 | Analyste financier dans un grand groupe bancaire français, Vincent Deloge oublie régulièrement les ratios économiques dans le confort des théâtres à l’italienne. Saisi par le virus de l’Opéra un soir de novembre 1992 où Ruggero Raimondi sublimait Basilio, il n’a trouvé depuis aucun remède, délaissant progressivement Musset et Montherlant pour célébrer Mozart et Wagner. Quelques collaborations à Forum Opéra et ResMusica plus tard, ayant
quitté la terre de Gustave Charpentier pour celle de Paul Le Flem, il
s’efforce de communiquer sa passion et défend sans relâche un répertoire
français qui, d’Auber à Petitgirard, ne cesse de l’émerveiller et reste
pourtant honteusement sous-exploité. Il s’obstine à défendre les gosiers
généreux - leur pardonnant volontiers quelques scories - ainsi que les
véritables créateurs d’univers scénique. Il déteste les produits surgelés
fabriqués par les maisons de disque mais respecte infiniment tous ceux qui
entreprennent au quotidien pour ouvrir l’art lyrique à de nouveaux et larges publics. |