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David Reiland offre le Requiem de Mozart au public lorrain

Concerts, La Scène, Musique symphonique

Metz. Arsenal. 6-X-2018. Charles Ives (1874-1954) : The unanswered question ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem KV. 626. Raquel Camarinha, soprano ; Delphine Haidan, mezzo ; Sébastien Droy, ténor ; Frédéric Caton, basse. Chœur de l’Orchestre de Paris (préparé par Lionel Sow) ; Orchestre national de Metz, direction : David Reiland

david_reiland_cop_frack-3255109Les débuts du nouveau directeur musical messin sont prometteurs, mais le concert présente un grave défaut.

La saison dernière s’était achevée avec les adieux de l’ à son directeur musical Jacques Mercier ; cette saison s’est ouverte par les débuts de comme directeur musical de l’. L’orchestre est le même, le changement de nom traduisant simplement le souhait de mieux ancrer l’orchestre dans sa géographie réelle. Pour leur deuxième programme en commun, l’orchestre propose un concert entièrement centré sur le Requiem de Mozart. Pour ouvrir le concert, a choisi une pièce à l’ambition métaphysique assumée, la Question sans réponse d’Ives ; il préface d’une courte introduction grâce à laquelle le public suit attentivement et en silence une pièce qui mérite bien cette attention. Il est bien dommage que l’atmosphère ainsi créée soit alors défaite par des applaudissements et l’entrée du chœur, alors qu’il aurait été bien préférable d’enchaîner directement.

Bien aidé par un orchestre précis et soigné, où les deux cors de basset se distinguent particulièrement, David Reiland dirige de façon énergique, dramatique sans excès, soulignant les contrastes sans les exagérer. Il bénéficie en outre d’un bon quatuor de solistes, nettement dominé par les voix masculines de et , énergiques et expressifs. Dans le Requiem comme dans l’inévitable Ave Verum donné en bis (après une trop longue attente), il y a cependant un véritable point noir : le chœur de l’Orchestre de Paris est certes composé de musiciens amateurs qui méritent toutes les indulgences, mais le manque de nuances et de cohérence, l’absence de puissance sonore, la platitude expressive de cette prestation déséquilibrent gravement l’écriture mozartienne.

Crédit photographique © Jean-Baptiste Millot

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