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[CD] Opéra ROH live
Noblesse oblige !
Christoph Willibald Gluck (1714-1797) : Alceste. Robert Tear, Admète ; Janet Baker, Alceste ; Maldwyn Davies, Évandre ; John Shirley-Quirk, Grand Prêtre, Thanatos ; Matthew Best, la voix de l’Oracle ; Philip Gelling, Apollo ; Jonathan Summers, Hercules. The Royal Opera Chorus, The orchestra of the Royal Opera House, direction : Charles Mackerras. 1 coffrret de 2 CD ROH Heritage Series. Référence : ROHS010. Code barre : 5024545 5020 22. Enregistré à Londres le 12 décembre 1981. Notice de présentation en : anglais, français et allemand. Texte chanté en français, traduction en anglais et allemand. Durée : 146’48.
Le label du Royal Opera House de Covent Garden poursuit l’exploitation de ses archives avec une fascinante soirée Gluck portée par la présence de Janet Baker. Représentation historique car cette production d’Alceste était à replacer dans le cadre des adieux de la grande chanteuse à la scène lyrique. En cette année 1981, trois spectacles devaient accompagner le retrait de cette artiste des théâtres opératiques : Mary Stuart de Donizetti à l’English National Opera, Orfeo de Gluck à Glyndebourne et cette Alceste au Royal Opera de Covent Garden. Janet Baker retrouvait alors deux de ses fidèles compères : Charles Mackerras au pupitre et John Copley à la (très classique) mise en scène.
Il en résulte une soirée touchée par la grâce et portée par l’intelligence vocale, les moyens vocaux, et le talent incomparable de l’héroïne principale. La noblesse du personnage et ses tiraillements intérieurs trouvent en Janet Baker l’une de ses plus grandes interprètes. Le reste de la, très prestigieuse, distribution se hisse au niveau de la chanteuse avec un Robert Tear souverain en Admète. Dans la fosse, Charles Mackerras dirige avec une grandeur royale un bien bel orchestre de Covent-Garden.
Certes, Gardiner et ses troupes sont allés plus loin dans l’exploitation de la sève musicologique de cet opéra mal-aimé (Philips), mais la vérité dramatique et la force qui se dégagent de cette soirée sont, bien plus, qu’une édition d’archive de luxe.
par Pierre-Jean Tribot (16/06/2008) [643 visite(s)]
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