|
| Le Magazine |
Société/Actualité Messiaen à Avignon
Sa ville natale : bilan
« Faites connaître Messiaen » avait dit la Ville à l’association Orgue Hommage en Messiaen en début d’année. On peut saluer la pleine réussite de l’entreprise, au-delà de toute espérance : spectacles, concerts et manifestations diverses affichent complet.
Oui, toute la ville célèbre Messiaen, mais avec une discrète et respectueuse familiarité, bien éloignée de l’omniprésence pesante qu’Aix-en-Provence avait imposée de Cézanne dans toute la région, jusque sur les bibelots touristiques, tasses et autres porte-clefs ! Avignon devait bien, à Messiaen, cette « reconnaissance », au double sens du terme, elle qui l’a vu naître, elle dont le Conservatoire porte fièrement le nom - tant l’ancien que le nouveau bâtiment -, et dont l’église Saint-Didier conserve par une plaque murale en marbre le souvenir baptismal, le 25 décembre 1908. Toute la ville ? Voire bien davantage encore, puisque tous les institutionnels s’y sont impliqués : Ville, Département, Région... mais aussi la plupart des structures culturelles et pédagogiques : les musées - publics ou privés -, les théâtres - notamment les scènes permanentes subventionnées de la ville -, les écoles, les associations, parfois les particuliers ...

Toute cette effervescence a pris des formes bien diverses : concerts, expositions, pièces de théâtre, spectacles, mises en voix ou en espace... en deux directions essentielles : ce fut d’abord - et cela se poursuit- la découverte du compositeur-musicien-ornithologue-homme-de-foi et de tout son environnement (poèmes de sa mère, influences musicales diverses... ) et ce sont également de multiples créations-hommages. De la première catégorie, on ne peut tout citer. On peut néanmoins rappeler l’intégrale de l’œuvre d’orgue sous l’égide de Luc Antonini - janvier à septembre -, et saluer la magistrale soirée Le Roi David d’Arthur Honegger, le 19 mars, organisée par Musique sacrée en Avignon, avec l’Olrap sous la direction de Jonathan Schiffman, avec le Chœur régional Vocal de Provence - en présence de Michel Piquemal -, avec Serge Barbuscia dans le rôle du récitant, excellent, avec des solistes soutenus par le défi... Et le 12e festival de cor.
C’est évidemment dans la seconde direction que se manifeste l’originalité : des enfants ont dessiné et peint en écoutant du Messiaen - une écoute « guidée » - ; Valérie Sarn, artiste-peintre, a fait éclater des rouges flamboyants, autour d’une partition quasi autographe de Messiaen sur une toile exposée quelques semaines à l’opéra-théâtre et destinée désormais au Conservatoire... Et des compositeurs actuels, comme Dominique Lièvre, créent en l’honneur du maître. Messiaen n’en finit plus de susciter des vocations et de se créer une descendance.
D’autres manifestations sont également à l’affiche hors-les-murs, dans le Vaucluse et départements limitrophes (Gard et Bouches-du-Rhône). Et l’année est loin d’être terminée...
Crédit photographique : L’ancien Conservatoire, place du Palais ; La plaque commémorative du baptême de Messiaen dans l’église Saint-Didier ; Valérie Sarn devant son tableau Messiaen © Geneviève Allène-Dewulf.
par Geneviève Allène-Dewulf (29/06/2008) [912 visite(s)]
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien en plein écran vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous à contact@resmusica.com en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit. Pour plus d’information, vous pouvez vous reporter au Droit du Net.
|
|
|
|  |