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Côté Jazz/Pop/Rock Herculmusic
La basse prend de la hauteur avec Jeff Corallini
Jeff Corallini, Kalistos avec Nath Corallini, voix, Patrice Aili et Patrick Liotard, guitares, Steph Feraud, Fred Breton et Eddy Malka, claviers, Pat Ballanca, Gilles David, Steph Cavanez et Olivier Liardet, batterie, Georges Vincent, trompette, Philippe Jalade, saxophone, Igor Nassanov, trombone, Fred Schneider, basse électrique à 6 cordes et Jeff Corallini, contrebasse et basse électrique à 7 cordes. 1 CD Herculmusic. Enregistré entre 2003 et 2006 à Boisseron (Hérault) au studio Peek. Durée : 71’58’’.
Jeff Corallini est assez typique d’une certaine catégorie d’artistes de valeur ayant plusieurs cordes à leur arc (ici à leurs basses à 6 et 7 cordes). Musicien de scène, de studio, professeur dans plusieurs conservatoires et écoles de musique ayant des classes de musiques actuelles, notre homme, bassiste et contrebassiste hors pair (diplômé et lauréat comme il faut) est également compositeur et a déjà plusieurs albums à son actif. Celui qui est présenté ici, Kalistos, est le fruit de plusieurs séances d’enregistrement s’étalant entre 2003 et 2006. À chaque fois, Jeff Corallini mettait ses titres en téléchargement sur l’Internet et, devant le succès obtenu et les demandes des fans, s’est décidé à en réunir une série de onze sur un album cette fois non plus virtuel mais « physique ».
À l’oreille, on peut en effet distinguer trois groupes de séances. Le premier comprend les quatre titres initiaux et bénéficie de la participation de la vocaliste Nath Corallini puisque ce sont des chansons. Il faut bien avouer que c’est la partie la plus faible de l’album car les titres ne décollent pas, la chanteuse manque de présence, les textes sont banals et le mixage est souvent très perfectible. Bref, cela commence plutôt mal. Les choses s’arrangent ensuite avec les quatre titres suivants, purement instrumentaux, qui sont joués avec une équipe légèrement différente comprenant notamment un second bassiste, Fred Schneider. Le son « pop » du début fait place à un côté « jazz-rock » très efficace : les compositions sont plus intéressantes, l’ensemble tourne bien, les thèmes et les solos sont bien ficelés – ce qui nous donne l’occasion d’entendre toute la virtuosité de notre bassiste – et l’on ne s’ennuie donc pas. Pour finir, les trois derniers titres ajoutent des sonorités de cuivres (trompette, saxophone et trombone) et sont également très bons.
Pour conclure, redisons tout le bien possible du talent de Jeff Corallini en espérant qu’il soignera notamment l’aspect visuel de son prochain album car la pochette est une vraie catastrophe : photo trop sombre, texte peu lisible, liste des titres sans minutage, etc. Heureusement que la musique est là !
par Frédéric Platzer (14/04/2008) [851 visite(s)]
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