Gautier-pour-Resmusica-728x90 Optimized

Nelson Goerner à Tokyo pour le Deuxième Concerto de Brahms

À emporter, CD, Musique symphonique

Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour piano n° 2 en si bémol majeur, op. 83. Nelson Goerner, piano ; Orchestre symphonique NHK, direction : Tadaaki Otaka. 1 CD Alpha Classics 395. Enregistré en public à Tokyo le 20 mai 2009. Notice trilingue : anglais, allemand, français. Durée : 49:46

 

brahms_goernerLe label Alpha édite un enregistrement public japonais de 2009 consacré au Deuxième Concerto pour piano de Brahms par : une réalisation attachante qui mérite toute notre attention.

Le chef japonais et son soliste d’origine argentine donnent du Concerto pour piano n° 2 en si bémol majeur, achevé en 1881 et créé en public la même année à Budapest par Brahms au clavier et Alexander Erkel à la direction, une interprétation très poétique. La précision et la virtuosité infaillibles de Goerner, ainsi que la souplesse de l’orchestre tokyoïte, sont parfaitement contrôlées par la volonté d’un chef décidé à servir idéalement son soliste impérial. Le vaste premier mouvement Allegro non troppo, élégiaque et mélodieux, se déroule dans un climat allant du tumulte à la grande sérénité dès après le magnifique jeu du cor solo, riche de développements libres, parfois exubérants et souvent merveilleux. Le mouvement lent Andante s’installe dans le registre de la musique de chambre. Le violoncelle solo, dont le thème rappelle celui du cor dans le premier mouvement, impressionne par son calme et sa sérénité, et Goerner s’impose par son jeu nocturne et subtil. L’Allegretto grazioso enjoué opte clairement pour davantage d’insouciance et de légèreté, et le piano, vif et bondissant, dialogue allègrement avec une masse orchestrale ductile et conciliante.

Au sein d’une discographie pléthorique où se pressent tant de lectures hautement recommandables, Goerner et Otaka se placent honnêtement, sans que la captation assez massive, qui met piano et orchestre à un niveau sonore presque identique, leur porte trop préjudice. On rappellera les réussites de Vladimir Ashkenazy et Klemperer (ou Bernard Haitink), Geza Anda et Karajan, Claudio Arrau et Gennadi Rojdestvenski (ou Carlo Maria Giulini), Maurizio Pollini et Claudio Abbado, Nelson Freire et Riccardo Chailly.

Une lecture très attachante pour un Concerto somptueux.

ONL1819-ResMusica728x90

Mots-clefs de cet article
  • Martin Antoine

    Difficile dans une œuvre si courue que le 2 ème de Brahms de sortir du peloton des versions « moyennes ».
    Un pianiste ne fait pas le printemps : on l’a entendu récemment avec l’enregistrement d’Adam Laloum desservi par un orchestre et surtout un chef prosaique; ceci est-il le cas ici ?
    Ca y ressemble .
    Curieuses références données par JLC : plutôt des lives peu connus pour Arrau et Ashkenazy .

Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.