|
| La Scène |
Musique symphonique Présence 2009 / 2010
[Paris] Concert d’ouverture hommage à Olivier Greif
Paris. Maison de la Radio. 18-IX-2009. Henri Dutilleux (né en 1916) : Métaboles pour grand orchestre. Olivier Greif (1950-2000) : Durch Adams Fall, concerto pour violoncelle et orchestre. Bechara El-Khoury (né en 1957) : The Dark Mountain pour cor et orchestre (CRF/CM). Maurice Ravel (1875-1937) : Daphnis et Chloé, suite n°2 pour orchestre. Henri Demarquette, violoncelle. David Guerrier, cor. Orchestre National de France. Direction : Jean-Claude Casadesus
C’est avec les Métaboles d’Henri Dutilleux que Jean-Claude Casadesus et l’Orchestre National de France ouvre ce concert du « Festival Présence » qui fête ses vingt ans et qui se rendra à Shanghai au mois de mai 2010 pour clôturer cet anniversaire. Commandée en 1959 par George Szell pour mettre en avant tout les pôles d’un grand orchestre symphonique, elle a été dirigée à Cleveland en 1965 par le créateur. Cette partition s’inscrit parfaitement dans le XXe siècle et n’a pas d’étiquette particulière sauf bien sur celle de reconnaître la pâte du compositeur. Ce mot « métabole » est surtout utilisé en rhétorique mais il décrit parfaitement l’idée de la composition, d’évoquer au fur et à mesure un changement qui amène à une autre forme.
L’hommage à Olivier Greif avec le Concerto pour violoncelle joué par son dédicataire Henri Demarquette est un moment intense. L’expression musicale d’une phrase pour terminer à une note est la clef de voûte de cette composition même si ce mouvement ne dure à peine qu’une minute. Le final est comme une porte qui s’ouvre sur toute la densité de la sensibilité du compositeur disparu trop tôt en 2000. Bel hommage rendu par cette interprétation.
Le Concerto pour cor de Bechara El-Khoury est une commande de Radio-France, en création ce soir. Cette œuvre est un présent pour l’instrument soliste qui explore toutes les variations délicates pour le mettre au devant de la scène. David Guerrier nous a fait voyager dans l’univers apaisant des montagnes libanaises chères au souvenir du compositeur. Pour finir cette soirée Daphnis et Chloé de Maurice Ravel réunit à nouveau l’Orchestre National de France au grand complet et donne ainsi la parole à la formation symphonique en tant que soliste de la soirée.
par Isabelle Perrin (21/09/2009) [698 visite(s)]
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien en plein écran vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous à contact@resmusica.com en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit. Pour plus d’information, vous pouvez vous reporter au Droit du Net.
|
|
|
|  |