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	<title>ResMusica</title>
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	<description>musique classique et danse</description>
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		<title>Guillaume Tell de Grétry à Liège</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 12:09:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Catherine Scholler</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[André-Ernest-Modeste Grétry]]></category>
		<category><![CDATA[Anne-Catherine Gillet]]></category>
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		<category><![CDATA[Stefano Mazzonis Di Pralafera]]></category>

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		<description><![CDATA[Liège. Opéra Royal de Wallonie. 7-VI-2013. André-Ernest-Modeste Grétry (1741-1813) Guillaume Tell, drame mis en musique en trois actes sur un livret de Michel-Jean Sedaine. Mise en scène : Stefano Mazzonis Di Pralafera. Décors : Jean-Guy Lecat. Costumes : Fernand Ruiz. Lumières : Franco Marri. Avec : Marc Laho, Guillaume Tell ; Anne-Catherine Gillet, Mme Tell ; Lionel Lhote, Gessler ; Liesbeth Devos, Marie ; Patrick Delcour, Melktal père  ; Stefan Cifolelli, Melktal fils ; Roger Joakim, le voyageur ; Natacha Kowalski, le fils de Guillaume. Orchestre et chœur de l’Opéra Royal de Wallonie. Chef de chœur Marcel Seminara. Direction Claudio Scimone.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Anne-Catherine-Gillet-Madame-Tell-.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-78874" title="Anne-Catherine Gillet (Madame Tell )" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Anne-Catherine-Gillet-Madame-Tell--362x285.jpg" alt="" width="362" height="285" /></a>L’<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/opera-royal-de-wallonie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Opéra Royal de Wallonie">Opéra Royal de Wallonie</a> a créé l’évènement pour le bicentenaire de la disparition d’<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/andre-ernest-modeste-gretry/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec André-Ernest-Modeste Grétry">André-Ernest-Modeste Grétry</a>, en redonnant vie à son <em>Guillaume Tell</em>, tombé dans l’oubli depuis bien longtemps, qui plus est dans la ville natale du compositeur, avec une distribution majoritairement belge, offrant ainsi une résurrection d’un pan de l’histoire musicale.</p>
<p>L’œuvre, créée en 1791, possède une réelle beauté, avec un grand soin apporté à l’orchestration, particulièrement nourrie pour un opéra-comique. On pense plus d’une fois au chevalier Gluck, surtout pendant la magnifique ouverture. Les airs et nombreux ensembles passent sans complexes de chansons bucoliques à couplets, à de grands airs tragiques. Il y en a vraiment pour tous les goûts, souvent dans des formes courtes (la représentation dure deux heures avec entracte). Le livret raconte la chronique bien connue de l’homme à la pomme, et, très curieusement pour une œuvre composée sous la Révolution Française, comprend peu d’appels à la liberté, si ce n’est dans la conclusion. Il s’agit plutôt d’une histoire champêtre, celle d’un brave père de famille amené presque par hasard à diriger une révolte. D’ailleurs les paysans se rallient à lui non pas par souci de justice, mais parce que leurs épouses menacent, s’ils ne prennent pas les armes, de ne plus assumer le devoir conjugal !</p>
<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Lionel-Lothe-Marc-Laho-Anne-Catherine-Gillet-Natacha-Kowalski-et-Leisbeth-Devos.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-78876" title="Lionel Lothe, Marc Laho , Anne-Catherine Gillet, Natacha Kowalski et Leisbeth Devos" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Lionel-Lothe-Marc-Laho-Anne-Catherine-Gillet-Natacha-Kowalski-et-Leisbeth-Devos-728x484.jpg" alt="" width="728" height="484" /></a><a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/stefano-mazzonis/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Stefano Mazzonis Di Pralafera">Stefano Mazzonis Di Pralafera</a> a décidé de gommer les ingénuités du livret en forçant le trait d’une scénographie plus naïve encore, à prendre au second, ou même au trentième degré. C’est très réussi, et particulièrement réjouissant. Il s’agit d’une reconstitution pas trop historique ni musicologique, d’une mise en scène d’époque, telle que nous l’imaginons de nos jours. Les décors de toile peinte et de praticables en une seule dimension décrivent une Suisse idyllique, avec des chalets et des vaches en carton-pâte, mais un chien véritable et bien sympathique, et un cheval placide. Des poulies, bien visibles à l’avant-scène, font semblant de changer les décors à vue, manœuvrées par des figurants en costumes de marin, rappelant que seuls ceux-ci étaient habilités à manipuler les grosses cordes des théâtres, une fois qu’ils avaient quitté la mer. La gestuelle et la diction des épisodes parlés sont calqués de façon outrancière sur ce que nous supposons être celle des théâtres de foire. En nous amusant de cette façon, avec l’œuvre et non pas contre elle, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/stefano-mazzonis/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Stefano Mazzonis Di Pralafera">Stefano Mazzonis Di Pralafera</a> apporte une aide véritable à ce Guillaume Tell, et fait passer tout naturellement des mots et des situations qui auraient pu sembler indigestes, ou tout du moins bien datés.</p>
<p>La distribution, de luxe, semble presque surdimensionnée eut égard aux exigences de la partition. <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/lionel-lhote/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Lionel Lhote">Lionel Lhote</a> est un méchant de grande classe, confondant d’autorité et de brillant. Son grand air « non jamais » est un des sommets de la soirée. <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/anne-catherine-gillet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Anne-Catherine Gillet">Anne-Catherine Gillet</a>, qui transforme décidément en or tout ce qu’elle touche, ne fait qu’une bouchée du personnage de madame Tell. Elle est également doté d’un air « O Ciel ! Où vont les scélérats » qui fait forte impression, et pourrait appartenir à des œuvres bien plus ambitieuses. Curieusement, le rôle-titre n’en dispose d’aucun, ce qui n’empêche pas <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/marc-laho/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Marc Laho">Marc Laho</a>, voix claire, aigus brillants, de dessiner un héros idéal.</p>
<p>Les seconds rôles, tout particulièrement <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/liesbeth-devos/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Liesbeth Devos">Liesbeth Devos</a>, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/stefan-cifolelli/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Stefan Cifolelli">Stefan Cifolelli</a> et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/natacha-kowalski/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Natacha Kowalski">Natacha Kowalski</a>, sont parfaits. Le chœur est en progrès constant.</p>
<p>La direction de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/claudio-scimone/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Claudio Scimone">Claudio Scimone</a> fait ressortir d’un orchestre motivé les moments forts de la musique de celui qui fut à son époque une star adulée, un novateur de son temps.</p>
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		<title>La Passion de Simone… par Kaija Saariaho</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 09:33:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Luc Caron</dc:creator>
				<category><![CDATA[À emporter]]></category>
		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[Dawn Upshaw]]></category>
		<category><![CDATA[Esa-Pekka Salonen]]></category>
		<category><![CDATA[Kaija Saariaho]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre symphonique de la radio finlandaise]]></category>

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		<description><![CDATA[Kaija Saariaho (née en 1952) : La passion de Simone. Chemin musical en quinze stations. Dawn Upshaw, soprano ; Orchestre symphonique de la Radio finlandaise ;  Chœur de chambre Tapiola, dir. Esa-Pekka Salonen. 1 CD Ondine SACD. Réf. : ODE 1217-5, code barre : 0 761195 121757. Enregistré en public à Helsinki,  les 19 et 20 octobre 2012. Notice trilingue : français, anglais, finnois et texte bilingue : français, anglais. Durée : 75’ ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/passion_simone.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-78865" title="passion_simone" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/passion_simone-362x362.jpg" alt="" width="362" height="362" /></a>En 2006, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/kaija-saariaho/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Kaija Saariaho">Kaija Saariaho</a> s’empare une nouvelle fois d’un sujet français à portée universelle sur un livret d’Amin Maalouf. La <em>Passion de Simone</em>, oratorio pour soprano solo, chœur, orchestre et électroniques, sous-titré : « Un voyage musical en quinze stations », reçut sa création à Vienne, le 26 novembre 2006, avec une mise en scène de Peter Sellars et une direction orchestrale assurée par Susanna Malkki. Ce jour-là, Pia Freund chanta Simone Weil, Dominique Blanc était la narratrice, Michael Schumacher le danseur muet et le Chœur Arnold Schoenberg défendait au mieux sa partie. La réception publique plutôt froide fut en grande partie attribuée à la mise en scène de Sellars.</p>
<p>L’enregistrement présent publié par Ondine nous permet de mieux juger la musique elle-même grâce à la prestation insurpassable de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/dawn-upshaw/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Dawn Upshaw">Dawn Upshaw</a> (initialement prévue dans ce rôle) et à la direction travaillée et brillante d’<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/esa-pekka-salonen/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Esa-Pekka Salonen">Esa-Pekka Salonen</a>, placé à la tête de l’excellent <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/orchestre-symphonique-de-la-radio-finlandaise/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Orchestre symphonique de la radio finlandaise">Orchestre symphonique de la Radio finlandaise</a>. L’oratorio s’inspire de l’histoire de Simone Weil (1909-1943), philosophe française d’origine allemande, profondément marquée par un mysticisme chrétien authentique et par une sincère recherche de justice sociale. Son positionnement personnel et intellectuel, courageux et non négociable, ne varia guère, marquant de manière indélébile son parcours… son chemin de croix, jusqu’à un mortel épuisement.</p>
<p>Comme dans ses précédentes réalisations, Kaija Saariaho s’investit dans son sujet et parvient encore à faire se mouvoir sa musique par le biais d’une spatialisation efficace, une coloration quasi séraphique, un continuum sonore unificateur. Musique servie par des interprètes merveilleux. Dans le numéro 11 de la revue <em>Tempus Perfectum</em> qui lui est consacré, Osmo Pekonen précise : « La <em>Passion de Simone</em> participe de la résurrection de son héroïne par les moyens de l’art. Et plus encore qu’une suite à la tradition des <em>Passions</em> de Bach, Telemann, Haendel, Penderecki ou Pärt, l’oratorio de Kaija Saariaho semble voiler un mystère, à la fois dans son sens comme de sa forme, comparable en cela à<em> Parsifal</em>, le <em>Bühnenweihfest</em> de Richard Wagner ou en <em>Saint-François d’Assise </em>de Messiaen, et propose un nouveau jalon dans la réinvention de l’art lyrique à l’aube du XXIe siècle ».</p>
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		<title>Rusalka à Genève, adieu poésie !</title>
		<link>http://www.resmusica.com/2013/06/19/rusalka-a-geneve-adieu-poesie/</link>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 07:11:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Schmitt</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Alexey Tikhomirov]]></category>
		<category><![CDATA[Antonín Dvořák]]></category>
		<category><![CDATA[Camilla Nylund]]></category>
		<category><![CDATA[Cornelia Oncioiu]]></category>
		<category><![CDATA[Dmitri Jurowski]]></category>
		<category><![CDATA[Jossi Wieler]]></category>
		<category><![CDATA[Ladislav Elgr]]></category>
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		<category><![CDATA[Orchestre de la Suisse Romande]]></category>
		<category><![CDATA[Sergio Morabito]]></category>

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		<description><![CDATA[Genève. Grand Théâtre. 13-VI-2013. Antonín Dvořák (1841-1904) : Rusalka, conte lyrique en trois actes sur un livret de Jaroslav Kvapil. Mise en scène : Jossi Wieler &#038; Sergio Morabito. Décor : Barbara Ehnes. Costumes : Anja Rabes. Lumières : Olaf Freese. Vidéo : Chris Kondek. Chorégraphie : Altea Garrido. Avec : Ladislav Elgr (Le prince) ; Nadia Krasteva (La princesse étrangère) ; Camilla Nylund (Rusalka) ; Alexey Tikhomirov (L’ondin) ; Birgit Remmert (Ježibaba) ; Hubert Francis (Le garde-chasse) ; Lamia Beuque (Le marmiton) ; Khachik Matevosyan (Le chasseur) ; Elisa Cenni, Stéphanie Lauricella, Cornelia Oncioiu (Trois dryades). Chœur du Grand Théâtre (chef de chœur : Ching-Lien Wu). Orchestre de la Suisse Romande. Direction musicale : Dmitri Jurowski.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Camilla-Nylund-Rusalka©-Grand-Théâtre-de-Genève.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-78856" title="Camilla Nylund (Rusalka)© Grand Théâtre de Genève" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Camilla-Nylund-Rusalka©-Grand-Théâtre-de-Genève-362x543.jpg" alt="" width="362" height="543" /></a>Après Salzbourg et <a href="http://www.resmusica.com/2012/03/07/rusalka-a-londres-une-nymphe-pour-aujourd’hui/">Londres</a> où cette production avait été reçue avec plus ou moins d’enthousiasme (plutôt moins que plus), <em>Rusalka</em> fait halte au Grand Théâtre de Genève. Certains critiques ayant jugé sulfureuse cette mise en scène, on s’attendait à un véritable scandale dans la cité de Calvin. Or, les amateurs de bronca ont été bien déçus de ne pas pouvoir manifester comme ils l’avaient fait dans les mises en scène d’opéra d’Olivier Py, par exemple. Certes quelques « bouh » ont résonné à l’issue de la représentation mais pas de quoi fouetter un chat. A propos de chat, quel sens peut-on bien donner à cette peluche de chat noir aux yeux lumineux dont Rusalka menace ses sœurs au début de l’opéra, puis à ce personnage vêtu d’une peau de chat toujours noire qui ose des gestes obscènes à l’égard de Rusalka au deuxième acte, puis enfin à ce chat (blanc et bien vivant celui-là) qui se prélasse sous les caresses de Ježibaba au dernier acte ?</p>
<p>Donc rien de scandaleux dans la mise en scène de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/jossi-wieler/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Jossi Wieler">Jossi Wieler</a> et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/sergio-morabito/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Sergio Morabito">Sergio Morabito</a>. Tout juste un collé de scènes sans parti pris, ni réelle direction narrative. On ne sait pas où se situe l’action, ni comment elle se développe dans le temps. Est-on sous l’eau, sur l’eau ? Devant ce décor (très laid) d’un gigantesque spa de bois avec une scène tournante sans signification particulière, toute la poésie lyrique et tragique de Rusalka disparaît. Tout comme le rêve, le conte, tout cela s’embourbe sous « l’intellectualisme pompeux qui domine la scène théâtrale européenne » comme le remarque très justement notre confrère du <em>Telegraph</em>, Rupert Christiansen, dans sa critique de ce même spectacle. Accompagné de la laideur, de l’inefficacité et de l’incohérence des costumes, ce spectacle sombre dans le quelconque et devient sans intérêt. Rien de choquant, en effet, mais rien d’enthousiasmant non plus. Adieu le rêve esthétique qu’un tel opéra devrait tout naturellement susciter. Une armée « d’artistes », costumiers, metteurs en scène, scénographes, chorégraphes pour nous faire croire à d’éventuels fantasmes inassouvis et déçus d’une amoureuse, ou pour tenter de nous entrainer derrière une démonstration psychanalytique oiseuse de troubles psychologiques attribués au compositeur ou à son librettiste qui auraient écrit une œuvre autre que celle qui est. Quel gâchis !</p>
<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Birgit-Remmert-Ježibaba-Camilla-Nylund-Rusalka-Elisa-Cenni-Stéphanie-Lauricella-Cornelia-Oncioiu-Trois-dryades-Alexey-Tikhomirov-L’ondin-©-Grand-Théâtre-de-Genève.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-78858" title="Birgit Remmert (Ježibaba), Camilla Nylund (Rusalka), Elisa Cenni, Stéphanie Lauricella, Cornelia Oncioiu (Trois dryades), Alexey Tikhomirov (L’ondin) © Grand Théâtre de Genève" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Birgit-Remmert-Ježibaba-Camilla-Nylund-Rusalka-Elisa-Cenni-Stéphanie-Lauricella-Cornelia-Oncioiu-Trois-dryades-Alexey-Tikhomirov-L’ondin-©-Grand-Théâtre-de-Genève-728x484.jpg" alt="" width="728" height="484" /></a>Ne reste alors que clore les yeux et goûter la beauté pastorale de la musique que Antonin Dvorak a composée pour l’occasion. Le chef moscovite <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/dmitri-jurowski/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Dmitri Jurowski">Dmitri Jurowski</a> tire d’un <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/orchestre-de-la-suisse-romande/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Orchestre de la Suisse Romande">Orchestre de la Suisse Romande</a> visiblement à l’aise des couleurs orchestrales contrastées du plus bel effet. Un tapis musical idéal à l’interprétation magnifique d’une distribution admirablement homogène. Avec <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/camilla-nylund/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Camilla Nylund">Camilla Nylund</a> (Rusalka) d’abord, qui ravit heureusement l’audience avec la brillance, la luminosité d’une voix envoûtante qui la porte au faîte de son personnage, au-delà d’un jeu de scène modeste. A ses côtés, le ténor <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/ladislav-elgr/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Ladislav Elgr">Ladislav Elgr</a> (Le prince) s’inscrit comme une révélation de cette soirée. Doté d’une vocalité virile et puissante, sa jeunesse et son engagement font les délices d’un rôle écrasant mené sans ménagement au point d’en subir quelques légers écarts de justesse dans la scène finale. Autre figure marquante de cette distribution, la mezzo-soprano bulgare <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/nadia-krasteva/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Nadia Krasteva">Nadia Krasteva</a> (La princesse étrangère) offre un personnage éclatant de couleurs vocales. Avec Birgit Remmert (Ježibaba), le rôle de la sorcière demande un chanter-parler dont la mezzo allemande domine parfaitement les difficultés. Très bonne comédienne, elle campe son personnage avec beaucoup d’entregent. Dès lors, était-ce bien nécessaire de l&#8217;équiper d’un déambulateur pour la montrer à son désavantage ? Un appareil qu’incompréhensiblement elle abandonne au troisième acte. La basse ukrainienne <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/alexey-tikhomirov/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Alexey Tikhomirov">Alexey Tikhomirov</a> (L’ondin) doté d’un legato admirable campe le père de Rusalka avec une très grande sensibilité. A souligner, la prestation vocale de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/lamia-beuque/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Lamia Beuque">Lamia Beuque</a> (Le marmiton) mezzo-soprano française dont la courte intervention met en valeur une voix possédant à la fois l’étrangeté et la beauté de ses couleurs.</p>
<p>Le public ne s’y est pas trompé en acclamant les solistes et l’orchestre, même si son enthousiasme se refroidit brusquement au salut des metteurs en scène.</p>
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		<title>Julia Fischer, violonist</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 06:21:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Christophe Le Toquin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Highlights]]></category>

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		<description><![CDATA[A few weeks before playing the Tchaikovsky concerto with Vasily Petrenko in Salle Pleyel (<a href="http://www.citedelamusiquelive.tv/Concert/1004739/orchestre-philharmonique-de-radio-france-vasily-petrenko-julia-fischer-piotr-ilitch-tchaikovski-dmitri-chostakovitch.html">watch the concert on Cite de la Musique Live</a>), Julia Fischer stopped in Paris. ResMusica took the opportunity to discuss with her about her new album with David Zinman, but also other topics such as her first working experience with Salonen, whether Beethoven is still famous in Germany, her career as a pianist and… sexism in classical music.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><em><img class="alignright size-full wp-image-78838" title="Julia Fischer © Felix Broede " src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/julia-fischer-14-200906kasskara.jpg" alt="" width="363" height="363" />“Making music together is about trust: you open yourself in a way you would not do in a normal relationship”</em></h2>
<p><strong>ResMusica:</strong> <em>You perform with David Zinman and Esa Pekka-Salonen, two  conductors who think hard about how to bring new generations to classical music. Do you share their interest? </em><br />
<strong><a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/julia-fischer/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Julia Fischer">Julia Fischer</a> :</strong> I love to teach. With two kids at home it’s a responsibility. Every year, the week of New Year, I have a masterclass for children, <a href="http://www.musikferien-am-starnberger-see.de/">Musikferien am Starnberger See</a>. It was started by my mother, and now I teach there. We have lessons every day for children and young people, from 2 to 3 years old up to students. We mix people of all ages, the goal is to live in music, to show that music is part of life, even if you are not professionals. The thing is that we miss people who play music, but not for a career.</p>
<p><strong>RM :</strong>  <em>Even in Germany, you lack good amateurs ?</em><br />
<strong>JF : </strong>Germany is in a better situation, but it the situation not as good as it used to be. There is less time in school for music, arts, sports, literature as people focus on things that can make money.</p>
<p><strong>RM :</strong> <em>And</em> <em>how do the « traditional » musical institutions respond to the different approach you propose for teaching music ?</em><br />
<strong>JF : </strong>We don’t have discussions with musical institutions…</p>
<p><strong>RM :</strong> <em>Another initiative you take part in is the &laquo;&nbsp;Rhapsody in School”, what’ is the idea? </em><strong></strong><br />
<strong>JF : </strong>You get in a classroom for just an hour, and my goal is simple. At the end of the course, I want the children to know who is Beethoven, Brahms, Bach.</p>
<p><strong>RM :</strong> <em>Children in Germany don’t know who is Beethoven? </em><strong></strong><br />
<strong>JF : </strong>People in Germany have lost pride in their country, because of the history. They know of course about soccer and the German teams!</p>
<p><strong>RM :</strong>  <em>And what did you discuss with Salonen and Zinman ?</em><br />
<strong>JF : </strong>I have been performing with David Zinman since 2003, so with him I had time to discuss music business. I met Salonen this year for the first time, and it was not easy to find time to discuss easily : in one week we had 3 concerts together. We were so busy, he started to talk only after a few days.</p>
<p><strong>RM :</strong> <em>How was the experience with Salonen?</em><br />
<strong>JF : </strong>It was the first time I played his <em>Violin</em> <em>Concerto</em>. Playing a composer’s work is something very intimate. You start on an emotional ground. Making music together is about trust: you open yourself in a way you would not do in a normal relationship. I got the score about half a year ago, but we met only a few hours before the orchestral rehearsal. I had some ideas on how to conduct, I had some feelings about how to use the instrument, he was very open, modest. He respects people, this is something extraordinary.</p>
<p><strong>RM :</strong> <em>You recorded with David Zinman and the Tonhalle Orchestra the concertos by Dvořák and Bruch. How did you select these works? </em><br />
<strong>JF : </strong>My mother is Czech, and I wanted to record the Dvořák concerto for a long time. I wanted to add the concerto by Martinů [Note : also a Czech composer], but the idea was not supported. The Bruch concerto has the same structure, a first movement with a cadenza, an important second movement.</p>
<p><strong>RM :</strong> <em>What was the reason for leaving Pentatone records to Decca, other than the prestige?</em><br />
<strong>JF : </strong>Recording with an orchestra such as the Tonhalle requires a label that can afford it. The reason is that.</p>
<p><strong>RM :</strong> <em>You have founded the Julia Fischer Quartet. Don’t you find a contradiction between the equal role of musicians in chamber music and the fact you gave your own name to your quartet? </em><br />
<strong>JF : </strong>The idea of the name did not come from me, but from the other musicians. They are very modest. It’s really stupid, I know, it’s commercial, but it is a way to attract people, so let’s be it.</p>
<p><strong>RM :</strong>  <em>It seems you only play with male musicians… </em>[Surprised, she laughs].<em> Do you suffer from sexism?</em><br />
<strong>JF : </strong>Yes, but I don’t take it seriously. And sexism goes both ways, it has advantages and disadvantages. For a musician, being a female plays also in your favour. Not always : people congratulate me for both taking care of my kids and have a career. My husband does the same, he takes care of the kids, but he does not get these remarks! I also experienced sexism in a bad way, even if the situation is better than what is said in the press. In my case, I felt I could find a solution.</p>
<p><strong>RM :</strong>  <em>In 2008, you played and recorded the Violin concerto n°3 by Saint-Säens and the Grieg Piano concerto, which was quite a performance. What happened since with your career as a pianist?</em><br />
<strong>JF : </strong>It was a one time thing, this is just too much work!</p>
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		<title>Julia Fischer, violoniste</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 06:20:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Christophe Le Toquin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aller + loin]]></category>
		<category><![CDATA[Entretiens]]></category>
		<category><![CDATA[Instruments/Voix]]></category>
		<category><![CDATA[Cordes et archet]]></category>
		<category><![CDATA[Esa-Pekka Salonen]]></category>
		<category><![CDATA[Julia Fischer]]></category>

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		<description><![CDATA[Quelques semaines avant le <a href="http://www.resmusica.com/2013/06/15/julia-fischer-et-vasily-petrenko-phenomenal/">concert phénoménal que Julia Fisher et Vasily Petrenko</a> ont donné Salle Pleyel le 14 juin 2013, Julia Fischer était de passage à Paris. ResMusica a eu l'occasion de discuter avec elle de son nouvel album avec David Zinman, mais aussi d'autres sujets tels que sa première expérience de travail avec Salonen, savoir si Beethoven était encore célèbre en Allemagne, sa carrière en tant que pianiste et... le sexisme dans la musique classique.

Notre dossier : Cordes et archet]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2><em><img class="alignright size-full wp-image-78838" title="Julia Fischer © Felix Broede " src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/julia-fischer-14-200906kasskara.jpg" alt="" width="363" height="363" />« Faire de la musique ensemble, c&#8217;est une question de confiance: vous vous ouvrez d’une manière que vous ne feriez pas dans une relation normale »</em></h2>
<p><strong>ResMusica:</strong> <em>Vous interprétez avec David Zinman (</em><em><a href="http://www.resmusica.com/2011/01/17/david-zinman/">interview</a>) et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/esa-pekka-salonen/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Esa-Pekka Salonen">Esa-Pekka Salonen</a> (</em><em><a href="http://www.resmusica.com/2011/01/31/esa-pekka-salonen/">interview</a>), deux chefs qui réfléchissent sérieusement à la manière d&#8217;apporter la musique classique aux nouvelles générations. Partagez-vous leur intérêt?</em><br />
<strong><a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/julia-fischer/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Julia Fischer">Julia Fischer</a>:</strong> J&#8217;aime enseigner. Avec deux enfants à la maison c&#8217;est même une responsabilité. Chaque année, la semaine du Nouvel An, j’anime une <em>master class</em> pour les enfants, <a href="http://musikferien-am-starnberger-see.de/">Musikferien am Starnberger See</a>. Cette classe de maître a été lancée par ma mère, et maintenant j’y enseigne. Nous avons des leçons tous les jours pour les enfants et les jeunes, qui ont de 2-3 ans jusqu&#8217;à l&#8217;âge d&#8217;étudiants. Nous mélangeons les gens de tous âges, le but est de vivre en musique, pour montrer que la musique fait partie de la vie, même si vous n&#8217;êtes pas des professionnels. Nous manquons de gens qui jouent de la musique, mais qui ne le font pas pour faire carrière.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Même en Allemagne, vous n&#8217;avez pas assez de bons amateurs?</em><br />
<strong>JF:</strong> L&#8217;Allemagne est dans une meilleure situation, mais celle-ci n&#8217;est pas aussi bonne que dans le passé. Il y a moins de temps à l&#8217;école pour la musique, les arts, les sports, la littérature, car les gens se concentrent sur des choses qui peuvent faire de l&#8217;argent.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Et comment réagissent les institutions musicales traditionnelles à votre l&#8217;approche différente?<br />
</em><strong>JF:</strong> Nous n&#8217;avons pas de discussions avec les institutions musicales&#8230;</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Une autre initiative à laquelle vous prenez part est la &laquo;&nbsp;Rhapsody in School». Quel en est le principe?<br />
</em><strong>JF:</strong> Il s’agit d’une intervention d’une heure en salle de classe, et mon objectif est simple. À la fin du cours, je veux que les enfants sachent qui est Beethoven, Brahms, Bach.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Les enfants allemands ne savent pas qui est Beethoven?</em><br />
<strong>JF:</strong> Les gens en Allemagne ont perdu leur fierté dans leur pays, en raison de l&#8217;histoire. Ils s’y connaissent bien sûr en le football et quelles sont les équipes allemandes!</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Et de quoi discutez-vous avec Salonen et Zinman?</em><br />
<strong>JF:</strong> J&#8217;ai travaillé avec David Zinman depuis 2003, donc avec lui que j&#8217;ai eu le temps de discuter le business de la musique. J&#8217;ai rencontré Salonen cette année pour la première fois, et ce n&#8217;était pas facile de trouver le temps de discuter: en une semaine, nous avons eu 3 concerts ensemble. Nous étions tellement occupés, il a commencé à parler seulement après quelques jours.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Comment était l&#8217;expérience avec Salonen?</em><br />
<strong>JF:</strong> C&#8217;était la première fois que j&#8217;ai joué son <em>Concerto pour violon</em>. Jouer le travail d&#8217;un compositeur est quelque chose de très intime. Vous commencez sur un terrain émotionnel. Faire de la musique ensemble, c&#8217;est une question de confiance: vous vous ouvrez d’une manière que vous ne feriez pas dans une relation normale. J&#8217;ai eu le score il y a environ une demi-année, mais nous avons rencontré quelques heures seulement avant la répétition d&#8217;orchestre. J&#8217;ai eu quelques idées sur la façon de procéder, j&#8217;ai eu quelques sentiments sur la façon d&#8217;utiliser l&#8217;instrument, il était très ouvert, modeste. Il respecte les gens, c&#8217;est quelque chose d&#8217;extraordinaire.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Vous avez enregistré avec David Zinman et l&#8217;Orchestre de la Tonhalle les concertos de Dvořák et de Bruch. Comment avez-vous choisi ces œuvres?<br />
</em><strong>JF:</strong> Ma mère est tchèque, et je voulais enregistrer le concerto de Dvořák<em> </em>depuis longtemps. Je voulais ajouter le concerto de Martinů [Note: également un compositeur tchèque], mais l&#8217;idée n&#8217;a pas été soutenue. Le concerto de Bruch a la même structure, un premier mouvement avec une cadence, un deuxième mouvement important.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Quelle était votre raison de quitter Pentatone pour Decca, autre que le prestige?</em><br />
<strong>JF:</strong> L&#8217;enregistrement avec un orchestre comme le Tonhalle nécessite une étiquette qui peuvent se le permettre. La raison en est que.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Vous avez fondé le Quatuor Julia Fischer. Ne trouvez-vous pas une contradiction entre le rôle égal nécessaire entre musiciens de musique de chambre et le fait que vous avez donné votre propre nom à votre quatuor?</em><br />
<strong>JF:</strong> L&#8217;idée de ce nom ne vient pas de moi, mais des autres musiciens. Ils sont très modestes. C&#8217;est vraiment stupide, je sais, c&#8217;est commercial, mais c&#8217;est une façon d&#8217;attirer les gens, alors on l’a fait.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>Il semble que vous jouez seulement avec des musiciens masculins &#8230; </em>[elle rit, surprise]<em>. Souffrez-vous de sexisme?</em><br />
<strong>JF:</strong> Oui, mais je ne prends pas ça au sérieux. Et le sexisme va dans les deux sens, il a des avantages et des inconvénients. Pour un musicien, être une femme est quelque chose qui joue en votre faveur. Pas toujours: les gens me félicitent parce que je prends soin de mes enfants et que j’ai une carrière en même temps. Mon mari fait la même chose, il prend soin des enfants, mais il n’a pas ces remarques! J&#8217;ai aussi connu le sexisme dans son sens négatif, même si la situation est meilleure que ce qui est dit dans la presse. Dans mon cas, je pense que j’ai réussi à trouver une solution dans les situations que j’ai rencontrées.</p>
<p><strong>RM:</strong> <em>En 2008, vous avez joué et enregistré le Concerto pour violon n°3 de Saint-Saëns et le Concerto de Grieg, ce qui était une performance. Depuis, avez-vous poursuivi votre carrière de pianiste ? </em><br />
<strong>JF:</strong> C&#8217;était quelque chose que je voulais faire une seule fois, c&#8217;est juste trop de travail!</p>
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		<title>L’art du violoncelle contemporain exploré par Eric Tanguy</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 12:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Luc Caron</dc:creator>
				<category><![CDATA[À emporter]]></category>
		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[Anne Gastinel]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Tanguy]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Plasson]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre Philharmonique de Radio France]]></category>

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		<description><![CDATA[Eric Tanguy (né en 1968) : In Terra Pace, pour violoncelle et orchestre ; Evocations, pour violoncelle et piano ; Invocation, pour violoncelle et piano ; Quattro Intermezzi, pour piano seul ; Poème, pour piano solo. Anne Gastinel, violoncelle ; Orchestre Philharmonique de Radio France, dir. Michel Plasson ; Claire Désert, piano ; Igor Levit, piano. 1 CD Transat Live. Réf. : TR172, code barre : 3 760036 921720. Enregistrements réalisés en juin 2007 (salle Pleyel) et juillet 2010 (Théâtre de Reims). Notice bilingue : français et anglais. Durée : 78’19]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/tanguy_gastinel.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-78808" title="tanguy_gastinel" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/tanguy_gastinel-362x362.jpg" alt="" width="362" height="362" /></a>Ceux qui connaissent le compositeur <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/eric-tanguy/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Eric Tanguy">Eric Tanguy</a> savent son attachement au violoncelle. En témoignent plusieurs partitions phares de son catalogue et de CD regroupant fort opportunément divers enregistrements majeurs réalisés entre 2007 et 2010. Rappelons, cela s’impose, que Tanguy, originaire de Caen, a étudié la composition auprès de Horatio Radulescu (1985-1988) puis au Conservatoire de Paris avec Ivo Malec et Gérard Grisey avant de devenir pensionnaire à Rome (1993-1994). Compositeur en résidence en Champagne-Ardenne (1995) et à Lille (1996) , il rend compte lui-même de son parcours depuis la sphère spectrale (Grisey) vers une « nouvelle complexité » (Brian Ferneyhough et James Dillon) avant de se situer en guise de synthèse « à la frontière du spectralisme et du post-sérialisme ». Ces vocables ou définitions, pour justes qu’elles soient, ne sont pas indispensables et l’écoute décomplexée de sa musique suffit amplement à en apprécier toutes les beautés, les subtilités et les particularités.</p>
<p><a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/anne-gastinel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Anne Gastinel">Anne Gastinel</a>, dont on connait les immenses qualités, défend talentueusement <em>In Terra Pace</em>, œuvre de 2007, exigeant aussi un orchestre (ici le Philharmonique de Radio France) et un chef, en la personne du polyvalent et grand défenseur des répertoires français en général plutôt ancrés dans les siècles précédents, en la personne de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/michel-plasson/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Michel Plasson">Michel Plasson</a>. Cette œuvre nous semble caractéristique de l’art d’Eric Tanguy surtout si l’on se souvient que cet opus composé à la demande de Mstislav Rostropovitch n’est autre que son <em>Troisième Concerto pour violoncelle</em>. Dans cette composition, Tanguy noue de complexes relations entre le soliste et l’orchestre ; le premier, volontiers porté sur des pages lyriques, s’engage bientôt dans une participation plus agitée où il affronte la phalange orchestrale assurant divers tutti en quête dont ne sait trop quelle est la destination finale. <em>Evocations et Invocation</em>, pour violoncelle et piano, traduisent la curiosité d’Eric Tanguy et ses intéressantes recherches afin de faire chanter le violoncelle autrement. Cette ambition n’habite guère les deux pièces pour piano plutôt décevantes car uniformes et insuffisamment abouties.</p>
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		<title>Manifeste: la création d&#8217;Aliados de Sébastien Rivas</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 12:36:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michèle Tosi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[La Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Antoine Gindt]]></category>
		<category><![CDATA[Ensemble Multilatérale]]></category>
		<category><![CDATA[Esteban Buch]]></category>
		<category><![CDATA[Léo Warynski]]></category>
		<category><![CDATA[Lionel Peintre]]></category>
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		<category><![CDATA[Nora Petročenko]]></category>
		<category><![CDATA[sébastien rivas]]></category>
		<category><![CDATA[Thill Mantero]]></category>

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		<description><![CDATA[Théâtre de Gennevilliers. 14-VI-2013. Sébastien  Rivas (né en 1975): Aliados, opéra en un acte sur un livret d'Esteban Buch; mise en scène Antoine Gindt; réalisation live, Philippe Béziat; scénographie Elise Capdenat; lumières Daniel Levy. Nora Petročenko, mezzo soprano, Margaret Thatcher; Lionel Peintre, baryton, Augusto Pinochet; Mélanie Boisvert, soprano, une infirmière; Thill Mantero, baryton, un officier; Richard Dubleski, acteur-musicien, un conscrit argentin. Ensemble multilatérale; direction, Léo Warynski.  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/rivas.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-78801" title="sebastien rivas" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/rivas-362x246.jpg" alt="" width="362" height="246" /></a>La réussite d&#8217;un opéra tient à la convergence active de nombreuses instances et de plusieurs personnalités qui oeuvrent « de concert » pour instaurer une dramaturgie forte et ébranler les consciences. C&#8217;est ce que parviennent à faire avec un certain brio <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/sebastien-rivas/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sébastien rivas">Sébastien Rivas</a> et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/esteban-buch/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Esteban Buch">Esteban Buch</a> dans <em>Aliados</em> (Les Alliés), l&#8217;opéra donné en création mondiale dans le cadre du festival de l&#8217;IRCAM Manifeste sur la scène du Théâtre de Gennevilliers.</p>
<p>Les deux artistes argentins, habités d&#8217;une même problématique historique, réveillent les mémoires en prenant comme scène centrale la visite de Margaret Thatcher à Augusto Pinochet en 1999 – la rencontre avait été diffusée au journal télévisé -, sur fond de guerre des Malouines qui, en 1982, faisait de l&#8217;Angleterre l&#8217;alliée du dictateur contre l&#8217;Argentine. Mais le livret d&#8217;Esteban Buch distord la réalité puisque les deux personnalités politiques ne sont plus que l&#8217;ombre d&#8217;elles-mêmes, l&#8217;un dans une chaise roulante et frisant la démence, la Dame de fer atteinte, quant à elle, de la maladie d&#8217;Alzeihmer: une façon assez radicale de régler ses comptes avec ces deux « monstres » à qui il n&#8217;appartient plus d&#8217;écrire l&#8217;Histoire. Les personnages principaux sont doublés par deux assistants, l&#8217;aide de camp et l&#8217;infirmière, « des opérateurs de leur mémoire défaillante », qui débattront plus sainement du conflit politique en question; sauf que chacun s&#8217;exprime dans sa langue, pointant ici l&#8217;incapacité à communiquer, même par personnes interposées. Un cinquième personnage, anti-héros qui hante tout l&#8217;opéra, est le Conscrit, « la chair à canon de l&#8217;histoire », le jeune argentin qui est envoyé à 18 ans sur le champ de bataille et qui hurle son incompréhension et son désengagement vis à vis d&#8217;une cause militaire qu&#8217;il n&#8217;a pas choisie. Gisant dans une sorte de linceul blanc dont il s&#8217;extirpe avec un geste scénique assez saisissant, c&#8217;est lui qui occupe le devant de la scène au début de l&#8217;opéra et avant le lever de rideau qui fait entrevoir, en fond de plateau et en transparence, l&#8217;ensemble instrumental.</p>
<p>La mise en scène d&#8217;<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/antoine-gindt/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Antoine Gindt">Antoine Gindt</a> invite la vidéo en temps réel – celle de Philippe Béziat &#8211; un procédé certes très récurrent sur la scène actuelle mais qui suggère ici, dans cette dialectique du passé et du présent, de la fiction et du réel, un contrepoint d&#8217;espace et de temps qui est un des atouts de la réussite du spectacle. L&#8217;effet de zoom qu&#8217;autorise la vidéo, le traitement du détail des expressions et le mouvement de l&#8217;écran à la scène stimulent le regard du spectateur dont l&#8217;angle de vue est sans cesse modifié. Le sol est tapissé de photos reportage que la caméra projette comme une sorte de flash-info, au fil du propos.</p>
<p>Les cinq chanteurs/acteur sont en tout point remarquables, tant par l&#8217;incarnation de leur personnage que par leur tenue vocale: les deux anglaises, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/nora-petrocenko/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Nora Petročenko">Nora Petročenko</a>/Margaret Thatcher et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/melanie-boisvert/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Mélanie Boisvert">Mélanie Boisvert</a>/L&#8217;infirmière sont très convaincantes. <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/lionel-peintre/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Lionel Peintre">Lionel Peintre</a>/Pinochet, assis dans son fauteuil, déploie une dimension vocale et scénique très impressionnante; assisté par son aide de camp – le baryton très sombre de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/thill-mantero/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Thill Mantero">Thill Mantero</a> – il campe un tyran peu ragoûtant mais jamais surjoué, s&#8217;exprimant par bribes de phrases, dans sa langue maternelle très percutante. La vocalité souvent stylisée par Sébastien Rivas varie selon les personnages et passe par les filtres de l&#8217;électronique. Chaque voix est également associée à un timbre instrumental: le Conscrit &#8211; l&#8217;acteur/musicien Richard Dubelski à vif – qui s&#8217;exprime dans un flux verbal très soutenu, éructe sur fond de guitare électrique souvent saturée. Avec un ensemble instrumental très réduit – autant d&#8217;instruments que de personnages, la percussion en sus – Sébastien Rivas met à l&#8217;oeuvre les ressorts de l&#8217;outil technologique en jouant sur les différents degrés de saturation d&#8217;un matériau très plastique qui colle assez justement à la dramaturgie. Abondamment relayé par l&#8217;électronique mais à la source du geste compositionnel, l&#8217;<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/ensemble-multilaterale/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Ensemble Multilatérale">ensemble Multilatérale</a>, dirigé ce soir avec beaucoup d&#8217;efficacité par <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/leo-warynski/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Léo Warynski">Léo Warynski</a>, donnait sa dimension sonore à cette « action scénique » &#8211; au sens où l&#8217;entendait Luigi Nono – celle qui met au centre du projet opératique « la problématique historique, mémorielle et sociale ».</p>
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		<title>Le Barbier de Séville en version de concert à Paris</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 08:11:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Baptiste de La Taille</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Carlo Lepore]]></category>
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		<category><![CDATA[Sir Roger Norrington]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris. Théâtre des Champs-Elysées. 14-VI-2013. Gioachino Rossini (1792-1868) : Le Barbier de Séville, opéra en deux actes K. 527 sur un livret de Cesare Sterbini d’après la comédie de Beaumarchais. Avec : Roberto de Candia, Figaro ; Julia Lezhneva, Rosina ; Cyrille Dubois, Almaviva ; Carlo Lepore, Bartolo ; Giorgio Giuseppini, Basilio ; Sophie Pondjiclis, Berta ; Renaud Delaigue, Fiorello. Chœur du Théâtre des Champs-Elysées, Orchestre de chambre de Paris, direction : Sir Roger Norrington.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/roger_norrington.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-78770" title="roger_norrington" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/roger_norrington-362x240.jpg" alt="" width="362" height="240" /></a>Cela faisait, sauf erreur, douze ans que n’avait pas été donné au Théâtre des Champs-Elysées le célèbre<em> opera bouffa</em> de Rossini tiré du <em>Le Barbier de Séville</em> de Beaumarchais. Proposé en version de concert par l’<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/orchestre-de-chambre-de-paris/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Orchestre de Chambre de Paris">Orchestre de chambre de Paris</a>, cette production était l’occasion de retrouver <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/sir-roger-norrington/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Sir Roger Norrington">Sir Roger Norrington</a>, actuellement premier chef invité de la formation parisienne. Si l’on apprécie la finesse de sa direction, contrastée, on regrette une approche pleinement assumée qui tire Rossini vers Mozart, la prééminence du staccato, l’usage du vibrato a minima, qui entraîne une certaine sécheresse dans la sonorité de l’orchestre. Le pianoforte ayant été positionné au premier plan de la scène, on aurait par ailleurs pu espérer un continuo plus inventif.</p>
<p>Du côté de la distribution, on attendait Antonino Siragusa en Comte Almaviva, c’est finalement le jeune <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/cyrille-dubois/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Cyrille Dubois">Cyrille Dubois</a>, sorti en juillet 2012 de l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris, qui le remplaçait. Ce dernier pour qui c’était semble t-il une prise de rôle offre au public une belle prestation. S’il peut sembler un peu léger vocalement, la beauté du chant, le sens de la musicalité, du théâtre appelle tous les compliments. C’est d’ailleurs le cas pour l’ensemble des solistes réunis. Le baryton <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/roberto-de-candia/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Roberto de Candia">Roberto de Candia</a> est impayable en Figaro, dégageant une aisance, une bonhomie qui convient bien au rôle. <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/carlo-lepore/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Carlo Lepore">Carlo Lepore</a> incarne bien le tuteur de Rosina, Bartolo, faussement dupe de voir la jeune fille lui filer entre les mains. Pour chanter le rôle de Rosina, la production avait fait appel à une des jeunes sopranos dont on parle actuellement, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/julia-lezhneva/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Julia Lezhneva">Julia Lezhneva</a>, dont le premier récital consacré à Rossini (chez Naïve) augurait du meilleur. On ne fut pas déçu devant la maîtrise de la soprano, qui outre son joli grain de voix, son aisance à vocaliser, fait valoir de solides médiums, indispensables au rôle de Rosina. Le seconds rôles sont également bien tenus et participent au succès de cette soirée, même si les chanteurs sont plus convaincants dans les airs, duos que dans les ensembles en fin d’acte (légers problèmes d’équilibre, de mise en place).</p>
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		<title>Le Docteur Miracle, opéra bouffe de Bizet</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 11:41:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre Degott</dc:creator>
				<category><![CDATA[À emporter]]></category>
		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Bizet]]></category>
		<category><![CDATA[Isabelle Druet]]></category>
		<category><![CDATA[Jérôme Billy]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Bénédicte Souquet]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre-Yves Pruvot]]></category>
		<category><![CDATA[Samuel Jean]]></category>

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		<description><![CDATA[Georges Bizet (1838-1875) : Le Docteur Miracle, opéra-comique en un acte sur un livret de Léon Battu et Henri Meilhac et Ludovic Halévy (1857). Avec : Marie-Bénédicte Souquet, Laurette ; Isabelle Druet, Véronique ; Jérôme Billy, Silvio/Pasquin/Docteur Miracle ; Pierre-Yves Pruvot, Le Podestat. Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence, direction : Samuel Jean. 1 CD. Timpani 1C1204. Code-barre : 3377891 312046. Enregistré en septembre 2012 au Pontet, à l’Auditorium du Grand Avignon. Notice en français et anglais. Durée : 58’15’’.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/1C1204.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-78713" title="1C1204" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/1C1204.jpg" alt="" width="279" height="249" /></a>Les occasions d’entendre ce charmant opéra bouffe de Bizet sont plutôt rares, même si le fameux quatuor de l’omelette est vraisemblablement dans toutes les oreilles. On ne dira pas assez les délices que procure ce charmant enregistrement de l’œuvre d’un compositeur de dix-neuf ans, lauréat avec Charles Lecocq d’un concours organisé en 1856 par Offenbach, soucieux de pérenniser le genre alors naissant de l’opérette française. Le livret peut sans doute manquer de subtilité, mais la musique du jeune Bizet est exquise de bout en bout, délicieusement parodique dans ses hilarantes imitations des conventions des ouvrages français et italiens qui triomphaient à l’époque sur la scène lyrique parisienne.</p>
<p>L’interprétation de l’ouvrage est entièrement satisfaisante, et l’on appréciera tout particulièrement la découverte au disque du soprano léger de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/marie-benedicte-souquet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Marie-Bénédicte Souquet">Marie-Bénédicte Souquet</a>, dans la grande tradition des chanteuses françaises – Mady Mesplé, Christiane Eda-Pierre, Patricia Petibon… – qui se sont auparavant illustrées dans le rôle de Laurette. Tout aussi à son aise est le baryton <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/pierre-yves-pruvot/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Pierre-Yves Pruvot">Pierre-Yves Pruvot</a>, déjà à l’affiche dans ce rôle dans l’enregistrement du Docteur Miracle paru en 2010 sous le label BNL/Lubella, en compagnie notamment de la soprano polonaise Olga Pasichnyk. Si <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/isabelle-druet/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Isabelle Druet">Isabelle Druet</a> est très convaincante elle aussi dans le rôle de Véronique, jeune collectionneuse de maris, le ténor de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/jerome-billy/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Jérôme Billy">Jérôme Billy</a> manque quelque peu de charme vocal dans le rôle de Silvio et ses différentes incarnations. On appréciera cependant les atouts d’une distribution entièrement française, indispensable pour donner vie et corps aux dialogues de la farce.</p>
<p>L’<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/orchestre-lyrique-de-region-avignon-provence/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence">Orchestre Lyrique de Région Avignon Provence</a>, énergiquement conduit par <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/samuel-jean/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Samuel Jean">Samuel Jean</a>, fait preuve de toute la vivacité nécessaire pour rendre justice à une œuvre prometteuse, qui mériterait assurément d’être entendue plus souvent. Espérons que cet enregistrement donnera quelques idées à nos programmateurs de saisons.</p>
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		<title>Baiba Skide concertante</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 07:13:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pierre-Jean Tribot</dc:creator>
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		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Honegger]]></category>
		<category><![CDATA[Baiba Skride]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Martin]]></category>
		<category><![CDATA[Igor Stravinsky]]></category>
		<category><![CDATA[Johannes Brahms]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre philharmonique royal de Stockholm]]></category>
		<category><![CDATA[Royal Stockholm Philharmonic Orchestra]]></category>
		<category><![CDATA[Sakari Oramo]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Fischer]]></category>

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		<description><![CDATA[Johannes Brahms (1833-1897) : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, Op.77 ; Danses hongroises (arrangement pour violon et piano de Joseph Joachim). Igor Stravinsky (1882-1972) : Concerto pour violon et orchestre en ré, Circus Polka ; Arthur Honegger (1892-1955) : Pacific 231, Rugby ; Frank Martin (1890-1974) : Concerto pour violon et orchestre. Baiba Skride, violon ; Lauma Skride, piano ; Orchestre philharmonique royal de Stockholm, direction : Sakari Oramo ; BBC National Orchestra of Wales, direction : Thierry Fischer. 3 CD Orfeo. Référence : C 829 112 A (Brahms) et C 849 121 A (Stravinsky-Honegger-Martin). Enregistré en 2011. Notices de présentation en : anglais, allemand et français. Durée :  41’14, 52’58 et 75’31]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 16px;"><a href="http://www.resmusica.com/2013/06/17/baiba-skide-concertante/orfeo-brahms-skride-oramo/" rel="attachment wp-att-78707"><img class="alignright size-medium wp-image-78707" title="orfeo brahms skride oramo" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/orfeo-brahms-skride-oramo-362x322.jpg" alt="" width="362" height="322" /></a></span>Lauréate du concours Reine Elisabeth de Belgique 2001, la violoniste <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/baiba-skride/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Baiba Skride">Baiba Skride</a> s’est imposée comme l’une des jeunes violonistes avec lesquelles il faut compter. Après plusieurs enregistrements chez Sony, la jeune femme est désormais publiée par les Allemands d’Orfeo. Deux disques nous arrivent coup sur coup et la musicienne se confronte à des tubes, tout en ménageant des découvertes.</p>
<p>Le <em>Concerto</em> de Brahms est un sérieux plat de résistance et surtout il s’avère un redoutable étalon pour jauger la personnalité d’un artiste. On retiendra surtout de cette nouvelle lecture, l’excellente entente entre une soliste et un chef (<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/sakari-oramo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Sakari Oramo">Sakari Oramo</a> est également violoniste). L’instrument soliste s’immisce idéalement dans un tissu orchestral très latin par son sens aéré des phrasés et ses textures claires. Outre cette cohérence et cette logique, il est nécessaire de relever la force de la vision et la solidité de la technique de la jeune femme. L’arrangement des <em>Danses hongroises</em> de Brahms peut très vite virer à la démonstration froide et ennuyeuse. Accompagnée par sa sœur Lauma Skride, Baiba Skride fait de ces saynètes  un beau moment de musique de chambre.</p>
<p><a href="http://www.resmusica.com/2013/06/17/baiba-skide-concertante/orfeo-skride-strauss-2/" rel="attachment wp-att-78705"><img class="alignleft size-medium wp-image-78705" title="orfeo skride strauss" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/orfeo-skride-strauss1-362x357.jpg" alt="" width="362" height="357" /></a>Le second album est plus bigarré et caractérisé par un esprit suisse des plus sympathiques. Le Concerto de Stravinsky est un chef d’œuvre d’esprit néo-classique qui nécessite, outre une perfection technique, un sens de l’humour à multiples facettes pour saluer, avec une déférence ironique, les différentes sources d’inspirations anciennes du compositeur. Baiba Skride et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/thierry-fischer/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Thierry Fischer">Thierry Fischer</a> cherchent à rendre cet esprit drolatique mais sans perdre de vue que Stravinsky était avant tout un moderniste. La brillante technique de la violoniste lui permet de travailler un son clair mais tranchant qui taille au laser les difficultés de la partition. <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/thierry-fischer/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Thierry Fischer">Thierry Fischer</a> est au diapason de la soliste et il fait surgir les moindres détails de l’accompagnement orchestral. Il existe des interprétations plus virtuoses (Itzhak Perlman-Seiji Ozawa-DGG), plus typiques (Arthur Grumiaux-Igor Markevitch) ou plus lisses (Viktoria Mullova-<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/esa-pekka-salonen/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Esa-Pekka Salonen">Esa-Pekka Salonen</a>-Philips), mais cette interprétation séduit par sa cohérence. En complément du disque, Baiba Skride et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/thierry-fischer/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Thierry Fischer">Thierry Fischer</a> offrent le très rare<em> Concerto pour violon</em> de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/frank-martin/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Frank Martin">Frank Martin</a>. D’une belle demi-heure, cette pièce est révélatrice de la puissance de la force créatrice de ce musicien au parcours si original, en marge des courants avant-gardistes. Cette lecture, stylistiquement et musicalement exemplaire, est désormais la grande référence. Ce nouveau disque est techniquement plus assuré que l’enregistrement pionnier de Wolfgang Schneiderhan (Decca) et artistiquement très supérieur à différentes tentatives de Michael Erxleben (MDG) ou Piotr Milewski (Gallo).</p>
<p>Entre ces concertos, Thierry Fischer fait vrombir son orchestre dans quelques pièces d’Honegger et de Stravinsky. Sa baguette, précise comme une horloge suisse, fait avancer, avec rigueur et vigueur, la machine qu’est l’orchestre de la BBC de Pays de Galles.</p>
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