Resmusica_728x90mm - Cello players

Nouvelle édition Emil Guilels : la période 1933-1963

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Œuvres de Domenico Scarlatti, Franz Liszt, Robert Schumann, Sergueï Rachmaninov, Frédéric Chopin, Francis Poulenc, Claude Debussy ; Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Partita pour clavier n°1 BWV 825, Suite française pour clavier n°5 BWV 816, Air varié à la manière italienne pour clavier BWV 989, Fantaisie chromatique et fugue pour clavier BWV 903, Toccata et Fugue BWV 565, Concerto Brandebourgeois n°5 BWV 1050, Concerto pour deux claviers et orchestre BWV 1061 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour piano et orchestre n°21 K.467, Concerto pour deux pianos et orchestre n°10 K.365/316A, Fugue pour deux pianos K.426, Sonate pour piano n°14 K.457, Sonate pour piano n°16 K.570, Fantaisie pour piano K.397 ; Georg Friedrich Haendel (1685-1759) : Sonate pour flûte et clavier HWV 362 op.1 n°4 ; Joseph Haydn (1732-1809) : Concerto pour piano et orchestre Hob.XVIII :11, Sonate pour piano n°33 Hob.XVI :20, Trio avec piano n°26 Hob.XV :16, Trio avec piano n°31 Hob.XV :19 ; Wolfgang Amadeus Mozart (arrangements Ferruccio Busoni) : Ouverture de La Flûte Enchantée K.620 pour deux pianos, Fantaisie K.608 pour deux pianos, Fugue K.626 pour deux pianos ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Les concertos pour piano et orchestre, Sonate pour piano n°3 op.2 n°3, Sonate pour piano n°23 op.57 « Appassionata », Sonate pour piano n°27 op.90, Trio avec piano op.97 « à l’Archiduc » ; Franz Schubert (1797-1828) : Sonate pour piano n°17 D.850, Fantaisie D.940 (arrangement pour piano et orchestre de Dmitri Kabalevski). Emil Guilels, Yakov Flier, Yakov Zak, piano ; Elizaveta Guilels, Leonid Kogan, violon ; Mstislav Rostropovitch, violoncelle ; Nikolay Kharkovsky, Alexander Korneyev, flûte ; Divers chefs et orchestres. 13 CD Profil Medien. Enregistrements de studio et de concert, 1933-1963.

 

Gilels HänsslerLe label allemand Profil Medien publie une « Edition Emil Gilels » couvrant la période 1933-1963, et proposée à tout petit prix.

Le répertoire retenu se concentre essentiellement sur des compositeurs de l’époque baroque et classique (Allemagne, Autriche, Italie) et les disques proviennent d’enregistrements anciens de studio et de bandes de concert, surtout captées à Moscou. Sans être à proprement parler original (peu d’inédits), l’ensemble montre un pianiste qui fait preuve dès sa jeunesse de dons exceptionnels, élève successivement de Berta M. Reingbald puis d’Heinrich Neuhaus (il subjugue le milieu musical après sa victoire en 1933 à un concours de piano réunissant à Moscou des interprètes venus de toute l’URSS), des qualités qui participèrent à la construction de sa légende : facilités digitales, respect du texte (toute la musique, rien que la musique), expressivité qui semble couler de source, un style qui n’a pas prit une ride, même si les prises de son, notamment en concert, accusent leur âge.

On se délectera tout particulièrement des nombreuses miniatures, souvent des pièces de genre données en bis : arrangements, transcriptions de Loeillet/Godowsky, Bach/Tausig, Liszt/Busoni, Mozart/Busoni, Debussy/Borwick (« Fêtes »), mais aussi des sonates de Domenico Scarlatti, du Bach, du Rameau, du Schumann. Outre le répertoire soliste, ce coffret nous rend quelques enregistrements de musique de chambre, avec sa sœur la violoniste Elizaveta (Vivaldi, Haydn, en plus du Concerto Brandebourgeois n° 5 de Bach), mais aussi avec le flûtiste Alexander Korneyev (Haendel), des témoignages au charme certain malgré un style daté.

Figure par ailleurs quelques témoignages du fabuleux trio que Guilels forma avec le violoniste Leonid Kogan, qui deviendra son beau-frère et Mstislav Rostropovitch (Mozart, Haydn, Beethoven). Enfin, dans le répertoire concertant, à côté des cinq de Beethoven, assez connus, à Prague en live avec Kurt Sanderling (n°1 et n°5), à Moscou également en concert avec Kirill Kondrachine (3e), le 2e et le 4e étant tirés d’un fameux cycle paru autrefois chez Columbia accompagné d’André Vandernoot (2e) et de Leopold Ludwig, on trouve une vraie curiosité, rarement rééditée, la Fantaisie pour piano à quatre mains D.940 de Schubert dans un arrangement pour piano et orchestre plutôt kitsch que l’on doit à Dmitri Kabalevski.

Un coffret bien documenté qui ravira par sa variété et sa qualité les amateurs de vieilles cires, ou du moins ceux qui ne possèdent pas déjà les nombreuses rééditions consacrées à d’abord par Melodiya, mais aussi les majors (Warner Classics, Sony Music, Universal Music Classical), sans oublier les labels historiques (Doremi, Vista-Vera, Naxos Historical).

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