En partenariat avec ...
Presse quotidienne 6 octobre 2005
La Revue de Presse par Alexandre Pham (26/09/2005) [2690 visite(s)] | |
LA REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE vous est dorénavant présentée par Alexandre Pham, chef de rubrique (AP) et Jean-Marc Goossens (JMG)
LE FIGARO (Mardi 4 octobre)
STRASBOURG : premier bilan positif pour le festival MUSICA 2005
Le Festival Musica touchera à sa fin, samedi prochain. Festival très riche cette année encore, qui offre « la possibilité d’assister à dix concerts en quatre jours ». Christian Merlin, qui a suivi la manifestation de près, tire un premier bilan. L’ensemble paraît satisfaisant, malgré quelques inégalités : « Déception, d’abord, avec la création de Pan, de Marc Monnet… Une œuvre que l’on n’a pu s’empêcher de trouver un peu vaine, peut-être parce qu’elle relève d’une page que l’on croyait tournée : celle du théâtre musical des années 7… A part l’émouvante scène finale, l’ennui l’emporte. ». Coup de chapeau en revanche aux interprètes comme « l’époustouflante soprano colorature Malila Bendi Merad ou les deux superbes paons qui picorent sur scène avec flegme pendant une heure et quart ». S’en suivent quelques jugements très positifs sur des œuvres comme le Quatuor n° 3 de Lachenmann, et le Quatuor du Français Christophe Bertrand, interprété par un quatuor Arditti qui a atteint « le plus haut niveau» du festival.
Coup d’œil sur Voix interdites d’Ahmed Essyad, œuvre apparemment décevante, puis « Admiration, encore, pour l’Orchestre Symphonique de la Radio de Stuttgart » sous la direction de Heinz Holliger dans des œuvres d’Elliot Carter, George Benjamin et Henri Dutilleux. Enfin : « Bouche bée, enfin, devant la prouesse intellectuelle et technologique d’Eraritjaritjaka, de Heiner Gœbbels, où la dextérité de la vidéo en temps réel fait pendant à celle de la langue de Canetti ». Notre confrère comblé, semble en demander encore. Mais qu’on se rassure, Musica n’est pas tout à fait fini. (JMG)
----
LE MONDE (mardi 4 octobre)
MANFRED EICHER, UN EDITEUR DE DISQUE TOURNE VERS LA LUMIERE
Francis Marmande brosse le portrait du fondateur du label ECM, Manfred Eicher.
Entre Munich et Oslo, « le solitaire du son » a « un instinct de félin » et bien qu’âgé de 62 ans, est un « adolescent » qui poursuit son œuvre.
Il a rencontré Beckett, un soir dans la nuit parisienne, écoute « Kleist et Baudelaire ». Retour sur son œuvre d’« éditeur », aux commandes du label ECM né en 1969. « Le 24 novembre 1969, dans un studio de Munich, il réunit le trio du pianiste Mal Waldron. Le titre ? Free at last ! Enfin libres. Pourquoi Mal Waldron ? Pour l’avoir vu jouer, silencieux, aux échecs avec Anthony Braxton (compositeur) ; et pour l’exil qui le fait être partout chez lui. »
Fine analyse de ce défricheur des compositeurs d’aujourd’hui dont Arvo Pärt, des interprètes hors normes dont Keith Jarett… Qu’il ait été « bassiste au Philharmonique de Berlin, direction Karajan » ou « une saison (…) assistant ingénieur du son chez Deutsche Grammophon », il préserve indéfectiblement « la passion de la clarté et de la lumière ».
Mais d’où lui vient cette fascination créatrice et audacieuse de la musique actuelle ? Ce discernement et cette sûreté instinctive ? « Mon travail concerne ce qui commence, il faut se retirer du monde si l’on veut rester en contact avec la matière sonore » avoue l’intéressé qui n’est pas avare de locutions énigmatiques.
L’homme suscite pourtant le respect : « Il cultive la fidélité comme la passion de la belle ouvrage. Design, son, graphisme, photos, le fond de jeu ne varie pas. »
Et notre confrère pour sa part s’interroge : « Comment penser ensemble sa passion de la spontanéité, des chocs inattendus, et ce maniérisme du son, ce contrôle absolu de tous les instants ? »
Profond, cinglant même, Eicher répond toujours limpide : « Nous vivons peut-être d’une solidarité qui n’a jamais été formulée ; le public le sent. ». Eloquent. (AP)
----
LES ECHOS (vendredi 30 septembre)
VERSAILLES : JEAN-MARIE LECLAIR, « ANGE VIOLONISTE »
« Il aurait pu marcher sur les traces de son père, Antoine, artisan, et travailler dans la passementerie. Mais non. Jean-Marie Leclair, né à Lyon le 10 mai 1697, étudie la danse et la musique, deux activités que pratiquait aussi son géniteur, membre de l’orchestre du Concert de l’académie des beaux-arts de sa ville. », ainsi se précisent sous la plume de notre confrère Michel Parouty ; les premiers pas musicaux du musicien que fête Versailles pour cette rentrée.
Assimilateur de la tradition corellienne, et surtout chef de file après Lully, en France de l’école de violon : « En avril 1728, il débute à Paris, au Concert spirituel, la première société de concerts publics française. Il s’y produit régulièrement, y obtenant de vifs succès ».
Oublié aujourd’hui, célèbre hier, il fallait bien l’assiduité du Centre de musique baroque de Versailles pour rendre au musicien la place qui lui revient : « Leclair est désormais reconnu comme l’un des meilleurs violonistes de son temps. » Mais pas seulement puisque notre confrère souligne avec raison, le succès de son seul opéra parvenu jusqu’à nous : « Le 4 octobre 1746, l’Académie royale de musique affiche « Scylla et Glaucus ». Carrière lumineuse mais mort fulgurante : « Le 23 septembre 1764, on le retrouve poignardé, baignant dans son sang. Le mystère de sa mort n’a jamais été résolu. » (AP)
-----
AGENDA : Automne musical du château de Versailles, de septembre à décembre 2005. Concerts Jean-Marie LECLAIR. Renseignements : 01. 39. 20. 78. 00. Consultez aussi le site www. cmbv. culture. com. v
-----
Le Monde (jeudi 29 septembre)
INTERMITTENTS : PHASE DECISIVE CE JEUDI 29 SEPTEMBRE
Notre confrère du Monde, Nathaniel Herzberg rappelle une échéance qui pèsera lourdement sur l’avenir des professionnels du Spectacle. « Jeudi 29 septembre, les confédérations syndicales et les représentants patronaux se retrouvent au ministère de la culture pour tenter de tracer la première ébauche du futur système d’indemnisation du chômage des artistes et techniciens. »
Signé « en juin 2003, le protocole actuellement en vigueur n’a cessé de susciter la contestation. » En particulier, produit des pertes historiques : « En 2004, les annexes 8 et 10 de la convention Unedic, qui régissent l’indemnisation des intermittents, ont enregistré un déficit record de 952 millions d’euros. »
Or il y a nécessité de trouver une solution définitive pour le 1er janvier 2006. Pour avancer les négociations, l’économiste mandaté par le Ministère de la Culture, Jean-Paul Guillot présentera donc ce jeudi, « de nouvelles analyses et des propositions afin de permettre l’ouverture de la phase ultime de négociation». A suivre… (AP).
Le Monde (jeudi 29 septembre)
CECILIA BARTOLI AU SOMMET
Après Télérama (lire ci-après), la chanteuse romaine occupe les colonnes du Quotidien.
« Pétillante d’humour et de gentillesse, très en forme. La plus grande diva du moment » répond aux questions de notre consœur Marie-Aude Roux à l’occasion de la sortie de son nouvel album.
La Diva qui s’était déjà confiée à Resmusica. com dès le 7 septembre dernier explique pourquoi elle a choisi pour son nouvel album, un répertoire baroque inédit. Après Vivaldi, Salieri et Gluck révélé, voici un nouveau répertoire méconnu qu’il était délicat d’exhumer, de comprendre, d’interpréter : « Il m’a fallu beaucoup de temps et de courage pour aller chercher cette musique qui dormait dans les bibliothèques, travailler avec un musicologue, rencontrer des musiciens pour déchiffrer les partitions. Et puis l’absence d’enregistrement, ça donne à la fois une grande liberté mais cela vous oblige aussi à prendre des risques. »
La chanteuse qui n’a jamais été en manque de pertinence sous le masque d’une apparente humilité, précise pourquoi elle a choisi d’incarner la Sylvia de la Dolce Vita de Fellini, film libertaire de 1957, sur la pochette de son album. Sensuelle presque provocante, Cecilia Bartoli avoue avoir été piquée par le défi de chanter (mieux que les hommes ?) les airs redoutables confiés à l’aube du XVIIIème siècle aux légendaires castrats. « Je sais que je n’aurai jamais la puissance d’un homme, mais ça me permet d’améliorer mes possibilités techniques. Je connais bien la virtuosité d’un Rossini, mais c’était écrit pour des femmes. Là, les phrases sont très longues et il faut pouvoir les soutenir. »
Opinions décapantes sur les rôles qu’elle a chanté, en particulier les héroïnes de Mozart, elle rêve d’incarner Don Giovanni. Pragmatique, l’artiste a mesuré ce qu’elle doit à sa passion du lyrique et du chant et aussi ce qu’ils lui coûtent. Evocation de sa carrière fulgurante : « J’ai connu une carrière rapide : faire ses débuts au Metropolitan Opera de New York à 23 ans, avoir son visage à la une de Vanity Fair, 60 Minutes ou du New York Times, cela peut être fatal. »
Et pour conclusion, brêves remarques sur les répétitions explosives de son nouvel album « Opera Proibita » monté Salle Wagram, avec la complicité du chef Marc Minkowski. (AP)
----
EN SAVOIR PLUS : Lire la critique du cd « Opera Proibita » par notre collaborateur Jacques Schmitt, ainsi que son entretien, dans notre rubrique « voix divines ».
TELERAMA (Mercredi 28 septembre)
CECILIA BARTOLI ET L’OPERA INTERDIT
Télérama ne pouvait pas passer à coté de l’événement discographique de cette rentrée : la sortie du nouvel album de « la diablesse du baroque ». Consacré à A. Scarlatti, A. Caldara et et G. F. Haendel, cet album nous situe au début du XVIII ième siècle à Rome, où la cité du Vatican interdisaient aux femmes de chanter : « Cecilia nous plonge en pleine prohibition, celle qui frappa l’opéra entre 1701 et 1710. Prétextant un jubilé, puis le divin courroux d’un tremblement de terre sans victimes, le pape Clément XI interdit toutes les représentations publiques, rasant même un théâtre lyrique… ». La mezzo-soprano chante donc des airs inédits d’opéras interdits. Interrogée par Bernard Mérigaud, elle dévoile son inspiration nourie en grande partie auprès de la bienheureuse Ludoviaca Albertini, sculpture du Bernin. « Voyez ce visage torturé par le plaisir, sa main prête à étreindre son sein… » confie Bartoli en montrant une photographie de l’œuvre. Notre confrère ne s’y trompe pas en y voyant « son disque le plus érotique». (JMG)
TELERAMA (Mercredi 28 septembre)
PARIS : Opéra Bastille : Le Cardillac d’André Engel
André Angel ne cache pas le fait d’être un homme excessivement anxieux : « Il est comme ça. Ombrageux, colérique, excessif. Ses 60 ans n’y changent rien ». C’est la première fois à l’opéra Bastille qu’il monte Cardillac, opéra peu connu de Paul Hindemith (1895-1963). Fabienne Pascaud profite de l’occasion pour faire un retour en arrière sur la carrière d’un metteur en scène brillant et souvent iconoclaste.
Coup d’œil sur l’opéra et son histoire adapté d’une nouvelle d’ETA Hoffmann, Mademoiselle de Scudéry : « un très adulé joaillier parisien du XVIIième siècle assassine l’un après l’autre ses clients, tant il ne supporte pas que ses bijoux lui échappent. » André Angel préfère situer l’action dans le Paris des années 20, il explique ses choix : « le mythe de l’artiste-génie du crime est au cœur du cinéma expressionniste allemand des années 20, celui de Lang, de Murnau. Voilà pourquoi j’ai voulu situer Cardillac dans le Paris de cette époque… ». Ce metteur en scène aux objet théâtraux surprenants est un homme libre qui aime « casser les routines, rêver autrement. ». Interrogé par F. Pascaud, André Engel revient sur son passé et raconte comment il est venu au théâtre : « C’est parce que j’étais prof de philo que j’ai fait du théâtre, qu’on m’a donné une chance… certains metteurs en scène comme Jean Jourdheuil ou Jean-Pierre Vincent, aimaient s’entourer d’intellectuels pour nourrir leur travail. » Homme de théâtre presque par hasard donc qui confie n’avoir aucune culture musicale. Peu importe : « la musique m’euphorise. Quand règne entre la fosse d’orchestre et le plateau une totale harmonie, quand la musique donne le sentiment d’avoir été composée pour la mise en scène, c’est un bonheur absolu ». Portrait d’un homme sensible, victime d’incompréhensions, et qui touche par la spontanéité sans fards de ses confessions. (JMG)
Le Monde (mardi 27 septembre)
STRASBOURG, festival Musica : GEORGE BENJAMIN, « MAITRE ILLUSIONNISTE »
Envoyé spécial à Strasbourg, Renaud Marchart assistait le 23 septembre, au concert d’ouverture de Musica, « un concert majoritairement consacré à l’un de ses invités privilégiés, le Britannique George Benjamin (né en 1960), dont l’essentiel de la musique est joué dans le cadre de la 23e édition de ce rendez-vous marquant de la création musicale. »
Pour notre confrère, Benjamin est avant tout un « Maître illusionniste », en particulier par cette « illusion des couleurs, d’abord, héritées de la tradition française, celle de Debussy, de Ravel et d’Olivier Messiaen, son maître au Conservatoire de Paris».
Complexité de la texture, « rébus contrapuntiques », l’œuvre du Maître retient la fascination. Parcours et formation de cet alchimiste révélé en 1980 avec « Ringed by the Flat Horizon (1980), une pièce pour orchestre parfaite, donnée devant le vaste public estival des BBC Proms de Londres. Le bruit a vite couru : un génie était né. »
Admiration de Messiaen, affection de Benjamin. Œuvre après œuvre, évocation des étapes d’un créateur de notre temps, de « A Mind of Winter (1981) », à « At First Light (1982), créée par Simon Rattle »… qui « puise son inspiration dans l’un des derniers tableaux de Turner, Norham Castle, Sunrise, d’une abstraction presque liquéfiée, aux contours amollis. »
Renouvellement de l’inspiration dans la découverte du contrepoint de Purcell, projet lyrique aussi dont un chantier qui devrait se révéler dans quelques mois à Paris : « L’Opéra de Paris et le Festival d’automne (qui fera de Benjamin l’invité privilégié de son édition 2006) ont remporté l’affaire. Création dans un an, si tout va bien. »
Article quasi catalogue d’un œuvre déconcertant, qui dit l’enthousiasme du journaliste du Monde.
Renaud Machart souligne le processus mystérieux de l’inspiration chez un créateur vivant. Il rapporte les propos de l’auteur musicien : « Mais après avoir séché sur quelques mesures, la composition repart. J’ai eu souvent des moments extrêmement épuisants de transe musicale, après des mois d’incertitude et d’improductivité. Tout d’un coup la musique vient, sans que je sache exactement ce que je contrôle. C’est mystérieux, épuisant. »
Une sélection de livres et de cds complète cet hommage au principal invité de Musica 2005. (AP)
-----
AGENDA : Strasbourg, FESTIVAL MUSICA, jusqu’au 8 octobre. Renseignements : 03-88-23-46-46. Plus d’infos dans l’agenda des concerts de Resmusica. com.
Le Monde (mardi 27 septembre)
PARIS, Opéra Bastille : UN CARDILLAC DECEVANTA quoi tiendrait le sentiment de demi échec que suscite l’entrée au répertoire de Bastille, de Cardillac de Paul Hindemith ? « les scènes lyriques préfèrent aujourd’hui Matthis le peintre, (1935), un ouvrage plus long, plus lourd, plus typique du Hindemith de la maturité», précise en préambule notre confrère du Monde, Renaud Machard.
Le Monde rappelle l’évolution stylistique du compositeur inscrit à l’index par les Nazis : « lyrisme toxique et maladif hérité de Strauss et de Wagner », puis « théories de la Nouvelle Objectivité, dont la mission esthétique était de reconnaître au monde sa réalité dépoétisée. Son langage recourra aux principes et aux vertus intemporelles du contrepoint. Néo-baroque, ludique dans Cardillac, cette manière est peut-être à son meilleur dans les Kammermuziken, qui sont des équivalents modernes des Concertos brandebourgeois de Bach. »
Enfin, « à partir des années 1930, l’écriture de Hindemith va se figer parfois dans une sorte d’académisme inexpressif et fugué, parfois débitée au kilomètre et comme en pilote automatique. »
Déception éprouvée à l’écoute du chef : « Kent Nagano prive cette partition finement musclée de ses séductions artificieuses », surtout c’est sa baguette qui refroidit : le chef « aplatit le tout par une battue à la fois sèche et molle. »
Absence de cet intimiste propre à l’œuvre : « on regrette que Cardillac, écrit pour un orchestre de chambre, soit donné dans une si grande salle ».
Si le plateau vocal convainc, en revanche la mise en scène très attendue, dont la pertinence déjà remarquée dans « une mémorable Lady Macbeth de Mzensk, de Chostakovitch », déçoit véritablement : « le metteur en scène français s’en est tenu à la surface de ce récit, se contentant de le situer dans l’époque de la composition, avec l’aide de décors somptueux et réalistes de Nicky Rieti dans le style Art déco. »
Renaud Marchart regrette particulièrement l’absence criante de la « dimension fantastique du récit qui manifeste, ainsi que l’écrit fort justement Olivier Remaud dans le programme : - la gémellité trouble de l’esprit créateur, qui se métamorphose en démon sous l’emprise du délire fétichiste- ». (AP)
-----
AGENDA : Cardillac de Paul Hindemith. Solistes : Angela Denoke, Hannah Esther Minutillo, Roland Bracht, Stephen Gadd, Alan Held, Christopher Ventris, Charles Workman, Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris, direction : Kent Nagano, mise en scène : André Engel Opéra-Bastille. Renseignements : 0892-89-90-90 (0, 337 euro/mn). Jusqu’au 20 octobre.
Le Monde (dimanche 25 septembre)
BMG/SONY : MARIAGE SUR LA SELLETTE EUROPEENNE
Face à la future naissance d’un nouveau grand parmi les majors, BMG+SONY, pourtant validée sans conditions par la Commission européenne, « les producteurs de disques indépendants… (…) avaient fait appel de la décision prise en juillet », rappelle notre consœur Véronique Mortaigne. « L’affaire était exposée, jeudi 22 septembre, à la Cour de première instance à Luxembourg. Soumise à la question, la Commission européenne a dû répondre aux arguments avancés pour faire casser cette décision par l’Independent Music Companies Association (Impala), qui regroupe les producteurs indépendants européens». Notre consœur du Monde précise que « Patrick Zelnik (est) PDG de Naïve et vice-président de l’Impala ».
Les éditeurs indépendants soucieux de préserver la diversité culturelle mise en danger par une fusion croissante des éditeurs/distributeurs de grande taille, « ont jusqu’au 29 septembre pour apporter leurs propres réponses à celles de Sony-BMG. Au vu de tous ces éléments, la Cour de Luxembourg pourra délibérer. » (AP)
Tous les articles de Alexandre Pham
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien en plein écran vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous à contact@resmusica.com en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit. Pour plus d’information, vous pouvez vous reporter au Droit du Net.
|