Retour à l’accueil du site   Le magazine La scène Ecouter, voir, lire ...      Ajouter aux favoris Abonnement à la lettre d'information        Qui sommes-nous ? Contactez-nous Dans la presse Partenaires       Flux RSS




[Paris] La damnation de Faust Théâtre du Châtelet
7 et 8 février
[Paris] La damnation de Faust
Théâtre du Châtelet



[Bobigny] Allegro Ricordando MC93
10 janvier
[Bobigny] Allegro Ricordando
MC93



[Nantes] La Folle Journée 2009 De Schütz à Bach : Réservez votre week-end!
Du 28 janvier au 1er février
[Nantes] La Folle Journée 2009
De Schütz à Bach : Réservez votre week-end!



[Paris] Piccolo, « Déferlantes » 5 voix a capella
Jusqu'au 15 février
[Paris] Piccolo, « Déferlantes »
5 voix a capella



Mercredi 14 janvier
[Liège] Ecouter la musique !
Orchestre Philharmonique de Liège

Tous les communiqués

Nos partenaires

 


 

Aime Aix-en-Provence Ambronay Amsterdam Angers Anthony Antibes Anvers Arques-La-Bataille Asnières-sur-Oise Aubenas Auberive Auch Aulnoye Aimeries Auvers-sur-Oise Auxerre Avenches Avignon Bad Urach Bad-Wildbad Baden-Baden Bagnolet Barcelone Bayreuth Beaune Beauvais Belle Ile en mer Bellerive Berlaimont Berlin Berne Besançon Biarritz Blagnac Bobigny Bonmont Bonn Bordeaux Bouillon Boulogne-sur-Mer Bourg-en-Bresse Braine-le-Comte Bruges Bruxelles Bucarest Budapest Bury St. Edmunds Buxy Caen Caen-Verson Cahors Calenzana Caluire-et-Cuire Cambrai Cannes Castelneau Céret Cergy Pontoise Cernier Charleroi Chartres Chateau-Thierry Chatenay Chaumont-en-Vexin Colfontaine Colle di Val d’Elsa Colmar Cologne Compiègne Conques Corbigny Cordon Corneilla de Conflent Couillet Crest Créteil Cuenca Deauville Denain Dijon Divonne Douai Douchy Dresde Dubrovnik Duisburg Düsseldorf Ecaussines Ecully Edinburgh El vendrell Elne Enghien Ernen Essen Faucogney Fayence Fécamp Filderstadt Flavigny-sur-Ozerain Florence Fontaine-les-Dijon Fontainebleau Fontenay Fontevraud Fribourg Fuveau Gand Gelsenkirchen Genève Glyndebourne Grenoble Gstaad Guebwiller Hambourg Horrues Houdain Lez Bavay Ifs Ile de France Ille sur Têt Innsbruck Issoudun Jemappes Joliette Jouy-le-Moutier La Chabotterie La Chaise-Dieu La Côte Saint André La Prée La Roque d’Anthéron Lacoste en Lubéron Lagraulet Lambesc Lanaudière Lanoraie Lausanne Le Creusot Le Havre Le Pin La Garenne Les Arcs Les Karellis Les Lucs sur Boulogne Liège Ligugé Lille Londres Los Angeles Louvain-La-Neuve Lucerne Luçon Lugano Lure Luxembourg Luxeuil-les-Bains Lyon Macerata Mâcon Madrid Magny-les-Hameaux Marcq-en-Barœul Marsannay Marseille Martigny Massy Mazaugues Mériel Metz Mézières Mittenwald Molitg-les-bains Monaco Mons Montaudran Montpellier Montréal Montreuil Montreux Montreux/Vevey Montrouge Mougins Mulhouse Munich Mussy-la-Fosse Namur Nancy Nanterre Nantes Naples New-York Nice Nivelles Noirlac Orange Orléans Pantin Paris Parme Peronne Perpignan Perros-Guirec Pierre de Bresse Poissy Poitiers Pontoise Prades Prague Provence Québec Ravenne Reims Rennes Roisin Rome Rotterdam Roubaix Rouen Rouffach Royaumont Saanen Sablé Sablé-sur-Sarthe Saint Michel de Cuxa Saint Sulpice / le Verdon Saint-Avé Saint-Céré Saint-Cloud Saint-Denis Saint-Etienne Saint-Guilhem-le-Désert Saint-Irénée Saint-Jean cap Ferrat Saint-Jean-de-Luz Saint-Laurent Saint-Maximin Saint-Michel en Thiérache Saint-Pierre-sur-l’Hâte Saint-Quentin-en-Yvelines Sainte-Marie-aux-Mines Salerne Salon-de-Provence Salzbourg San Francisco Santa Fe Sceaux Seattle Ségry Semur-en-Auxois Seneffe Senlis Silly Soissons Sorèze Souillac Strasbourg Stuttgart Talant Toronto Toulon Toulouse Tourcoing Tournon-sur-Rhône Tours Turin Valenciennes Vauxrenard Vélizy-Villacoublay Venise Verbier Vernet-les-Bains Verneuil-sur-Avre Vérone Versailles Vevey Vézelay Vezoul Vienne Vienne (Isère) Villefrance de Conflent Villefranche-sur-Saône Vimoutiers Vincennes Vitteaux Vougeot Walcourt Werden-Essen Zürich
   La Scène
Edito
5 novembre 2007
Long-Thibaud, est-ce la bonne réforme ?

La Scène Edito Pays : Région : Imprimer l’article Tous les articles de Francoise Ferrand

Le nouveau Président de la Fondation Long-Thibaud, Jean-Philippe Schweitzer, se veut porteur d’une volonté de transparence et d’équité au service de l’excellence, volonté qu’il n’est pas facile de satisfaire entièrement et qui ne le fut pas toujours lors du déroulement de ce concours où les talents furent cependant moissonnés à foison et qui fut une très grande session.

     Dominante asiatique dans la liste des candidats qui se présentèrent comme dans celle des candidats retenus. Une virtuosité et une puissance parfois stupéfiantes ont été au rendez-vous dès les éliminatoires. Mais rares sont ceux qui cherchent à étonner par des déferlements sonores et des gestes théâtraux. Ce goût pour le bruit à effet paraît appartenir au passé. Les jeunes pianistes, du moins les meilleurs, se préoccupent de l’agilité digitale, certes, mais non sans réfléchir à la beauté du son, aux couleurs, aux résonances ; ils soignent, souvent de façon admirable, les transitions ; l’opposition des dynamiques est contrôlée avec précision. Avec une belle maturité, ils proposent une vision unitaire de l’œuvre dont ils savent mettre en évidence la structure. La notion d’Ecole, française ou autre perd en partie sa signification en matière d’interprétation : le jeu des candidats évolue très vite, ces dernières années, dans le contexte de la mondialisation grâce au brassage des masters-classes, des académies et des conservatoires où se côtoient maîtres et élèves venus de tous les horizons. Ces contacts multiples peuvent aboutir à l’uniformisation de l’approche de l’instrument, bien sûr, mais sont aussi bénéfiques dans la mesure où ils donnent des solutions propres à libérer la personnalité de chacun.

     C’est donc désormais le haut fonctionnaire Jean-Philippe Schweitzer qui préside maintenant la Fondation Long-Thibaud, succédant au Président honoraire de Radio France, Roland Faure qu’on aimait bien retrouver d’année en année. Soucieux « d’équité et de transparence », J. P. Schweitzer fit adoper une charte énonçant de nouvelles règles. Le Conseil d’Administration précédent se pensant remis en cause le prit mal et la moitié de ses membres donnèrent leur démission, dont le violoniste Patrice Fontanarosa. Cette charte stipule qu’un membre du jury présentant un candidat doit s’abstenir de voter à son sujet. Très bien. Mais il est également précisé qu’un Grand Prix ne peut être attribué qu’à un concurrent ayant acquis un minimum de sept voix sur neuf ; ce qui en rend problématique l’obtention de ce Grand Prix par l’élève d’un membre du jury qui est, dès lors, privé d’une voix. Désormais, un paravent est placé devant le jury pour rendre le concours anonyme mais seulement, notons-le, lors des éliminatoires. Enfin, le jury est invité à donner les raisons de son échec à un candidat malchanceux. Bonnes précautions, certes, mais, en matière de jugement équitable, l’exigence personnelle nous semble-t-il, plus qu’un paravent, est l’essentiel, chaque membre d’un jury se devant de résister aux pressions de toutes sortes qu’il subit, ce qu’aucun règlement ne peut garantir.

     Par ailleurs, Aldo Ciccolini, le Président du jury, aurait décidé, selon ce qui fut dit sur les ondes lors de la retransmission sur France Musique, de ne constituer son jury qu’avec des concertistes chevronnés et non des professeurs courant les concours sans expérience de la scène. N’en a-t-il pas été toujours ainsi, fort heureusement ? Akiko Ebi, membre de ce jury, l’était déjà en 1998, et en 2001, souvenons-nous, le président Nelson Freire avait déjà invité Joaquin Soriano et Ventsislav Yankoff, qui représentait alors la France. Quant aux lauréats, toujours selon Aldo Ciccolini, ils ne devraient pas se présenter à un autre concours. Voilà qui risque de priver le Concours Long de ses meilleurs lauréats potentiels. Rappelons que si, en 2004, nous avons eu droit d’entendre huit fois le Premier concerto de Tchaïkovski, (six au concert des finalistes et deux au concert de gala), c’est qu’il était au programme du prestigieux concours qui avait lieu quelques temps plus tard à Moscou.

     De bonnes mesures furent prises qui ne peuvent que donner encore plus d’éclat à cette manifestation : d’abord, la gratuité du concert de gala fut décidée afin de rendre le concours au public, la Fondation désirant par ailleurs prendre sa part dans les missions d’intérêt public et continuer à agir auprès des défavorisés et des handicapés physiques et mentaux ; ensuite, il fut crée un Comité d’experts

      avec, notamment le jeune et très talentueux Bertrand Chamayou ; enfin, prochainement, une Association des Amis du Concours Long-Thibaud devrait voir le jour.

     Cependant, un Concours International de qualité se doit de respecter ce qui est devenu la règle dans le monde entier : l’enregistrement et la rediffusion de toutes les épreuves. Il en est ainsi à Varsovie, aux concours prestigieux des Etats-Unis, au concours Reine Elizabeth de Bruxelles comme au fameux concours Hamamatsu de Tokyo, qui, à la pointe du progrès, va jusqu’à assurer une retransmission sur internet. Il est grand temps de nous moderniser. La confidentialité ne sert pas la transparence et ne correspond pas aux souhaits exprimés par les autorités d’intéresser un large public, qui, de nos jours, ignore le plus souvent jusqu’à l’existence de cet événement capital, ce qui est totalement impensable dans les autres pays européens. Donc, qui pouvait assister aux épreuves, sinon des mélomanes et musiciens avertis mais souvent retraités et parisiens, des happy few, en somme, ainsi que certains professeurs des conservatoires s’y précipitant entre deux cours ? Un seul très jeune élève fut très souvent présent, Jean- Paul Gasparian, enfant quelque peu exceptionnel puisqu’il fut lauréat du concours international Flame, en 2007, à 11 ans, grâce à son interprétation des Miroirs de Ravel. Une rediffusion encouragerait certainement ses camarades à venir à leur tour assister aux épreuves, ce qui est un plaisir mais aussi un exercice formateur.

     Et comment ne pas regretter, pour l’artiste et pour le public, que rien ne puisse témoigner, par exemple, de l’excellente exécution de Gaspard de la nuit de Ravel par Jun Asai (E. U), de celle des Childeren’s corner de Debussy, un rêve intimiste, proposée par le très prometteur Miyuji Kaneko, demi-finaliste de 18 ans tout juste (Japon-Hongrie), doué d’une magnifique sonorité, ou encore du Klavierstücke de Karlheinz Stockhausen interprété avec un contrôle absolu – et quelle écoute - par Nima Sarkechik (France-Iran) qui aurait bien mérité d’accéder aux demi-finales, alors que cinq places restèrent vacantes. Et comment ne pas vouloir réentendre la Sonate n°1 de Schumann qui, sous les doigts de Juan Hsu, (Taiwan), demi-finaliste hélas non retenue, nous fit penser, excuser du peu, au jeu et à la conception de Maurizio Pollini.

     Le concours Long-Thibaud veut faire peau neuve et redorer son blason. Nous lui souhaitons bien du courage. Peut-être, ferait-il mieux de repenser sa communication. Nous ne sommes, après tout, qu’au XXIe siècle.

par Francoise Ferrand (05/11/2007) [1359 visite(s)]

Inviter un ami à lire cet article
Votre nom :
Votre email :
Email de votre ami :
Commentaire :
  Je m’inscris aussi à la lettre d’information de ResMusica
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien en plein écran vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous à contact@resmusica.com en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit. Pour plus d’information, vous pouvez vous reporter au Droit du Net.



36 mélomane(s) connecté(s)
17028 pages lues hier

Qui sommes-nous ? Contactez-nous Dans la presse Partenaires
Copyright © 2000-2009 ResMusica. Tous droits réservés.
Retour à l’accueil du site
Le magazine
La scène
Ecouter, voir, lire ...
Ajouter aux favoris
Abonnement à la lettre d'information
Qui sommes-nous ?
Contactez-nous
Dans la presse
Partenaires