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Côté Jazz/Pop/Rock Blujazz
Le numéro d’un clone pas trop triste
Florin Niculescu plays Stephane Grappelli avec Florin Niculsecu, violon ; Peter Beets, piano ; Bruno Ziarelli, batterie ; Daryl Hall, contrebasse et avec la participation de Christian Escoudé et Marc Fosset, guitares. 1 CD Blujazz BJF01. Code barre : 5425008376462. Enregistré en février 2008 au Studio Sextan à Malakoff. Durée : 47’46’’.
Pour tout le monde, Stéphane Grappelli (1908 – 1997) est sans contestation possible le plus grand violoniste de jazz du XXe siècle. On l’associe avec raison avec un guitariste manouche plutôt exceptionnel du nom de Django (Jean-Baptiste) Reinhardt (1910 – 1953) avec lequel il fonda en 1934 le Quintette du Hot Club de France. Les images de lui montrent invariablement quelqu’un de souriant en train de jouer un trait d’une musique de l’époque du swing (années 30/40). Il était donc logique qu’un autre violoniste de jazz nous propose un album destiné à commémorer le centième anniversaire de la naissance de ce géant de la musique.
Florin Niculescu (né en 1967) est ce violoniste. Né en Roumanie, il arrive en France au début des années 1990 et se mêle rapidement au milieu du jazz manouche puisqu’il enregistre notamment avec le propre fils de Django, Babik Reinhardt, un album en 1998 (celui du New Quintette du Hot Club de France). Considéré comme l’un des meilleurs « disciples » ou « continuateurs » de Grappelli, il nous propose aujourd’hui un album de douze plages comprenant dix titres de son aîné, un onzième composé par ce dernier et Django (Daphné) et un dernier écrit par lui-même (Blues for Stéphane) qui a des faux airs de Minor Swing.
Amateurs de violon swinguant, vous ne serez pas déçus, tout y est : la décontraction dans le jeu, l’apparente facilité d’une musique qui a l’air de venir naturellement, les traits en arpèges et gammes ainsi que la tendance un peu trop visible parfois à accrocher quelques notes par le dessous. À part la justesse jamais prise en défaut, c’est pratiquement Grappelli plus vrai que nature.
Et c’est là que le bât blesse un tantinet car d’une plage à l’autre, tous ces éléments se retrouvent et, en dépit des efforts de l’excellent personnel du disque, les morceaux sont parfois un peu trop proches dans leurs ambiances respectives. Quelques moments de grâce toutefois valent le déplacement : Automne, morceau lent et nostalgique à souhait vraiment bien mené par tous et dans une autre ambiance Eveline qui en presque l’exact opposé, virtuose et joyeux. Il est noter que ces morceaux bénéficient de la participation subtile des guitaristes Christian Escoudé et Marc Fosset. Pour conclure, ce disque se laissera écouter très agréablement et donnera certainement envie d’aller (ré)entendre les compositions originales de Grappelli.
par Frédéric Platzer (01/06/2008) [823 visite(s)]
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