Archives de l’auteur : Aria Florent

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À propos de Aria Florent

Après des études de musicologie à l’Université de Besançon puis à l’Université de Paris IV Sorbonne, Aria Florent est actuellement enseignante en Musique dans l’Education Nationale. Passionnée autant par l’Histoire musicale que par la pratique, elle a d’autre part suivi une formation de pianiste et de chambriste jusqu’à l’obtention du prix pour chacune des deux disciplines. Son goût pour l’écriture s’est manifesté davantage lors de sa maîtrise --liant Debussy aux philosophes que sont Bergson et Bachelard autour du temps musical-- qui lui a permis de publier un article dans l’Education Musicale lui insufflant l’envie de poursuivre dans cette voie. Parallèlement, son plaisir d’aller écouter de nombreux interprètes lors de concerts l’a poussée à vouloir assimiler ses deux loisirs dans la critique musicale. Ce souhait a trouvé son aboutissement à travers la Revue-Contrepoints, dirigée par Jérôme-Alexandre Nielsberg, où elle a été chargée de la rubrique musique pendant la saison 2002-2003. Sa seule ambition réside dans le partage de la musique…
Tambour Royal, tambour battant !

Tambour Royal, tambour battant !

Mozart dans tous ses états Les amoureux du grand Amadeus auront été gâtés cette année mais peut-être n’auront-ils pas rencontré la fraîcheur escomptée et l’humour propre à leur compositeur favori. Sans doute n’auront-ils pas eu l’idée de se balader rue de Belleville afin d’entrer dans ce petite théâtre au nom étrange qu’est le Tambour-Royal ! Ici, on connaît Mozart et on met le doigt sur une de ses facettes souvent laissée pour ...
Un moment de grâce tout simplement …

Hervé Billaut, un moment de grâce tout simplement …

Il est des artistes qui nous surprennent un peu plus à chaque rencontre, nous frappent, nous enivrent, parvenant à faire oublier le monde qui nous entoure en nous plongeant dans leurs propres univers. Celui d’Hervé Billaut est des plus simples et pourtant des plus originaux : un univers où la sensation, impulsée par une pensée claire et intelligente, est le maître mot. Sa récente intégrale d’Ibéria d’Isaac Albeniz, qui lui a ...
Grandeur et douceur russes

Grandeur et douceur russes

L'âme russe de Boris Berezovsky Sous l’œil bienveillant et contemplatif d’Henri Dutilleux, dont nous fêtons actuellement l’anniversaire de ses quatre-vingt dix ans, la baguette précise et dynamique de Jukka-Pekka Saraste a ouvert cette soirée - qui se confirmera être charmante - par une des œuvres phares du maître français, Timbre, Espace, mouvement ou La Nuit étoilée, inspirée par la vision du célèbre tableau du même nom de Van Gogh, pris ...
Guide de la Musique

Guide de la Musique de Larousse

On l’attendait sans pour autant l’envisager. N’était-il pas temps de concevoir la musique comme art des sons, comme écoute avant d’être théorie ou histoire ? Si, pour sûr. Après Les Genres Musicaux, bible de bon nombre de musiciens et mélomanes, Gérard Denizeau complète judicieusement la collection Reconnaître et Comprendre à travers son Guide la Musique, une initiation par les œuvres. Une histoire de la musique supplémentaire qui ne va qu’alourdir un peu ...
Un petit bijou sans prétention

Un petit bijou sans prétention

Le Barbier de Séville De Gioachino Rossini l’Opéra de Nancy et de Lorraine avait choisi de monter l’œuvre la plus célèbre, la plus populaire aussi, Il Barbiere di Siviglia (intitulée dans un premier temps Almaviva ossia l’inutile precauzione, pour éviter toute confusion avec le chef-d’œuvre homonyme de Paisiello). La première d’Almaviva fut un désastre, dû tout autant à la précipitation de l’entreprise qu’à la cabale montée par les partisans de Paisiello. ...
rose_nancy

C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante

Le Chevalier à la rose Vous souvenez-vous de cette publicité Kenzo qui avait surpris plus d’un parisien lorsqu’un matin, au sortir de chez lui, il s’était retrouvé face à de superbes parterres rouges, telle la place du Panthéon parsemée de grands coquelicots ? Il en fut de même ce soir-là au lever de rideau lorsque est apparue une scène recouverte de photos de roses accrochées à des centaines de tiges bien trop figées. ...
Merveilleux français…

Merveilleux français…

Avant sa prometteuse tournée japonaise, l’Orchestre de Paris, sous la baguette de Michel Plasson, tant admiré mais trop peu entendu sur les scènes parisiennes, nous a révélé une partie du programme qu’il emmènera dans ses bagages. De riches valises qui ne pourront que réjouir les publics de Tokyo, Osaka, Nagoya et Kuamamoto ! Certains reprocheront à Michel Plasson son "entêtement" à ne cesser de revendiquer la musique française ou encore la volonté ...
Cio-Cio-San, fidèle à elle-même, tout simplement…

Cio-Cio-San, fidèle à elle-même, tout simplement…

Madame Butterfly « Butterfly, opéra diabétique, le résultat d’un incident », tel fut le titre de la presse au lendemain de la première alors que son compositeur, au même instant écrivait, « Ma Butterfly reste comme elle est : l’opéra le plus senti et le plus expressif que j’aie jamais conçu. Vous allez voir, à la fin je gagnerai… ». Etrange paradoxe des impressions ressenties… mais le maître avait raison. Bien que la première de Madama ...
Guillaume Coppola , jeune pianiste en devenir

Guillaume Coppola, jeune pianiste en devenir

« Jeunes Talents » à l'Hôtel de Soubise Le hasard des rues suscite parfois de jolies rencontres. Promenez-vous donc le week-end dans le marais et arrêtez-vous au Centre Historique des Archives Nationales où sont proposés, tous les samedis à 18h30, des concerts offerts par de jeunes talents. L’association, du même nom et dont le Président d’Honneur n’est autre qu’Henri Dutilleux, a pour but d’aider de jeunes musiciens, chanteurs et compositeurs - ...
collin_davis_paris

Sir Colin Davis et Mihaela Ursuleasa à Paris

Grand défenseur de l’un de nos immenses compositeurs, Sir Colin Davis se fait pourtant rare sur les scènes françaises. Quelle excitation était la notre ce vendredi soir de le savoir à Paris, qui plus est pour diriger le grand Berlioz ! Hector Berlioz qui a été son plus grand choc musical il y a bien longtemps en découvrant L’Enfance du Christ d’abord, puis Roméo et Juliette, les Nuits d’Eté et toute ...
Spectacle et douceur

Spectacle et douceur avec Zoltán Kocsis

Le 2 décembre 1956 un pianiste surgissait du néant en mettant débout le public du Châtelet grâce à une interprétation du 1er concerto de Liszt digne du compositeur lui-même. Malheureusement Zoltán Kocsis ce vendredi soir n’était pas Georges Cziffra… Certes son jeu fut brillant mais sans doute trop « m’as-tu vu » offrant à l’auditoire une virtuosité quasi gratuite sans âme ou si peu par instants. Des notes déferlant à un tempo ...
La générosité avant tout !

La générosité avant tout !

Richard Wagner, Tristan und Isolde « Ce Tristan devient quelque chose d’effroyable […] Quelle impitoyable impression j’ai de ma musique, je ne puis assez le dire ; de tout mon cœur j’ai le sentiment de n’être rien qu’un bousilleur. […] Quelle intime conviction de ma médiocrité de musicien ! Je crois que je n’ai pas grand-chose dans le ventre », telle était, aussi surprenant que cela puisse paraître, la pensée du maître de Bayreuth durant ...
Masur et Brahms… deux allemands ?

Masur et Brahms… deux allemands ?

Cycle Brahms par Kurt Masur et l’ONF Après le somptueux cycle Mendelssohn offert il y a tout juste un an qui succédait lui-même à une exploration beethovénienne, Kurt Masur cette année nous a conduit sur les pas du Brahms symphonique, héritier naturel des précédents. Doit-on d’ailleurs évoquer le curieux hasard des programmations parisiennes qui annoncent deux cycles… Mendelssohn (?!) et … Brahms (le même, oui) pour la saison 2004-2005 de l’Orchestre ...
Hélène Grimaud

Hélène Grimaud

Théâtre des Champs-Élysées L’Oiseau aurait-il supplanté la belle Hélène ? Où couraient donc tous ces parisiens pressés et euphoriques ce samedi soir ? Qui pouvait bien les motiver et les exciter ainsi ? Une femme bien sûr ! Jeune, médiatisée, ravissante mais aussi talentueuse… de quoi faire des jaloux lorsque vous avez la chance d’assister à son concert parisien, qui plus est lorsque la belle est invitée par l’Orchestre National de France, éblouissant un peu plus à chacune ...
La redécouverte de Serge Nigg

La redécouverte de Serge Nigg

Présences 2004 Fondée sur une donnée littéraire, l’Axël posthume de Villiers de L’Isle-Adam, Visages d’Axël de Serge Nigg est à l’évidence une œuvre très pensée, l’écho d’une profonde réflexion métaphysique. Le compositeur élabore ici un drame sonore qui met en scène le monde réel et le monde occulte, comme si lui-même, happé par le vertige de la réclusion poétique, cherchait à combattre la tentation du repli par un geste artistique d’une ...
Où sont passés Da Ponte et Mozart ?

Où sont passés Da Ponte et Mozart ?

Don Giovanni Contraste de programmation, de jeu, de geste musical, de conception scénique. Après la légèreté de La Périchole, l’Opéra de Nancy, ayant pour maître mot l’hétérogénéité, nous a invité à fêter cette nouvelle année autour d’un grand festin, celui de pierre… avec le ô combien célèbre et merveilleux Don Giovanni. L’impatience de se rendre à Nancy pour savourer une nouvelle fois le génie mozartien était alliée à une interrogation sur ...
Un bien triste Oratorio de Noël…

Un bien triste Oratorio de Noël…

L’Ensemble Orchestral invite Kenneth Montgomery Dans les pays germaniques, l’oratorio se fonde dès le XVIIe siècle sur une solide et double tradition - celle de la Bible et celle de la Réforme - pour parvenir à son point culminant dans la première moitié du XVIIIe siècle. Les deux artisans majeurs en demeurent Jean-Sébastien Bach et, surtout, Georg Friedrich Haendel. Mais, à la différence de ce dernier, Bach pense le genre en ...

Benvenuto Cellini par John Nelson

« Je lus et relus les partitions de Gluck, je les copiai, je les appris par cœur ; elles me firent perdre le sommeil, oublier le boire et le manger. Et le jour où, après une anxieuse attente, il me fut enfin permis d’entendre Iphigénie en Tauride, je jurai, en sortant de l’Opéra, que, malgré père, mère, oncles, tantes, grands-parents et amis, je serais musicien. » [Mémoires, I, 64]. Hector Berlioz n’a pas vingt ...
Hommage à Richard Strauss

Hommage à Richard Strauss

Myung-Whun Chung et l’Orchestre Philharmonique de Radio France Dans le cadre de son cycle autour de Richard Strauss, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, après avoir proposé il y a quelques mois au public parisien les Quatre derniers lieder, Mort et Transfiguration et Till l’Espiègle, a poursuivi cet hommage en nous conviant à une merveilleuse soirée placée sous le sceau de la grandeur avec Don Juan, quatre lieder extraits de l’opus 68 ainsi ...
Le rire transcendé !

Le rire transcendé !

Jacques Offenbach (1819-1880) : La Périchole Le Théâtre de Nancy a ceci de particulier qu’il peut afficher indifféremment Fidelio de Beethoven, Il Prigioniero de Dallapiccola ou La Mascotte d’Audran à ses programmes, sans que l’impeccable logique de sa programmation puisse être mise en cause. L’éclectisme et l’ouverture sont ici de rigueur, le seul critère retenu pour des spectacles si différents étant celui de l’excellence. Le public qui a ovationné, ces dernières ...
Une merveille au côté d’Emmanuel Krivine et de l’Orchestre National de France

Ingolf Wunder, une merveille au côté d’Emmanuel Krivine

Il est des soirées musicales dont on pressent dès les premières notes qu’elles s’inscriront sous le signe de l’exceptionnel. Jeudi 16 octobre, dans le cadre du théâtre des Champs-Élysées il nous a été donné d’en vivre une dont la mémoire restera longtemps illuminée. Tout avait commencé avec Berlioz (au passage, avez-vous noté qu’après quinze ans de commémorations, toutes plus sinistres les unes que les autres, celle-ci ne cesse de nous ...
Puissance déficiente et gloire incertaine

Puissance déficiente et gloire incertaine

Concert d’ouverture de la saison de l’Orchestre National d’Ile-de-France Au sortir de certains concerts, il arrive que la perplexité de l’auditeur vienne en premier lieu du choix des œuvres. Tel a été le cas pour nous, ce samedi soir, à la fin d’une manifestation musicale que les noms de Mozart et Brahms plaçaient pourtant sous le signe de l’excellence et de l’exigence. Car il arrive parfois, hélas, que les compositeurs ne ...