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Dossiers

Mathias Heymann

Mathias Heymann, danseur

ResMusica: Avoir été nommé étoile est-il synonyme d’une pression accrue ? Comment appréhendez-vous ce nouveau titre au quotidien ? Mathias Heymann: «Pression» n’est pas le terme approprié selon moi ; ce n’est pas ainsi que je ressens les choses. Cette nomination est la récompense d’une progression et du travail que j’ai pu fournir durant les cinq dernières années. La pression va bien sûr être présente, mais elle était déjà là lorsque j’étais Premier Danseur. Ma ...
V : Les musiciens danois de l’Age d’Or

Les musiciens danois de l’Age d’Or

Au XIXe siècle, et particulièrement jusqu’en 1850 pour ce qui concerne la musique, la vie culturelle danoise connaît un authentique Age d’Or. La noblesse et l’élite bourgeoise en pleine expansion économique accèdent à un niveau de pratique intellectuel et artistique jamais atteint au Danemark. Les acteurs de cette période, qui en fait n’est pas un mouvement organisé en soi, regroupent de grandes et très diverses personnalités, dont Schulz, Kuhlau ou ...
A propos de ma transcription de Rondes de printemps de Debussy pour piano à deux mains, par Gérard Gasparian

A propos de ma transcription de Rondes de printemps de Debussy pour piano à deux mains, par Gérard Gasparian

Rondes de printempsResMusica vous dévoile dans ce dossier les réflexions et démarches d'une transcription pour piano d'une pièce pour orchestre, Rondes de printemps de Debussy par le pianiste Gérard Gasparian. Comment donner une autre lecture d'une œuvre sans la dénaturer ni l'altérer. Ma démarche est née lorsque j’ai découvert que le thème « Nous n’irons plus au bois » était utilisé par Debussy non seulement dans Jardins sous la pluie, mais ...
Patrick Dupond

Patrick Dupond, danseur

ResMusica : Vous vous êtes distingué très tôt dans la discipline en remportant à 17 ans à Varna (Bulgarie) la médaille d’or du meilleur danseur du Monde. Seuls Vassiliev et Barychnikov en avaient été jugés dignes avant vous. Cette ascension éclair fut-elle lourde à porter ? Patrick Dupond : Non, je n’ai jamais considéré cette ascension comme lourde à porter : je m’accommodais très vite du succès. Une telle ascension était rarissime et ...
Dominique Khalfouni et Mathieu Ganio

Dominique Khalfouni et Mathieu Ganio, danseurs

ResMusica : Comment est née la collaboration avec Marlène Ionesco? Dominique Khalfouni & Mathieu Ganio : Nous avons rencontré Marlène pour la première fois lors de la projection du film «Le Rêve d’Othello» dans lequel figuraient Agnès Letestu et Larrio Ekson. Lorsqu’elle a manifesté son désir de travailler avec nous, nous avons tout de suite accepté. RM : Comment avez-vous travaillé? DK : Marlène est très vite devenue une amie, une complice. Au ...
L’œuvre héritière de l’esthétique néoclassique

Suite en blanc de Serge Lifar, l’œuvre héritière de l’esthétique néoclassique

«Pour qu’il redevienne créateur, pour qu’il soit fort, vibrant et sain, l’art de la danse doit retrouver le souffle puissant, non pas humain, mais surhumain, qui participe de la passion. » (Serge Lifar) On aime à dire que si l’on devait retenir une œuvre de Serge Lifar (artiste fécond, il composa plus de 80 œuvres durant les trois décennies de son règne !), ce serait Suite en blanc, cette vision ...
Baschenis : le silence de la vie

Petites histoires du violon : Baschenis, le silence de la vie

L’instrument de musique est un thème récurent dans la peinture. De l’Antiquité (voir de la préhistoire) jusqu’à aujourd’hui, sa dimension esthétique, poétique et magique a toujours été source d’inspiration pour les artistes. Nous allons nous intéresser à l’un d’eux, qui, au XVIIe siècle, s’est fait une spécialité de ce sujet : Evaristo Baschenis. Né et mort à Bergame (1617-1677), prêtre, musicien, fréquentant les luthiers de Crémone, il exécuta une cinquantaine de ...
Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Hélène

Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Hélène

Rares opéras français Créée le 18 février 1904 au théâtre de Monte-Carlo, le poème lyrique Hélène, d’une esthétique antiquisante, classique dans sa forme, est une méditation sur un sujet mythologique, célébrant le thème éternel de l’amour. Le critique Pierre Lalo qui assista à la première à Monte Carlo en 1904, n’avait pas tout à fait tort de qualifier l’œuvre de «cantate pour le Prix de Rome », de ne voir ...
XIV. Du jeu dans le violon …

Petites histoires du violon : Du jeu dans le violon…

Le violon est un objet qui, pour toutes sortes de raisons : sa forme, son histoire, ses mythes, sa tradition, ses valeurs, etc. (voir les articles précédents), est crédité d’un pouvoir émotionnel très puissant. Même si, au cours de son histoire, son image a pu changer (instrument des pauvres au XVIe siècle, instrument d’une «élite» depuis le XIXe, par exemple), celle-ci s’est stéréotypée et a, d’une certaine manière, été sacralisée. Nous ...
IV : Peter Erasmus Lange-Müller (1850-1926) Le Danois migraineux

Peter Erasmus Lange-Müller (1850-1926) – le Danois migraineux

Après les compositeurs danois Hans-Christian Lumbye, Victor Bendix et Louis Glass, voici la présentation d’un autre contemporain de Carl Nielsen, donc Danois également, nommé Peter Erasmus Lange-Müller, personnage singulier né en 1850 et décédé en 1926. Si les circonstances l’avaient permis Lange-Müller aurait pu sans trop de difficulté se hisser au sommet de la création musicale danoise de son temps et connaître une postérité glorieuse. Explication ! Issu d’une famille bourgeoise et ...
III : Louis Glass (1834-1936) « Le » post-romantique danois par excellence

Louis Glass (1834-1936) – « Le » post-romantique danois par excellence

«… la musique est le plus intellectuel de tous les modes d’expression artistique et c’est pourquoi elle peut faire l’effet d’une révélation sur un esprit quelque peu ouvert. C’est là que résident son grand mystère et sa véritable profondeur». Louis Glass Louis Glass n’est pas venu à la musique dite sérieuse par hasard. Son proche entourage familial rend aisément compte de son engagement artistique précoce. Son père Christian Henrik Glass (1821-1893) ...
Article XIII : Par l’âme amère

Petites histoires du violon : Par l’âme amère

Dans l’article XI  : « le violon dans l’inconscient collectif », nous avons proposé une réflexion sur notre représentation du violon, sur l’idée générale que cet objet véhicule. A présent, nous allons étudier ce qui se passe quand nous sommes en contact physique avec un violon, que nous pouvons concrètement voir, entendre et –éventuellement- toucher. Nous précisons éventuellement, car l’approche est très différente suivant que l’on se place comme auditeur, ...
II : Hans Christian Lumbye (1810-1874) Un roi du divertissement  au Danemark  Vol I

Hans Christian Lumbye (1810-1874) – un roi du divertissement au Danemark

Un certain XIXe siècle voulait s’amuser, oublier les tracas imposés par le quotidien, profiter de l’existence et de ses frivolités offertes par une société relativement permissive pour l’époque. Ces opportunités saisies à bras le corps par les plus favorisés contrastaient fortement avec les conditions d’existence des classes laborieuses auxquelles un tel accès demeurerait inaccessible la majeure partie du temps de leur existence. Copenhague concentrait alors toutes les activités culturelles et artistiques ...
Designer du nouveau piano Pleyel

Andrée Putman, designer du nouveau piano Pleyel

C’est dans le cadre de la soirée d’inauguration des Designers’s Days 2008, que la maison Pleyel a présenté en avant-première, ce 12 juin, la toute dernière création surgie du nouvel atelier de Saint-Denis et placée sous le beau label de Voie Lactée. Manifestation de cinq journées dont la création remonte à 2001, les Designers’s Days (thème de cette session : « matière et couleur ») mettent en scène de façon gaiement ...
Victor Bendix

Victor Bendix : son oeuvre

Après avoir présenté la vie de Victor Bendix, Jean-Luc Caron s’attarde maintenant sur son imposante œuvre et vous invite à poursuivre l’aventure à travers les enregistrements de ses pièces. Musique pour la voix Bendix a écrit de nombreuses chansons solos considérées comme d’importance moindre que ses pièces pour piano par exemple. Néanmoins la postérité a retenu ses Quatre Chansons, op. 3 : 1. Où est mon étoile scintillante, à présent ? (Hvor tindrer nu ...
I : Victor Bendix (1851-1926) Le Danois injustement oublié !

Victor Bendix (1851-1926), le Danois injustement oublié

A en juger par le nombre très modeste d’informations consacrées à Victor Bendix, le personnage continue de n’intéresser que peu de monde. Et pourtant, à plus d’un titre, son histoire et sa musique méritent d’être tirées de l’oubli le temps d’une courte notice biographique. Né à Copenhague le 17 mai 1851 Victor (Emanuel) Bendix est rapidement devenu à la fois excellent pianiste et chef d’orchestre très actif. Issu d’un milieu juif ...
Le nouveau piano Pleyel P. 204

Le nouveau piano Pleyel P. 204

Une identité retrouvéeL’histoire de la manufacture de pianos du même nom est tout aussi mouvementée. Fondée en 1807 par Ignace Pleyel, elle a dominé, à côté d’Erard, la facture pianistique française du XIXe siècle. Très vite, Pleyel devient le fournisseur de l’impératrice Joséphine ainsi que de toutes les cours européennes, et exporte en Europe, en Amérique et en Orient. Lorsqu’Ignace Pleyel s’éteint en 1831, son fils, Camille, reprend le flambeau ...
XII : petite histoire amorale du violon

Petite histoire amorale du violon

Dans l’article VI : Le cri des violons aphones , nous donnions de l’instrument de musique la définition du dictionnaire : « objet utilisé pour produire des sons à des fins musicales ». Au cours des autres articles, nous avons pu nous apercevoir que considérer l’instrument de musique uniquement sous l’aspect utilitaire était par trop restrictif. En effet, s’agissant du violon, notre représentation implique beaucoup d’autres dimensions : politique, économique, sociale, magico-religieuse, ...
Américain, mais universel !

George Gershwin, Américain, mais universel !

George Gershwin (1898-1937) est certainement le compositeur le plus facilement reconnu comme « américain » par le public. Cette étiquette lui colle à la peau depuis presque toujours et même Arturo Toscanini considérait sa musique comme la seule « véritablement américaine ». Mais Gershwin est à l’image des Etats-Unis, un condensé d’influences allié à une vie aussi épique que fascinante. Une vie « américaine » Né à New-York, George Gershwin ...
Charles Ives, amateur et visionnaire

Charles Ives, amateur et visionnaire

Central park in the Dark Organiste émérite et compositeur autodidacte, Charles Ives (1874-1954) rédige des œuvres radicales. Mais, Ives est un compositeur « amateur » qui se consacre à sa musique pendant son temps libre car son activité professionnelle est dédiée à la gestion de sa très lucrative société d’assurance Ives & Co. Central Park in the Dark, d’une petite dizaine de minutes, est l’une de ses pièces les plus ...
Messiaen, le vertige des sommets

Des Canyons aux Etoiles de Messiaen, le vertige des sommets

Des canyons aux étoiles est la partition orchestrale la plus vaste et monumentale d'Olivier Messiaen par son programme et par sa durée supérieure à l’heure et demie. Cette musique minérale, suggestive et granitique s’impose comme l’un des sommets de l’œuvre du compositeur français. 1. Présentation de l’œuvre. Commandée pour les célébrations du bicentenaire des Etats-Unis (1776), la pièce, composée entre 1971 et 1974, est créée à New York en 1974. Pour s’imprégner ...
Dvořák Cap sur l’Amérique !

La Symphonie du Nouveau Monde d’Antonín Dvořák : cap sur l’Amérique !

1. Présentation de l’œuvre Composée entre janvier et mai 1893, la partition remporte d’emblée un grand succès public. Tout en conservant son style propre dans l’harmonie et l’orchestration, la pièce fait la part belle à des éléments mélodiques américains. Mais au lieu de les citer directement, Antonin Dvořák les a réécrits tout en employant des formules rythmiques et des modes américains. Le compositeur déclare ainsi : « j’ai tout simplement écrit des ...
Le phénomène Turangalîla d’Olivier Messiaen

Le phénomène Turangalîla d’Olivier Messiaen

Turangalîla-symphonie C’est le « tube » symphonique du compositeur, sa pièce la plus célèbre et la plus jouée et l’une des très rares partitions composée après 1945 qui s’est imposée au répertoire et qui soulève d’enthousiasme une salle de concert à chaque exécution. Tout au long de l’année Messiaen 2008, la pièce sera fêtée d’Aix-en-Provence où se déroula la première audition française (1950) à New-York, sans oublier le festival de Salzbourg ...
Le Pays, drame en musique (3) – Propos de Alain Garichot

Le Pays, drame en musique de Joseph-Guy Ropartz – Propos de Alain Garichot

Metteur en scène du Pays de Joseph-Guy Ropartz à l’Opéra de Tours du 25 au 29 janvier, Alain Garichot a accepté de nous faire part de quelques réflexions. Jean-Yves Ossonce nous a dit à quel point le choix du réalisateur s’était imposé à lui, mais quel est l’avis de l’intéressé ? S’il affirme aujourd’hui adorer l’ouvrage, Alain Garichot ne l’a découvert que très récemment : « C’est une œuvre dont j’ignorais l’existence ...
Karlheinz Stockhausen : le découvreur d’inouï

Karlheinz Stockhausen (1928-2007) : le découvreur d’inouï

« Nous sommes juste au début d’une nouvelle musique qui représente l’esprit d’une nouvelle conscience du cosmos, qui n’est plus une musique qui reflète seulement la situation de l’homme comme individu sur cette terre mais comme un esprit qui s’est ouvert pour la première fois dans son existence à toutes les lois de l’univers ». Cette déclaration de Karlheinz Stockhausen au début d’une carrière qui allait l’amener à tester tous ...
Un bon cru, qui reste à confirmer

Le Pays, drame en musique de Joseph-Guy Ropartz – Propos de Jean-Yves Ossonce

En prélude aux représentations du Pays de Joseph-Guy Ropartz qu’il dirigera à l’Opéra de Tours du 25 au 29 janvier, Jean-Yves Ossonce a accepté de répondre à nos questions sur l’ouvrage. C’est tout d’abord le directeur de l’institution lyrique qui réfute le risque constitué par la programmation d’un ouvrage méconnu et exigeant : « Je crois au contraire qu’il faut veiller à faire respirer une programmation, entre des œuvres méconnues ...
L’imaginaire musical dans toute sa démesure

Karlheinz Stockhausen, l’imaginaire musical dans toute sa démesure

Karlheinz Stockhausen est mort subrepticement mercredi 5 décembre, dans sa quatre-vingtième année, à Kürten, près de Cologne, région où il est né en 1928 et où il vivait, en pleine nature, entouré de ses proches, en quasi autarcie. La Fondation qui porte son nom a annoncé la nouvelle de son décès avec deux jours de retard. Cadet de la génération dite de l’Ecole de Darmstadt, aux côtés des Maderna, Nono, Berio, ...
Karlheinz Stockhausen dans la musique à grande diffusion

Karlheinz Stockhausen (1928-2007), dans la musique à grande diffusion

Qu’entend-on par «musique à grande diffusion» ? Très simplement des produits culturels destinés par leurs natures à viser un vaste public. Cela ne signifie pas nécessairement «sous-culture». Karlheinz Stockhausen, personnalité énigmatique et charismatique, en a inspiré plus d’un, le plus souvent de manière sincère. Tout d’abord, Stockhausen et les Beatles. Oui, les «quatre garçons dans le vent» savaient très bien qui était le compositeur de Kürten-Kettenberg. Certes, l’influence de Gruppen ne transparaît pas ...
IV. Une économie particulière

L’opéra en France : une économie particulière

Combien coûte un opéra ? Un opéra est immanquablement en déficit. La billetterie ne représente au mieux que 30% des coûts d’une production. Alors pourquoi maintenir de tels ensembles si coûteux, qui finalement intéressent peu de monde ? Les collectivités et l’Etat ne gagneraient-ils pas, en fermant les opéras, à faire des économies considérables ? Alors, dans ce cas, pourquoi ne l’a-t-on pas fait plus tôt ? Des retombées annexes Napoléon III en commandant à grands frais le ...
III. Des organisations très individualisées

L’opéra en France : des organisations très individualisées

Où monter un opéra ? Rien ne ressemble moins à une maison d’opéra qu’une autre maison d’opéra. Ne serait-ce que dans la dénomination : Grand-Théâtre, Opéra-Théâtre, Opéra, Opéra national, etc… Qui sont les tutelles ? En 1964, lors de la création du réseau des opéras de France, la RTLMF (Réunion des Théâtres Lyriques Municipaux de France), les maisons d’opéras étaient toutes sous le contrôle de leurs villes, à l’exception du Théâtre National de l’Opéra ...