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Brahms de printemps à Leipzig
Après une assez longue pause, les Decca concerts reprennent leur élan avec au programme deux soirées centrées sur Brahms avec un zest de Mendelssohn ; le tout en différé de Leipzig et de son orchestre du Gewandhaus. On retrouve donc l’actuel directeur musical de la formation : Riccardo Chailly et l’ancien : Herbert Blomstedt.
Johannes Brahms (1833-1897) : Variations sur un thème de Haydn, opus 56a ; Ouverture pour une fête académique, opus 80 ; Ouverture tragique, opus 81 ; Symphonie n° 3, opus 90. Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, direction : Herbert Blomstedt. Enregistré au Gewandhaus de Leipzig en 2007. Durée : 82’27
Chef de la légendaire formation allemande de 1998 à 2005, Herbert Blomstedt se voit confié un programme 100 % Brahms pompeusement intitulé : « Brahms Gala ». Réputé pour ses interprétations des romantiques allemands et auteur d’une superbe version de la symphonie n°4 pour Decca avec ce même orchestre, le vieux chef livre des interprétations assez éteintes. La symphonie n°3 et les variations sur un thème de Haydn sont assez atones et manquent d’élan. Tout est bien dosé, mais trop statique pour intéresser les oreilles marquées par tant d’innombrables versions mythiques ! Il en va de même pour une ouverture Tragique, puissamment charpentée, mais où l’on guète en vain un sens du drame et du tragique ! Seule, l’ouverture pour une fête académique sonne avec élan et vigueur.
Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n° 4, opus 98 ; Félix Mendelssohn (1809-1847) : Symphonie n° 4 «Italienne» , opus 90. Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, direction : Riccardo Chailly. Enregistré en 2007 à Leipzig. Durée : 67’10.
Auteur d’une fort passable intégrale Brahms lors de son passage au Concertgebouw d’Amsterdam, Riccardo Chailly semble avoir progressé dans sa compréhension de l’univers brahmsien. Sa symphonie n°4 à de l’allure sous sa battue plutôt enflammée et lumineuse. Cependant, il manque un petit chouia pour passer du très bon à l’exceptionnel ! C’est tout compte fait avec Mendelssohn que l’esprit est le plus satisfait. Le Gewandhaus est l’orchestre « historique » et le plus « authentique » pour interpréter les partitions d’un compositeur qui fut son chef. On aimerait peut être un peu plus de piquant dans cette version, mais Chailly conduit ses troupes avec un art confondant du naturel et de la respiration.
par Pierre-Jean Tribot (29/04/2008) [953 visite(s)]
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