En partenariat avec ...
Presse quotidienne 24 septembre 2005
La revue de Presse par Alexandre Pham (12/09/2005) [4239 visite(s)] | |
LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE vous est dorénavant présentée par Alexandre Pham, chef de rubrique (AP) et Jean-Marc Goossens (JMG)
Le Figaro (samedi 24 septembre)
DANSE : BENJAMIN PECH, nouvelle étoile du ballet de l’Opéra de Paris
Plutôt que l’endurance brute, c’est la facilité technicienne qui semble toujours gagner… Notre consœur du Figaro, Ariane Bavelier, explique la récente nomination comme « étoile » du danseur français, Benjamin Pech (30 ans), à son élégance opiniâtre : « C’est quand on danse pour le plaisir que les miracles arrivent» : confie l’acrobate des planches au Quotidien.
L’événement s’est produit, jeudi 22 septembre dernier « sur la scène du Grand Théâtre de Shanghaï », alors que l’Opéra de Paris assure une tournée en Chine. Les talents du danseur et l’importance de cette nomination n’ont pas échappé à l’audience présente : « D’un seul élan, les Chinois se sont levés et ont applaudi à tout rompre. »
Notre consœur précise la formation, la carrière et le style propre de cet acteur né. De même que l’enjeu de la série de nominations de ce type au sein de l’institution parisienne en 2005 : « … il faut anticiper les départs qui auront lieu d’ici deux ou trois ans. Aucun ne se pointe chez les filles. En revanche, chez les garçons, Kader Belarbi, Wilfried Romoli partiront dans deux ans, Manuel Legris dans trois ans. » Le relève semble donc assurer. (AP)
Le Figaro (jeudi 22 septembre)
PARIS, opéra Bastille : CARDILLAC AU REPERTOIRE DE BASTILLE
Au sujet du nouvel opéra de Paul Hindemith, « Cardillac », qui fait son entrée au répertoire du vaisseau Bastille à partir de ce samedi 24 septembre, notre confrère Jean-Louis Validire précise : « Si Mathis le peintre reste son œuvre la plus connue, Cardillac a rencontré un grand succès tant en Allemagne qu’à l’étranger. » Violoniste dans la fosse de l’Opéra de Francfort, « de 1915 à 1923 », Hindemith s’est mesuré à la scène lyrique avec assiduité. Pour le servir, « André Engel, entouré de ses fidèles amis – Nicky Rieti pour les décors et Dominique Muller chargé de la dramaturgie –, assurera la mise en scène. Un metteur en scène qui a l’habitude de la Bastille puisqu’il y a déjà monté Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch en 1992, Salomé de Strauss en 1994 et K... de Philippe Manoury en 2001. » Pour le metteur en scène, «Hindemith s’inscrit dans cette volonté de rénover le domaine musical».
Dans les colonnes du Figaro, Engel explique comment il apprend à comprendre l’œuvre à produire : écoute des bandes disponibles (« le tour était vite fait puisqu’on ne dispose que de deux enregistrements, celui de Rafael Kubelik et la version de Gerd Albrecht qui a les faveurs d’Engel… »), dialogue approfondi avec le chef, Kent Nagano, visiblement en phase avec l’homme de théâtre.
Les options historiques, l’inspiration (baroque) de la musique, la trame même de l’opéra sont précisées. Engel explique enfin pourquoi en Cardillac, joaillier génial de l’époque de Louis XIV, il a vu immédiatement la figure de Fantômas ».
-----
AGENDA : Paris, Opéra Bastille, Cardillac de Paul Hindemith, du 24 septembre au 20 octobre. Réservations : 08. 92. 89. 90. 90 et www.operadeparis.fr. A propos de Cardillac, lire aussi notre compte rendu du magazine de l’Opéra national de Paris, Ligne 8, dans la rubrique « revue des mensuels et des hors série », de notre cahier « MEDIA(S) ».
TELERAMA (mercredi 21 septembre) STRASBOURG, festival Musica : Portrait du compositeur George Benjamin
Georges Benjamin, compositeur, pianiste et chef d’orchestre, fait parti des derniers rares « créateurs-interprètes » de la scène musicale actuelle. Cet artiste polyvalent, surnommé d’« éternel enfant prodige » par son maître Olivier Messiaen, est, d’après Xavier Lacavalerie, notre confrère de Télérama, un « compositeur typically british…francophile de surcroît… qui ne juge pas indispensable d’utiliser dans ses compositions les moyens modernes pour fabriquer ou propager le son-fée électricité, ordinateur… »
Le journaliste dresse le portrait de ce musicien anglais qui « trouve le moyen d’habiter en plein Londres, une petite maison campagnarde croulant sous les arbres, les fleurs et les herbes folles, dans un désordre soigneusement agencé qui lui ressemble ». Ce compositeur versatile paraît inclassable, « Sa musique…a tout pour surprendre. Résolument en marge de la grammaire dominante, George Benjamin n’est d’aucun clan, d’aucune chapelle. »
Avec quelques brefs retours en arrière sur son œuvre, l’occasion est grande de saisir les caractéristiques de son style à travers des créations récentes comme Shadowlines en 2001 ou encore Sometime voices en 1996 : « Chaque geste créateur est un voyage qui s’annonce et emportera l’auditeur dans un ouragan d’agitations harmoniques, de déflagrations rythmiques inattendues, d’associations de timbres rares. ». Cette saison, beaucoup d’hommages lui seront rendus, à commencer par le festival Musica de Strasbourg. Georges Benjamin en sera l’invité de prestige, du 23 septembre au 1er octobre où il donnera Sudden Time et Palimpsests 1 et 2. (JMG)
-----
AGENDA : consultez toutes les infos du Festival MUSICA 2005 dans la rubrique « agenda des concerts » de Resmusica. com
LE MONDE (samedi 17 septembre)
PARIS, théâtre Mogador : « TRISTE RENTREE POUR L’ORCHESTRE DE PARIS »
Notre confrère Renaud Machart accueille avec froideur et plutôt sévèrement le concert du pianiste chinois Lang Lang à l’affiche des premiers concerts de la nouvelle saison de l’Orchestre de Paris, dirigé par Christoph Eschenbach. « Dur et sec de son, Lang Lang (que certaines langues appellent « Klang Klang », en accentuant bien le "k") est très tendre de cœur. On a rarement entendu une sentimentalité aussi exacerbée… ». Le rédacteur du Monde n’épargne pas le soliste : « On est heureux pour Rachmaninov qu’il lui soit impossible d’entendre ce massacre ». Même le chef en prend pour son grade : « De ce tortillement permanent de l’expression, de cette émollience parfumée à la guimauve, on pensait que Christoph Eschenbach n’était que le complice forcé. Hélas !, il a fait exactement de même dans l’"Adagietto" de la Cinquième Symphonie de Gustav Mahler : on aura rarement entendu jouer ce fameux mouvement avec autant de ridicule dans le pathos. Le reste était clinquant et superficiel (et de qualité instrumentale moyenne). » (AP)
LIBÉRATION (vendredi 16 septembre)
LYON, Biennale d’art contemporain : Le Jardin de contemplation d’AKI KURODA
A l’Isle-d’Abeau, notre confrère de Libération, Patrick Sabatier s’est rendu dans le domaine enchanteur du plasticien japonais Aki Kuroda dont le travail revisite les formes de l’espace et du temps dans le respect du culte Zen de la contemplation.
Il s’agit d’un lieu sans référence commune, familière, connue : « la nuit tombée, le bâtiment ressemble à un engin spatial échoué en rase campagne ». Une figure depuis emblématique des derniers travaux du plasticien Aki Kuroda, semble accueillir le visiteur en ces terres de nulle part : « Le tout sous l’œil d’une sculpture noire et monumentale d’un Minotaure, monstre mythologique né des accouplements de la demi-déesse Pasiphaé et d’un taureau, et enfermé dans le labyrinthe de Cnossos. »
Au carrefour des univers visuels, ceux de l’imaginaire fantastique et de la science fiction, l’espace investi par l’artiste, recueille les fruits de sa propre fantasmagorie : « Kuroda poursuit depuis trente ans en France une œuvre multiforme (peinture, gravure, décoration d’opéra ou théâtre, photo, etc. ) hors tendances où se télescopent archaïsme et high-tech, enfance dans la capitale impériale nippone Kyoto et carrière artistique à Paris, arts traditionnels nippons et avant-garde occidentales, mythologies orientales et méditerranéennes. »
Voici une terre laboratoire qui est en « rupture radicale avec le réel ; une friche aléatoire où se matérialisent des îlots de rêves. Le Cosmogarden présenté à L’Isle-d’Abeau est le troisième de la série, après la grotte de Nucourt, en Normandie (1992) et la Manufacture des Œillets d’Ivry (1997). »
Pour notre confrère Patrick Sabatier, l’œuvre de Kuroda est aussi plastique que mystique. C’est pourquoi il nous invite à découvrir d’urgence ce Jardin des merveilles avant sa fermeture, dimanche prochain. (AP)
-----
AGENDA : Aki Kuroda. Cosmogarden 3, Expérience plastique présentée par la Biennale d’art contemporain de Lyon, aux Grands Ateliers de L’Isle- d’Abeau, les 16 et 17 septembre, performance à 20 heures. Entrée libre. Visites à partir de 15 heures. Renseignements : 04 74 96 88 70.
Lire aussi le grand entretien que le plasticien a accordé à notre collaboratrice Isabelle Perrin pour Resmusica. com, en juin dernier. Cliquez ICI.
LE FIGARO (vendredi 16 septembre)
STRASBOURG : le théâtre musical à l’honneur de Festival Musica
C’est à Strasbourg que débute aujourd’hui le festival de musique contemporaine Musica. Créé en 1983, cette manifestation annuelle désire être un véritable point de rencontre des recherches musicales d’aujourd’hui : « Cette année, 108 œuvres de 54 compositeurs, dont la moitié sont nées après 1960, pourront être écoutées. Il y aura 18 créations et 19 premières françaises. »
Invité de prestige cette année, le chef Georges Benjamin dirige l’orchestre de Baden-Baden en interprétant deux de ses œuvres : Sudden Time et Palimpsests I et II. Notre confrère Jean-Louis Validire nous dévoile les principales créations du festival qui favorise particulièrement le théâtre musical : « La représentation des pièces de Georges Aperghis, de Marc Monnet et de Heiner Gœbbels dans leur diversité montrera comment les nouvelles technologies s’intègrent à la scénographie. »
Avec la présence chaque année d’environ 20 000 personnes, le directeur du festival Jean-Dominique Marco précise : « nous ne sommes plus à l’avant-garde. L’institution a récupéré les marginaux et les révolutionnaires. La marge rejoint le centre ». Cependant, Jean-Louis Validire ne cache pas la crise que connaît la musique contemporaine, le problème étant que la « demande culturelle n’a pas vraiment augmenté, alors que l’offre, notamment en musique, est prolifique ». D’où l’importance de l’activité d’un tel festival qui cherche sans cesse à résoudre les problèmes de confrontation entre la musique actuelle et un public qui a souvent du mal à se mettre au goût du jour. Mais pour Jean-Dominique Marco « la création, c’est d’être en crise. Créer est un acte de résistance »… (JMG)
-----
AGENDA : les dates et les informations clés du festival MUSICA : consultez l’agenda des concerts de Resmusica. com en rubrique « LA SCENE ».
LE MONDE (vendredi 16 septembre)
PARIS : RENOVATION ACOUSTIQUE AU THEATRE DES CHAMPS ELYSEES
« Longtemps critiqué pour la sécheresse de son acoustique, notamment par les chefs d’orchestre qui y dirigent des concerts de musique symphonique, le Théâtre des Champs-Elysées a fait procéder, entre septembre 2003 et avril 2005, à des études acoustiques préparatoires à des travaux, effectués pendant l’été 2005, lors de la fermeture annuelle de la salle de l’avenue Montaigne » : notre confrère Renaud Machard précise en quoi la salle parisienne a connu l’un de ses chantiers les plus décisifs.
La réussite de la salle récemment rénovée tient aux options réalisées pendant les travaux de l’été : « le retrait d’une épaisse couche de matériau absorbant dans la cage de scène (…) ; la dépose de la moquette de la salle au profit d’un parquet de moabi, un bois dur d’Afrique de l’Ouest (…) ; le remplacement du mur du fond du parterre (mince et absorbant) par un mur dont la densité favorise la réflexion du son. »
Mieux, le théâtre flambant neuf dispose d’un dispositif modulable qui « peut être adapté aux formations musicales en présence et être monté et démonté en une heure ». La salle parisienne a gagné en qualité sonore comme le concert du 12 septembre l’a démontré : avec « la Staastkapelle de Dresde, sous la direction de Myung-Whun Chung, (…), le son a gagné en gras, en chaleur. » (AP)
LE MONDE (jeudi 15 septembre)
PARIS, Opéra Garnier : INABOUTI A AIX, LE COSI DE CHEREAU RENAÎT A PARIS
Avec raison, « Patrice Chéreau avait raison lorsqu’il déclarait que, une fois les répétitions terminées, c’est le chef d’orchestre qui tient l’opéra ». De fait, pour Paris, exit Harding et bienvenue à son successeur parisien l’Autrichien Gustav Kuhn. D’un lieu à l’autre, d’un chef à l’autre, et c’est l’œuvre jouée qui y gagne incontestablement comme le souligne, notre consœur Marie-Aude Roux.
En quoi le nouveau chef réussit-il là où justement le jeune Harding peinait à convaincre ? « Mais parce qu’il le fait sans ambages, consent à la respiration de la phrase, à la sensualité des timbres, bref, ne fait pas de la partition une parturition. Le maniérisme quasi masochiste de Daniel Harding, sa vision sismographe épileptique, froissait et crispait le grand legato scénique mis en œuvre par Chéreau ».
La reprise de Cosi sur les planches de Garnier, après la déroute aixoise, tient donc au « miracle de la fosse ». Et côté voix ? « La distribution est identique, mais ce ne sont plus les mêmes chanteurs. Certes, ils sont incontestablement plus à l’aise scéniquement qu’ils ne l’étaient lors de la première le 9 juillet, et les ajustements de la mise en scène (resserrement de la dynamique, mise en valeur des contrastes de jeu) vont dans le sens de Mozart. »
Donc courez à Garnier, vous y verrez le Cosi version Chéreau que les aixois espéraient contempler…
-----
AGENDA : Cosi fan tutte de Mozart. Solistes : Erin Wall, Elina Garanca, Stéphane Degout, Shawn Mathey, Barbara Bonney, Ruggero Raimondi, Patrice Chéreau (mise en scène), Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris, Gustav Kuhn (direction). Palais Garnier. Les 15, 21, 26 et 29 septembre, 5, 7, 10, 13 et 15 octobre à 19 h 30, le 18 septembre à 14 h 30. Réservation : 08-92-89-90-90. (AP)
LE FIGARO (mercredi 14 septembre)
CHINE : TOURNEE DES BALLETS FRANçAIS
Grâce à l’année de la France en Chine, ce fut l’occasion pour ce pays de « découvrir le travail de diverses compagnies contemporaines françaises, de Preljocaj à Decouflé en passant par Kelemenis »
Interrogée par Le Figaro, Brigitte Lefèvre, directrice de Danse à l’Opéra national de Paris, précise son point de vue sur le ballet classique en Chine et s’intéresse de près à son évolution : «J’ai voulu leur montrer que la danse classique peut être revisitée, ce qui d’ailleurs aujourd’hui les intéresse au plus haut point. » Et c’est le ballet de l’Opéra qui clôturera ces prestations françaises avec un programme par conséquent très contemporain : « Le ballet dansera donc Suite en Blanc de Lifar, L’Arlésienne de Roland Petit et Boléro de Maurice Béjart à Pékin. A Shanghaï : Giselle suivie du Boléro ou de L’Arlésienne. » Du 16 et 25 septembre prochains, à Pékin puis Shanghai. (JMG)
LE FIGARO (mardi 13 septembre)
PARIS : L’orchestre français des jeunes sous la direction de J. -C. Casadesus
L’orchestre français des jeunes vient tout juste d’achever sa session d’été avec son dernier concert donné hier au théâtre des Champs-Elysées, avec à sa tête son nouveau chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus, nommé pour deux ans. Notre confère Jean-Louis Validir en profite pour rappeler ceux qui se sont succédé à la direction de l’orchestre : « En choisissant cette année Jean-Claude Casadesus, l’orchestre renoue avec une direction française. Jérôme Kaltenbach, Sylvain Cambreling, Emmanuel Krivine, à de nombreuses reprises, avaient également occupé ce poste qui avait été attribué, depuis 1992, à Marek Janowski, puis à Jesus Lopez Cobos ».
Le Ministère de la Culture créa il y a maintenant 23 ans cet orchestre dont les membres sélectionnés sur concours sont des jeunes ayant entre 16 et 24 ans issus de conservatoires nationaux ou régionaux. Casadesus qui considère son tout jeune orchestre comme un « orchestre de vrais musiciens », veut faire valoir la qualité technique et musicale des jeunes musiciens : « Le directeur musical de Lille a composé un programme qui met en valeur toutes les qualités d’une formation symphonique : les Métaboles de Dutilleux et l’ouverture d’Oberon de Weber, à Dijon ; Schéhérazade et le concerto pour violoncelle de Dvorak, à Paris »
J. -L. Validir tire un bilan positif de ce premier acte de l’ère Casadesus et précise que « Les jeunes musiciens se retrouveront, toujours sous la baguette de Jean-Claude Casadesus, le 21 décembre, à Dijon, pour interpréter Le Sacre du printemps de Stravinsky. Une autre façon de montrer leur talent. ». Prochaine session, d’hiver cette fois-ci, entre le 17 et 21 décembre, à suivre donc… (JMG)
Le Monde (mardi 13 septembre)
CD : un « Oberon » historique
Marie-Aude Roux distingue dans le foisonnement vertigineux des nouveautés cds de cette rentrée, une nouvelle version de l’opéra « Obéron » de Weber, publiée sous étiquette Philips. « Créé à Londres en 1826 sous la direction du compositeur, deux mois avant sa mort, Oberon est tiré du poème épique de Wieland, sorte de Singspiel ». Les Français, en particulier le public lyonnais auront reconnu le chef d’orchestre : « C’est dire si cette version en anglais réalisée par John Eliot Gardiner (il avait dirigé l’œuvre en 1986 à l’Opéra de Lyon) marque la discographie d’une pierre blanche. »
Sur une histoire complexe, « la direction vivante et évocatrice de John Eliot Gardiner, son sens aigu du merveilleux (…), la subtilité du travail sur les couleurs et les articulations entre vents et cordes, tout cela donne des ailes d’elfe à cette musique trop souvent mise aux arrêts du romantisme germanique. »
Autorité et vision du chef mais aussi cohérence du plateau vocal : tout enchante notre consœur du Monde à l’écoute de ce coffret qui avait déjà enthousiasmé depuis juin notre collaborateur, Andreas Laska, lequel l’avait élu « coup de cœur » de Resmusica. Lire sa critique ici.
LE FIGARO (lundi 12 septembre)
ROME : Bartoli présente son nouvel album
C’est dans sa ville natale que la grande Cecilia Bartoli présente son nouvel album consacré à Scarlatti, Caldara et Haendel. Interrogée par le Figaro, elle raconte la naissance d’un tel projet avec la collaboration Marc Minkowski, chef d’orchestre avec lequel elle partage cette même passion, et ce même intérêt d’interprétation dans le style ancien. Très attachée au répertoire baroque, La mezzo-soprano rappelle certains faits historiques où le Vatican interdisait aux femmes de chanter, et lorsqu’elle parti à la recherche de partitions de compositeurs romains, elle précise : « Je me suis étonnée de ne trouver que des oratorios, ce qui a excité ma curiosité musicologique et a fait naître cette idée d’un disque consacré à l’opéra interdit.. » Elle s’explique sur ses choix : « Caldara illustre la polyphonie, Scarlatti l’inspiration populaire que l’on trouve dans la musique napolitaine. Haendel... propose des sonorités germaniques qui ornent l’émotion qu’il ressent devant la Rome baroque… ». Instrumentation, sonorité, diapason, choix technique, ou encore pochette de disque, Cecilia Bartoli dévoile toutes les facettes de la création de son nouvel enregistrement. JMG.
Lire notre chronique du disque « Opera Proibita »
Lire notre entretien avec Cecilia Bartoli
LE MONDE (dimanche 11 septembre)
PARIS : LE DIRECTEUR DE L’OPERA NATIONAL DE PARIS, GERARD MORTIER, LANCE LA PLACE A 5 EUROS
On sait que depuis sa nomination à Paris, Gérard Mortier souhaite maintenir voire augmenter la fréquentation de Garnier et de Bastille. Tous les moyens semblent être adoptés. Notre confrère du Monde, Renaud Machart se fait l’écho de la réception auprès du public de l’offre de place à 5 euros.
Devant des medias venus recueillir la température in situ, force est de constater que l’offre a bel et bien trouvé ses acheteurs : « près de la machine à tickets à 5 euros, on se rend très vite compte que les quidams à l’entour n’ont pas tout à fait la tête d’acheteurs ordinaires. Et pour cause : ils ont carnet de notes, micro ou caméra à la main et sont prêts, comme nous, à recueillir les propos des heureux élus. »
Sur un total annuel de « soixante-deux (places) disponibles pour chaque représentation à l’Opéra-Bastille (ce qui fait douze mille par an) », quel est au juste pour la première production de la rentrée, Rusalka de Dvorak, le succès constaté ? « Vers 19 h 10, on gagne le carré réservé aux acheteurs de ces billets, à l’arrière du parterre, sous le balcon, dans une sorte de loge garnie de cinq rangs munis de dossiers et de repose-fesses rembourrés. Seuls les deux premiers sont pleins. Le troisième rang se remplit peu à peu. »
Suit, à la façon d’un micro-trottoir, les témoignages et le profil des spectateurs, payeurs des dits 5 euros. Plusieurs jeunes gens, une grand-mère et sa petite-fille… bref un public qui ne semble pas avoir de souci d’argent.
Sans conclure vraiment, notre confrère laisse le lecteur juge. L’opéra souffre de son image élitiste. Pour multiplier le nombre de ses fidèles, ne serait-il pas question, comme cette expérience nous le montrerait, de faciliter son accès et de démystifier le spectacle. Alors demain, dirons-nous : je vais à l’opéra comme je vais faire mes courses ? AP.
Lire notre présentation de la saison 2005-2006 de l’Opéra de Paris
LE FIGARO (vendredi 9 septembre)
MATSUMOTO : Le chef d’orchestre Seiji Ozawa fête ses 70 ans en regardant vers l’avenir.
Créateur du Festival de Matsumoto il y a maintenant treize ans, Seiji Ozawa fut reçu sur place pour fêter son 70 ème anniversaire. Le figaro évoque pour l’occasion un bref retour sur le parcours d’un chef d’orchestre à la renommée internationale. Le musicien exerce aujourd’hui de nombreuses fonctions dans le monde musical « Plutôt que d’être un chef invité itinérant, il a toujours préféré exercer des fonctions permanentes ». Créateur de l’orchestre Saito Kinnen, en hommage à son maître vénéré Hideo Saito, Osawa exprime ses inquiétudes et son grand attachement personnel à son activité futur « mon devoir est maintenant de le faire durer et d’assurer l’avenir… Je veux que Saito Kinen soit, par son excellence, un aiguillon qui stimule les orchestres japonais et les encourage à hausser leur niveau ». Le chef japonais, qui ne s’intéresse en aucun cas au passé, évoque ses préoccupations futures, il reste particulièrement attaché à la relève musicale. «Il faut qu’une nouvelle génération prenne la relève. C’est la priorité. » Créateur de l’International Music Academy à Blonay, ou encore du projet Juku, Ozawa s’investit totalement pour la jeunesse, sa formation et la découverte de futurs talents, ce qui place ce grand musicien au premier plan de la musique classique vivante. JMG.
Tous les articles de Alexandre Pham
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien en plein écran vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous à contact@resmusica.com en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit. Pour plus d’information, vous pouvez vous reporter au Droit du Net.
|