|
| Écouter, voir, lire ... |
[CD] Concert / Récital Maguelone
Joël Versavaud, une excellente approche du saxophone contemporain
François Rossé (né en 1945) : Ost-Atem ; Georges Bœuf (né en 1937) : Six monodies de l’absence ; François Narboni (né en 1963) : Yonapatawpha ; Lionel Ginoux (né en 1978) : Grimace ; Thierry Alla (né en 1955) : Digital ; Régis Campo (né en 1968) : Rondo ; Jean-Claude Risset (né en 1938) : Voilements. Joël Versavaud, saxophone(s). 1 CD Maguelone MAG 111158. Enregistré au GMEM (Marseille) en mars et septembre 2005. DDD. Notice bilingue (français, anglais, assez complète). Durée : 67’25’’
Boudé par la musique classique depuis son invention, réapproprié par les compositeurs actuels, le saxophone est un instrument qui se prête volontiers aux nouvelles techniques de jeu demandées par la musique contemporaine. L’instrument peut ainsi apporter une gamme très large de sons, de couleurs et de modes de jeu (respiration continue, harmoniques, flatterzunge, slap, …)
Ici, les œuvres pour saxophone solo, parfois accompagnées d’un dispositif électro-acoustique (Ost-Atem de François Rossé, une pièce un peu trop longue), d’une pédale d’effet (Grimace de Lionel Ginoux) ou encore d’un support audio (Voilements de jean-Claude Risset) valent toutes d’être entendues. Pas forcément à la suite, de peur d’une certaine lassitude, qui est toujours le risque de ce genre de disque, mais de façon espacée pour mieux apprécier les morceaux excellemment interprétés par Joël Versavaud qui joue avec une égale virtuosité des saxophones de différentes tailles.
Toutes ces pièces font preuve d’originalité et de créativité, en particuliers les magnifiques Voilements de Jean-Claude Risset où le support audio plonge le saxophone dans une atmosphère douce et onirique. François Narboni, quant à lui, reste fidèle à son écriture rythmique et répétitive bâtie autour de notes pôles dans un triptyque non teintée d’humour. La rythmique, très élaborée, est même calculée à partir de fractions mathématiques dans Mink, première pièce de Yoknapatawpha. Mais que l’auditeur se rassure, seule subsiste la musique.
Pour les amateurs du genre, cet enregistrement est vivement conseillé.
par Maya Prynda (14/08/2006) [1514 visite(s)]
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien en plein écran vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous à contact@resmusica.com en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit. Pour plus d’information, vous pouvez vous reporter au Droit du Net.
|
|
|
|  |