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Concerts

Nicholas Angelich au XXXII° Festival de l’Orangerie

Ne cherchez sur aucune carte helvète la vallée d’Obermann : c’est une allusion littéraire (Etienne de Senancour, 1804). Et la pièce qui porte ce titre n’est certes ni la plus courte ni la moins complexe de la première année de pèlerinage de Liszt, « Suisse », que Nicholas Angelich s’est choisie pour dessert avec son appétit d’ogre. Tout comme le « Dante » de la deuxième année, ce morceau de choix ...

XIX° Festival International d’Orgue, les bons tubes de l’été.

Trois générations d’organistes se sont succédé en trois jours à Bordeaux, sur trois instruments différents, dans le cadre du XIX° festival international. Triptyque représentatif, par la variété de son répertoire, du large panorama que cette manifestation, moins connue sans doute que la rivale automnale toulousaine, dotée il est vrai de moyens plus conséquents, propose chaque été. Avec Bruno Mathieu, nommé à Saint-Spire de Corbeil, un beau programme d’orgue symphonique allant du ...

Les saisons transversales

Festival de Radio-France et de Montpellier Languedoc-Roussillon La paraphrase des saisons est une récurrence de l’inspiration musicale. Aux côtés de Vivaldi, Haydn et Tchaïkovsky, d’autres s’y sont essayés ; témoin le disque de Gidon Kremer précisément ( «  Les huit saisons » : Vivaldi, et arrangement de Piazzolla par… Desyatnikov). Ce compositeur n’a pas manqué de dédier à son ami letton une œuvre sur ce thème universel. On sait déjà l’éclectisme de Kremer – ...

Une exquise querelle de bouffons

Festival de Radio-France et de Montpellier Languedoc-Roussillon Deux ans après la production de la Cité de la Musique et le louangé coffret paru chez Opus 111, Antonio Florio remet le couvert à Montpellier, qui mérite bien d’aligner ce chef d’œuvre au rang de ses recréations. Mais de quoi s’agit-il en fait ? De la commedia dell’arte, de l’opéra-bouffe (selon le sous-titre), de la conversation en musique ? Tout cela, et bien d’autres choses encore. Si ...

Une Fedora Rusticana

Festival de Radio-France et de Montpellier Languedoc-Roussillon Existe-t-il un moyen terme entre le vérisme pur et dur (Catalani, Giordano…) et le sentimentalisme bien-pensant de la fin du XIX° siècle ? Selon Franco Alfano, oui. Selon son librettiste Cesare Hanau plutôt, qui d’après un mélodrame tolstoïen à succès, trousse en pleine Belle Epoque un canevas extravagant, où la succession des poncifs catastrophistes le dispute à l’enchaînement final des remises de peine et des onctions ...

Schubert, version Sang Viennois

Cinquième festival d’été de BordeauxLauréat en 1999 du premier Concours International de Bordeaux, le jeune Quatuor Johannes a-t-il trouvé l’inspiration de sa texture schubertienne dans la douce lumière qui nimbe l’escalier du Grand Théâtre ? On a trop souvent opposé le Schubert adolescent des quatuors et symphonies au compositeur adulte pour ne pas le louer d’avoir d’emblée écarté le cliché d’une maturité sans prémices. Ainsi choisit-il deux ouvrages séparées de dix années, ...

Sortie de Désert pour Charles-Valentin Alkan

Festival Chopin La postérité est un bon filtre, dit-on; voire. La rareté de Charles-Valentin Alkan (1813-1888) est plutôt une question de difficulté technique, et de langage. N’est pas Claire Désert qui veut ; laquelle sait, au nœud d’un programme extrêmement ardu, articuler sans effort apparent les spasmes et écarts effrayants d’une pièce justement qualifiée de diabolique. On a dit Alkan sauvage. C’est faux : il appartint aux cercles de George Sand et Victor ...

Georges Pludermacher, un sphinx à l’Orangerie de Bagatelle

Georges Pludermacher est un élève dissipé, qui commence par la bagatelle avant de se consacrer à l’étude - forme prisée à l’époque (Liszt, Kalkbrenner et autres) ; Chopin, en maître des lieux, s’arroge naturellement la meilleure part de chacun des deux domaines. Ses mazurkas, réminiscences d’exil, dont l’essence dansante et légère est admirablement rendue par l’artiste (rubato, style chaloupé, contrastes de dynamiques), trouvent aussi chez lui leur constante ambivalence de couleur. Rare ...

La Barque, la Cathédrale et l’Océan

Festival d’Auvers-sur-Oise Couronné de plusieurs prix lors du Festival Chopin de Varsovie en 1985, entre autre lauriers, et pupille d’Arthur Rubinstein, c’est justice que Marc Laforêt se soit imposé comme spécialiste de ce musicien. Son projet est un diptyque : les rêveuses (mais tourmentées) Ballades trouvent un écho amplifié de leur mal-être, dans deux œuvres véhémentes liées par la même morbide tonalité: la Sonate « Marche funèbre » et le deuxième Scherzo. ...

Christophe Rousset et le Mausolée de Couperin

Comédie des Champs-Elysées C’est au prolifique et versatile fondateur des Talens Lyriques que revenait l’honneur de clôturer le très beau cycle de clavecin 2000-2001 initié par Jeanine Roze. Alors que la Cité de la Musique programmait, il y a peu, les vingt-sept Ordres de François Couperin, Christophe Rousset proposait une soirée alternant certains d’entre eux avec des pièces de son oncle Louis. Au sein d’une discographie déjà pléthorique, l’interprète a souvent servi ...

La magie du violoncelle.

Festival aux chandelles Le deuxième concert du festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte s’est déroulé samedi soir, avec au programme trois suites de Bach pour violoncelle seul. C’est le violoncelliste virtuose Antonio Meneses qui était l’invité de ce second concert du cru 2001du festival aux chandelles. Il interpréta les suites n° 3 en ut majeur (BWV 1009), n°5 en ut mineur (BWV 1011) et n° 6 en ré majeur (BWV 1012) de Jean-Sébastien ...

Michel Portal le magnifique.

Festival aux chandelles Une nouvelle fois, la magie du festival aux chandelles a joué, la petite église des mineurs suffisant à peine à contenir la foule des mélomanes attirés à la fois par le cadre et le programme proposé. Le festival aux chandelles de Saint-Pierre-sur-l’Hâte, qui se déroule dans la petite église juchée sur les hauteurs de Sainte-Marie-aux-Mines, a débuté en apothéose, jeudi soir, par un programme entièrement consacré à Brahms. La recette ...

Etat de Grace pour Bumbry au Châtelet

Pour paraphraser un titre célèbre, la nostalgie n’est plus ce qu’elle était - du moins en ce qui concerne Grace Bumbry ! Là où beaucoup attendaient avec indulgence un récital soigné et paisible, sans surprise, précédant un départ inévitable vers une retraite très méritée, il se produisit ce que les amateurs de franglais nomment un « happening ». Quoi ? Cette Eboli sans égale, cette Carmen d’anthologie (le film de Karajan!), cette Vénus sulfureuse ...
 

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