, les trios s’adressaient principalement aux « amateurs », qui appartenaient à l’aristocratie et à la bourgeoisie, et qui en raffolaient. Les partitions se vendaient en grand nombre et constituaient une source de revenus très substantielle pour les éditeurs et les compositeurs. Dans la majorité des cas, les trios étaient regroupés par trois.

Le piano occupe le rôle majeur, violon et violoncelle étant relégués au rôle d’accompagnement. Cependant, Haydn permettait au violon certaines émancipations, notamment lors de ses dialogues avec le clavier. Le violoncelle, quant à lui, ne franchit guère le cadre fixé, sans autonomie assurée, mais ouvert sur quelques très belles sections. Les cinq trios de cette gravure, en deux ou trois mouvements, conviennent certainement au cadre intimiste et privé. Leur dénominateur commun tient dans la qualité et les audaces de l’harmonie et du rythme ; ils s’intègrent idéalement dans un flux sonore où la finesse du jeu et la qualité de la pensée formelle emportent une franche adhésion.

La précieuse interprétation du , composé de Jean-Marc Phillips-Varjabédian (violon), Raphaël Pidoux (violoncelle) et Vincent Coq (piano), jamais prise en défaut, d’une grande pureté, raffinée et volontiers tourbillonnante, parfaitement enregistrée, nous laisse espérer d’autres surprises de cet acabit. En attendant, ils peuvent dès à présent se permettre de rivaliser sans complexe avec le prestigieux travail du Beaux-Arts Trio (Philips, années 1970).

Baniere-clefsResMu728-90-2b

Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.