Festival baroque de Pontoise

  
     Retour à l’accueil du site   Le magazine La scène Ecouter, voir, lire ...      Ajouter aux favoris Abonnement à la lettre d'information        Qui sommes-nous ? Contactez-nous Dans la presse Partenaires       Flux RSS




[Paris] Chostakovitch et Droujinine - Hommage à l
Mercredi 15 octobre
[Paris] Chostakovitch et Droujinine - Hommage à l'Alto
Salle Cortot



[Pontoise] Festival baroque de Pontoise 23e édition
Du 13 septembre au 19 octobre
[Pontoise] Festival baroque de Pontoise
23e édition



[La Chaux-de-Fonds] Les Heures de Musique Conservatoire de musique Neuchâtelois
Saison 2008-2009
[La Chaux-de-Fonds] Les Heures de Musique
Conservatoire de musique Neuchâtelois



Jusqu'au 12 décembre 2008
[Bruxelles] Beethoven, 32 sonates pour piano
Olivier de Spiegeleir

Samedi 18 octobre
[Vincennes] Elisso Bolkvadze , piano
Mozart, Schubert, Sogny, Prokofiev

Mardi 21 octobre
[Toulouse] Les Passions
La Chambre du Roy

Octobre 2008
[Ile-de-France] Les Clés du Classique
Magasins FNAC

22 et 23 octobre
[Lyon] Martha Argerich et Akiko Ebi, pianos
Mozart, Rachmaninoff, Milhaud, Ravel

Tous les communiqués

Nos partenaires

 


 

Aime Aix-en-Provence Ambronay Amsterdam Angers Anthony Antibes Anvers Arques-La-Bataille Asnières-sur-Oise Aubenas Auberive Auch Aulnoye Aimeries Auvers-sur-Oise Auxerre Avenches Avignon Bad Urach Bad-Wildbad Baden-Baden Bagnolet Barcelone Bayreuth Beaune Beauvais Belle Ile en mer Bellerive Berlaimont Berlin Berne Besançon Biarritz Blagnac Bobigny Bonmont Bonn Bordeaux Bouillon Boulogne-sur-Mer Bourg-en-Bresse Braine-le-Comte Bruges Bruxelles Budapest Bury St. Edmunds Buxy Caen Caen-Verson Cahors Calenzana Caluire-et-Cuire Cambrai Cannes Castelneau Céret Cergy Pontoise Cernier Charleroi Chartres Chateau-Thierry Chatenay Chaumont-en-Vexin Colfontaine Colle di Val d’Elsa Colmar Cologne Compiègne Conques Corbigny Cordon Corneilla de Conflent Couillet Crest Créteil Cuenca Deauville Denain Dijon Divonne Douai Douchy Dresde Dubrovnik Duisburg Düsseldorf Ecaussines Ecully Edinburgh El vendrell Elne Enghien Ernen Essen Faucogney Fécamp Filderstadt Flavigny-sur-Ozerain Florence Fontaine-les-Dijon Fontainebleau Fontenay Fontevraud Fribourg Fuveau Gand Gelsenkirchen Genève Glyndebourne Grenoble Gstaad Guebwiller Hambourg Horrues Houdain Lez Bavay Ifs Ile de France Ille sur Têt Innsbruck Issoudun Jemappes Joliette La Chabotterie La Chaise-Dieu La Côte Saint André La Prée La Roque d’Anthéron Lacoste en Lubéron Lagraulet Lambesc Lanaudière Lanoraie Lausanne Le Havre Le Pin La Garenne Les Arcs Les Karellis Les Lucs sur Boulogne Liège Ligugé Lille Londres Los Angeles Louvain-La-Neuve Lucerne Lugano Lure Luxembourg Luxeuil-les-Bains Lyon Macerata Mâcon Madrid Magny-les-Hameaux Marcq-en-Barœul Marseille Martigny Massy Mazaugues Mériel Metz Mézières Mittenwald Molitg-les-bains Monaco Mons Montaudran Montpellier Montréal Montreuil Montreux Montreux/Vevey Montrouge Mougins Mulhouse Munich Mussy-la-Fosse Namur Nancy Nanterre Nantes Naples New-York Nice Nivelles Noirlac Orange Orléans Pantin Paris Parme Peronne Perpignan Perros-Guirec Pierre de Bresse Poissy Poitiers Pontoise Prades Prague Provence Québec Ravenne Reims Rennes Roisin Rotterdam Roubaix Rouen Rouffach Royaumont Saanen Sablé Sablé-sur-Sarthe Saint Michel de Cuxa Saint Sulpice / le Verdon Saint-Avé Saint-Céré Saint-Cloud Saint-Denis Saint-Etienne Saint-Guilhem-le-Désert Saint-Irénée Saint-Jean cap Ferrat Saint-Jean-de-Luz Saint-Laurent Saint-Maximin Saint-Michel en Thiérache Saint-Pierre-sur-l’Hâte Sainte-Marie-aux-Mines Salerne Salon-de-Provence Salzbourg San Francisco Santa Fe Sceaux Seattle Ségry Semur-en-Auxois Seneffe Senlis Silly Soissons Sorèze Souillac Strasbourg Stuttgart Talant Toronto Toulouse Tourcoing Tours Turin Valenciennes Vauxrenard Vélizy-Villacoublay Venise Verbier Vernet-les-Bains Verneuil-sur-Avre Vérone Versailles Vevey Vézelay Vezoul Vienne Vienne (Isère) Villefrance de Conflent Villefranche-sur-Saône Vimoutiers Vincennes Vitteaux Vougeot Walcourt Werden-Essen Zürich
   La Scène
Musique symphonique
Oxalys
[Bruxelles] Le chant de la terre revisité et instrumenté par Schönberg

La Scène Musique symphonique Pays : BELGIQUE Région : BRUXELLES Imprimer l’article Tous les articles de Anthony Goret

Bruxelles. Flagey. 31-VIII-2005. Gustav Mahler (1860-1911) : Das Lied von der Erde. Alto : Magriet Van Reisen ; Ténor : André Post ; Ensemble Oxalys.

     Ce soir, l’ensemble Oxalys (lire notre entretien avec Toot Fret) nous convie pour l’enregistrement « live » de son prochain disque compact, sur lequel nous retrouverons la version de Le chant de la terre de Mahler pour orchestre de chambre. Cette transcription est l’œuvre d’Arnold Schönberg, finalisée en 1983 par Riehn. Si on se réfère à une lettre adressée à Bruno Walter, cette composition date de 1908 et marque un tournant tragique dans la vie du compositeur. Après la perte de sa fille aînée, son congé peu réjouissant de son poste de directeur de l’Opéra de Vienne, et le diagnostic d’une maladie incurable, Mahler décida de mettre en musique des textes chinois datant du VIIIe siècle, « Die chinesische Flöte » (« la flûte chinoise »), traduits par Hans Bethge. Cette œuvre est incontestablement un adieu déchirant à la vie, un adieu d’amour et non pas d’amertume. A l’heure actuelle, nous sommes tous habitués à la perfection artificielle d’un enregistrement de studio, bien souvent au détriment de la musique et de l’atmosphère du concert. Oxalys a opté pour un enregistrement en direct, avec tous les risques que cela comporte. Espérons que cette initiative soit suivie par d’autres musiciens. La programmation d’une œuvre telle que Le chant de la terre est un pari difficile ; la tentation est toujours grande, pour les auditeurs, de se référer à la version de référence de Kathleen Ferrier et Bruno Walter. Oxalys pousse le challenge encore plus loin en nous proposant cette version très intimiste par sa formation, des couleurs très différentes, et l’absence de la puissance de l’orchestre symphonique que nous connaissons bien chez Mahler. Rappelons que cette orchestration requiert un des effectifs les plus restreints que Mahler ait jamais utilisé dans une symphonie, tout en étant plus riche que la plupart de ses lieder avec orchestre. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, l’instrumentation est très intéressante ; et ce n’est que dans le premier lied « Das Trinklied von Jammer der Erde» que l’absence de l’orchestre symphonique nous heurte le plus. André Post entame avec brio ce premier lied, même si on le sent parfois un peu en retrait par rapport aux instruments.

     Le second lied « Der Einsame im Herbst » est une pure merveille d’instrumentation. Il illustre avec précision toute l’atmosphère de l’un des plus beaux passages de l’œuvre. L’hautboïste Karel Schoofs nous charme avec sa sonorité de velours, sa justesse irréprochable et son contrôle des notes aiguës, qui nous pincent bien souvent les oreilles. Il nous propose un des plus beaux moments du concert avec de magnifiques solos, auxquels s’ajoutent, avec la plus grande délicatesse et le plus grand raffinement, les autres vents pour recréer cette atmosphère d’un soir d’automne. Magriet Van Reisen prolonge très bien l’atmosphère automnale, avec un timbre de voix très chaleureux, un vibrato bien contrôlé, ainsi qu’une belle musicalité qui nous émeut et nous plonge dans la nostalgie. Le tempo des lieder suivants est rapide, les articulations sont précises et les vents nous démontrent leur très grande maîtrise technique. Contrairement au début du concert, André Post se sent beaucoup plus à l’aise, et s’impose sans difficulté - et sans devoir forcer la voix, comme nous l’avons un peu ressenti en début de concert. Pour « Der Abschied », on regrette que l’atmosphère intimiste, créée par des nuances piano très contrôlées, soit parfois perturbée par quelques interventions un peu trop brutales de la soliste. Au terme de ces minutes de profonde tendresse, le public reste sous le choc de la musique et ce n’est qu’après de nombreuses secondes que de timides applaudissements viennent inonder le Studio 4 de Flagey. Espérons que cette atmosphère rare sera présente dans l’enregistrement.

     Il est un peu dommage que la prestation scénique de Magriet Van Reisen, même si elle a une importance limitée, ne soit pas des plus esthétiques. Elle se dandine de gauche à droite avec, parfois, un air suppliant qui convient mieux à une madone de Botticelli qu’à cette musique. Cette version n’enthousiasmera pas les fanatiques admirateurs ou puristes ; mais elle a le mérite de donner une tout autre dimension à l’œuvre, et la possibilité aux solistes d’exploiter une très grande gamme de nuances, sans jamais devoir forcer la voix, et en gardant un timbre homogène et doux ; chose beaucoup plus difficile à reproduire lorsqu’elle est interprétée avec orchestre symphonique.

Crédit photographique : © DR

par Anthony Goret (31/08/2005) [1765 visite(s)]

Inviter un ami à lire cet article
Votre nom :
Votre email :
Email de votre ami :
Commentaire :
  Je m’inscris aussi à la lettre d’information de ResMusica
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien en plein écran vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous à contact@resmusica.com en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit. Pour plus d’information, vous pouvez vous reporter au Droit du Net.



18 mélomane(s) connecté(s)
36118 pages lues hier

Qui sommes-nous ? Contactez-nous Dans la presse Partenaires
Copyright © 2000-2008 ResMusica. Tous droits réservés.
Retour à l’accueil du site
Le magazine
La scène
Ecouter, voir, lire ...
Ajouter aux favoris
Abonnement à la lettre d'information
Qui sommes-nous ?
Contactez-nous
Dans la presse
Partenaires