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	<title>ResMusica</title>
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	<description>musique classique et danse</description>
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		<title>Ministre de la Culture et de la Communication</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 18:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[À emporter]]></category>
		<category><![CDATA[Flash-info]]></category>

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		<description><![CDATA[Aurélie Filippetti, agrégée de Lettres Classiques et romancière, membre du parti socialiste depuis 2007 .]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aurélie Filippetti, agrégée de Lettres Classiques et romancière, membre du parti socialiste depuis 2007 .</p>
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		<title>15e Festival Eclats de Voix du 8 au 24 juin</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 15:20:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Annonces]]></category>

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		<description><![CDATA[à Auch et dans le Gers. 15 ans d'éclats! Felicity Lott marraine de l'édition.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/visuel-Eclats-de-Voix-2012sans-logo.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-55863" title="12-eclatsdevoix-A3.indd" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/visuel-Eclats-de-Voix-2012sans-logo-362x477.jpg" alt="" width="362" height="477" /></a></p>
<p><strong>« LA FLÛTE ENCHANTÉE » &#8211; OPERA de W.A MOZART</strong><br />
<em>OPERA ECLATE Compagnie Nationale de Théâtre lyrique</em><br />
La distribution surprend par la jeunesse des protagonistes qui témoignent d’un vrai plaisir de faire de la musique… Le public est aux anges, à juste raison, cette « Flûte enchantée » est une réussite.<br />
<strong>Vendredi 8 juin à 20h30 au Mouzon</strong>. Tarifs : 40 €/35 € et réduits : 35 € / 30 €.</p>
<p><strong>« LE VOLEUR DE CHAPEAUX » </strong><br />
<em>MAÏNADA Chœur d’enfants et de jeunes du Gers </em><br />
Spectacle pour enfants à partir de 5 ans<br />
Lorsqu&#8217;un chapeau s&#8217;envole, emporté par le vent, Prosper Colonard bondit et le dérobe aussitôt. Mais un jour un haut-de-forme vient semer la révolte parmi les précieux couvre-chefs qui décident soudain de conquérir leur liberté &#8230;.<br />
Samedi 9 juin à 16h au théâtre. Tarif : 5 €.</p>
<p><strong>« POLYCHORALITÉ »<br />
CHOEUR DE CHAMBRE LES ELEMENTS </strong><br />
De l’Italie de Gabrieli et de Palestrina dont on découvre ici le Stabat Mater à deux chœurs, à l’Espagne de Morales et de Victoria, grand maître de la polychoralité, comme en témoigne le Magnificat à trois chœurs, des Flandres à l’Allemagne, les compositeurs actuels excellent dans un genre déjà prisé par leurs aînés&#8230;<br />
<strong>Samedi 9 juin à 21h à la cathédrale Sainte-Marie</strong>. Tarifs : 20 € / 15 € &#8211; réduits : 15 € / 10 €.</p>
<p><strong>« CARMEN ARABO-ANDALOUSE » OPERA<br />
D&#8217;après l&#8217;opéra de Georges Bizet et la nouvelle de Prosper Mérimée</strong><br />
<em>OPERA ECLATE Compagnie Nationale de Théâtre lyrique </em><br />
Plus de Michaëla, plus de toréador qui n’existent pas dans la nouvelle de Mérimée ! Mais Garcia, le mari de Carmen et beaucoup plus de violence âpre comme l’Espagne du sud et le Rif, les deux rives du même pays : l’Andalousie.<br />
<strong>Dimanche 10 juin à 18h au Mouzon</strong>. Tarif : 25 € / 20 € &#8211; réduit : 20 € / 15 €.</p>
<p><strong>« ANATOLI » Angélique IONATOS et Katerina FOTINAKI<br />
L’orient et le lever du soleil… musiques sans frontières</strong><br />
Leur patrie est la Grèce, Angélique Ionatos et Katerina Fotinaki parlent la même langue, celle de la musique que nous pouvons tous comprendre.<br />
<strong>Jeudi 14 juin à 21h au théâtre</strong>. Tarifs : 20 € / 15 € &#8211; réduits : 15 € / 10 €.</p>
<p><strong>DAME FELICITY LOTT ET ISABELLE MORETTI</strong><br />
Avec Dame Felicity Lott, Isabelle Moretti fait montre d’une complicité magique, grâce à l’alliage très féminin de la voix et de la harpe. Du baroque à Reynaldo Hahn, c’est une succession de perles que les deux interprètes enfilent avec une indicible délicatesse.<br />
<strong>Vendredi 15 juin à 20h30 au Théâtre</strong>. Tarifs : 40 € / 35 € &#8211; réduits : 35 € / 30 €.</p>
<p><strong>« CAFÉ TANGO » avec OMAR HASAN </strong><br />
<em>En partenariat avec le FCAG </em><br />
Rencontre entre 3 artistes, Omar Hasan au chant, Marie-Françoise Pélissier au violoncelle et Grégory Daltin à l&#8217;accordéon au service d&#8217;un art sans frontières : le tango.<br />
<strong>Vendredi 15 juin à 22h30 à la Maison de Gascogne</strong>. Tarif : 5 €.</p>
<p><strong>«L’HISTOIRE DE LA PRINCESSE TURANDOT»</strong><br />
<em>Compagnie Autour de la Voix</em><br />
<strong>Spectacle pour enfants à partir de 5 ans.</strong><br />
Que se passe-t-il lorsqu’une chanteuse, un livreur, une princesse, une danseuse orientale, un dragon, un prince et une esclave se rencontrent ? Vous le découvrirez dans ce clownesque opéra spécialement conçu pour un jeune public.<br />
<strong>Samedi 16 juin à 16h à Cuzin</strong>. Tarif : 5 €.</p>
<p><strong>« OPERETTA » par la troupe catalane COR DE TEATRE</strong><br />
Avec humour et musique a cappella, le spectacle offre l’opportunité de se plonger dans l’opéra à travers la réalité quotidienne, avec une vitalité endiablée qui séduit par son rythme, sa force visuelle et un humour désopilant.<br />
<strong>Samedi 16 juin à 21h au théâtre</strong>. Tarifs : 25 € / 20 € &#8211; réduits : 20 € / 15 €.</p>
<p><strong>« JEU DE VOIX »<br />
Nadia LAVOYER et Sylvie PEREZ<br />
Au fil des sons, au fil des mots…</strong><br />
Pièces originales et transcriptions pour orgue et voix.<br />
Un souffle à l’unisson…une invitation au rêve…la surprise d’une étincelle !<br />
<strong>Dimanche 17 juin à 16h à la collégiale de Jégun</strong>. Tarif : 10 €.</p>
<p><strong>« IL CANTO D’ARIONE »<br />
Musiques espagnoles pour le Saint-Sacrement pour 5 chanteurs et orgue positif</strong><br />
Les compositeurs espagnols du XVII° siècle expriment cette complexité de sentiments avec un langage tout à fait unique, mélange de savant et de populaire, d’austérité et de dévotion, de spiritualité et de sensualité.<br />
<strong>Dimanche 17 juin à 18h à la collégiale de Jégun</strong>. Tarif : 10 €.</p>
<p><strong>« CHANSON PLUS BIFLUORÉE »</strong><br />
Pour ses 25 ans de carrière, Chanson Plus Bifluorée nous convie, dans une jubilation contagieuse, à un voyage polyphonique à travers les époques et les styles. Une heure trente de spectacle où l’humour est un fil rouge.<br />
<strong>Vendredi 22 juin à 21h au théâtre</strong>. Tarifs : 25 € / 20 € &#8211; réduits : 20 € / 15 €.</p>
<p><strong>« TOY BALLOONS »<br />
Sonia CAT-BERRO Sextet</strong><br />
Si l’on accepte que le jazz est une musique vivante qui continue à s’enrichir de son environnement, alors on appréciera la prestation de cette jeune femme qui nous accompagne de sa voix pour nous faire voyager avec beaucoup de subtilité dans de nouveaux territoires.<br />
<strong>Samedi 23 juin à 21h au Théâtre</strong>. Tarifs : 20 € / 15 € &#8211; réduits : 15 € / 10 €.</p>
<p><strong>LES « CORRESPONDANCES VOCALES » de l’ARPA Midi-Pyrénées </strong><br />
7 groupes vocaux de la région Midi-Pyrénées nous emmènent dans un voyage autour de la chanson et du jazz. Rencontres vocales surprenantes, ludiques, curieuses, pleines de<br />
découvertes et de sensibilités…<br />
<strong>Samedi 23 juin et Dimanche 24 juin à Auch</strong> (auditorium Cuzin, Parc du Conseil Général du Gers)<br />
<strong>Concerts gratuits</strong></p>
<p><strong>INFORMATIONS PRATIQUES</strong><br />
Plusieurs formules d&#8217;abonnement sont proposées.<br />
Pour plus d&#8217;informations, voir sur <a href="http://www.eclatsdevoix.comInformations">www.eclatsdevoix.com<br />
</a><strong>Informations</strong><strong> générales au 05 62 05 20 82</strong></p>
<p><strong>RESERVATIONS :</strong></p>
<p>* <strong>Billetterie au 05 62 61 65 00.</strong><br />
* Réseau TICKETNET : Auchan, cora, cultura, e.leclerc, LE PROGRES, virgin megastore<br />
Internet : <a href="http://www.ticketnet.fr">www.ticketnet.fr</a></p>
<p>Réservation téléphonique : 0 892 390 100 (0.34 euros TTC/min)<br />
* Réseau FNAC : CARREFOUR, GEANT, MAGASINS U, INTERMARCHE<br />
Internet : www.fnac.com / www.carrefour.fr / www.francebillet.com<br />
Réservations téléphoniques : 0 892 68 36 22 (0,34€/min)<br />
* MAISON MIDI PYRENEES : 05 34 44 18 18</p>
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		<title>Etranges pièces de Schumann et de Liszt</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 10:43:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Okada</dc:creator>
				<category><![CDATA[À emporter]]></category>
		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[Delphine Bardin]]></category>
		<category><![CDATA[Franz Liszt]]></category>
		<category><![CDATA[Ophélie Gaillard]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Schumann]]></category>

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		<description><![CDATA[Robert Schumann (1810-1856) : Concerto pour violoncelle et orchestre en la mineur op. 129 ; Franz Liszt (1811-1886) : Première Elégie ; Deuxième Elégie , Romance oubliée ; Die Zelle in Nonnenwerth ; La lugubre gondole, Ophélie Gaillard, violoncelle ; Delphine Bardin, piano ; Orchestre de la Radio Nationale Roumaine ; Tiberiu Soare, direction. 1 CD Aparté. Réf : AP031 ; Enregistré au Radio Roumania Concert Hall et IRCAM (date de l’enregistrement non renseignée). Code barre : 3 149028 016123. Livret en français et anglais. Durée totale : 50’17]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/cd-gaillard-shumann-liszt.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-55811" title="cd gaillard shumann liszt" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/cd-gaillard-shumann-liszt-362x362.jpg" alt="" width="362" height="362" /></a>Le <em>Concerto</em> de Schumann est une œuvre étrange, du moins pour ses contemporains : intitulé « Morceau de concert pour violoncelle avec accompagnement d’orchestre », le violoncelle est omniprésent, sans un véritable moment de répit, à travers les trois mouvements qui se jouent continument. L’unique cadence ne se trouve qu’au bout du troisième mouvement, juste avant la fin. Déjà, le choix du violoncelle pour un instrument soliste dans une œuvre concertante était quelque peu insolite, car c’est seulement dans les années 1870, avec Saint-Saëns et Tchaïkovski, ou encore Lalo, qu’on se familiarisera avec lui.</p>
<p>Quant aux pièces de Liszt présentes ici, ce sont toutes des transcriptions, faites par le compositeur, de morceaux pour piano (<em>Elégies </em>et <em>La Lugubre gondole</em>) et de mélodies (<em>Romance oubliée</em> et <em>Die Zelle in Nonnenwerth</em>). Elles ont été réalisées vers la fin de sa vie, soit en reprenant des pièces largement antérieures (les deux mélodies originales datent de 1841-1843), soit en même temps que la composition ou immédiatement après celle-ci (trois pièces écrites pour piano). Comme dit Rémy Stricker dans le livret, « ce serait pourtant erreur de ne considérer ces morceaux que comme de simples alternatives aux originaux, car Liszt n’a cessé de remanier ses partitions tout au long de sa vie ». En effet, ce sont des œuvres d’un musicien qui a beaucoup vécu, et qui tentait de se libérer de la tonalité traditionnelle sur laquelle se fondait la musique occidentale tout entière.</p>
<p><a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/ophelie-gaillard/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Ophélie Gaillard">Ophélie Gaillard</a> a fait le choix de réunir ces musiques « étranges » dans ce disque. Un programme difficile qui pourrait déboucher sur une certaine médiocrité, mais son talent nous propose une interprétation presque philosophique, sans aucune prétention. A travers une sonorité sobre – même dans des moments les plus virtuoses du Schumann – elle livre une vision profonde d’un monde qui avait plusieurs décennies d’avance sur son temps, non sans une subtilité infiniment délicate : appréciez ne seraient-ce que ces échos lointains pleins de nostalgie dans<em> Die Zelle in Nonnenwerth</em>, vous serez conquis(e) !</p>
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		<title>Mignon à Genève, le 19e siècle prend de l’âge</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 10:36:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jacques Schmitt</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Ambroise Thomas]]></category>
		<category><![CDATA[Carine Séchaye]]></category>
		<category><![CDATA[Diana Damrau]]></category>
		<category><![CDATA[Edita Gruberova]]></category>
		<category><![CDATA[Emilio Pons]]></category>
		<category><![CDATA[Frédéric Chaslin]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Louis Benoît]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Courjal]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre de la Suisse Romande]]></category>
		<category><![CDATA[sophie koch]]></category>

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		<description><![CDATA[Genève. Grand Théâtre. 9-V-2012. Ambroise Thomas (1811-1896) : Mignon, opéra comique en trois actes et cinq tableaux sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré d’après Wilhelm Meisters Lehrjahre de Goethe. Mise en scène : Jean-Louis Benoît. Décors : Laurent Peduzzi. Costumes : Thibaut Welchlin. Lumières : Dominique Bruguière reprise par Roberto Venturi. Chorégraphie : Lionel Hoche. Coaching musical et linguistique : Anita Tyteca. Avec Sophie Koch, Mignon ; Paolo Fanale, Wilhelm Meister ; Diana Damrau, Philine ; Nicolas Courjai, Lothario ; Carine Séchaye, Frédéric ; Emilio Pons, Laërte ; Frédéric Goncalves, Jarno ; Laurent Delvert, Un Serveur. Chœur du Grand Théâtre de Genève (Direction : Ching-Lien Wu). Orchestre de la Suisse Romande. Direction musicale : Frédéric Chaslin]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/04_MIGNONw.jpg"><img src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/04_MIGNONw-362x558.jpg" alt="" title="04_MIGNONw" width="362" height="558" class="alignright size-medium wp-image-55803" /></a>Inutile d’essayer de se convaincre que <em>Mignon</em> d’<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/ambroise-thomas/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Ambroise Thomas">Ambroise Thomas</a> est un opéra, au sens actuel que l’on donne généralement à ce mot. Un opéra, c’est-à-dire une intrigue, tragique ou comique, racontée en musique. <em>Mignon</em> n’est, sous son aspect de conte merveilleux et totalement improbable, que le prétexte pour Ambroise Thomas de nous servir une musique souvent charmante et plus souvent encore d’une joliesse plate. En fait, cette œuvre a considérablement vieilli et ne correspond plus aux images de la pensée actuelle. Surtout lorsqu’on montre cette histoire en collant la mise en scène au plus près du livret.</p>
<p>Si à travers les événements de l’intrigue se profile le parcours initiatique de Wilhelm Meister, le héros dont Mignon serait la conscience, le metteur en scène <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/jean-louis-benoit/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Jean-Louis Benoît">Jean-Louis Benoît</a> semble lui avoir préféré un discours scénique au premier degré. Il gomme ainsi une grande partie du rêve amoureux, du cheminement intérieur du héros voir du merveilleux sous-jacent au roman de Goethe. En dépit des très beaux costumes, les décors ne sont pas assez évocateurs pour emporter le spectateur dans le rêve.</p>
<p>Après un premier acte qui peine à décoller avec une fête gitane terne, les cabrioles de quelques-uns et malgré la belle et célèbre romance « Connais-tu le pays où fleurit l’oranger ? », la langueur et la longueur du premier acte ont eu raison de la patience d’une partie des spectateurs qui n’ont pas réapparu au second lever de rideau. Tant pis pour ce manque de curiosité car les choses semblent s’animer quelque peu dans un second acte plus anecdotique et vivant. </p>
<p>Des scènes qui permettent aux protagonistes de montrer leurs talents d’acteurs et de chanteurs. Au premier rang desquels, la soprano <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/diana-damrau/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Diana Damrau">Diana Damrau</a> (Philine) s’avère une actrice d’une grande drôlerie en même temps qu’une interprète vocalement ébouriffante. Sa domination technique du chant est renversante. Elle se joue de toutes les difficultés vocales avec une désinvolture incroyable. Capable de tournoyer sur elle-même comme une ballerine sans que son chant perde la moindre intensité reste une performance notoire. Son « Je suis Titania la blonde », autre air célèbre de cette œuvre, est enlevé avec une magnifique maîtrise des vocalises. Pourtant, cette maîtrise révèle tout de même un certain manque de ce grain de folie, de cette générosité artistique qui soulève le public toujours prêt à idolâtrer. Où sont les <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/edita-gruberova/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Edita Gruberova">Edita Gruberova</a> et autres Renata Scotto, folles géniales. Tempi passati !</p>
<p>Aux côtés de la soprano Diana Damrau, la mezzo <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/sophie-koch/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec sophie koch">Sophie Koch</a> (Mignon) quand bien même elle délivre un chant des plus corrects, se fond dans un moule de morosité vocale sans grandes couleurs. Son chant ne transcende pas son personnage oscillant entre la jeune amoureuse et la petite fille bien sage sans qu’on puisse discerner laquelle des deux elle est réellement. </p>
<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/14_MIGNONw.jpg"><img src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/14_MIGNONw-728x484.jpg" alt="" title="14_MIGNONw" width="728" height="484" class="alignright size-large wp-image-55805" /></a>Il est vrai que le ténor Paolo Fanale (Wilhelm Meister) n’apporte guère d’élan dans la distribution. Avec son élocution française totalement défaillante et incompréhensible, sa technique vocale plus adaptée au répertoire rossinien qu’à l’opéra français, il force sa voix dans le masque la rendant nasale à la limite du supportable. A de rares occasions, lorsqu’il modère son volume, il montre une voix des plus agréables. Alors !</p>
<p>D’une manière générale, ce qui frappe chez ces trois interprètes est leur difficulté à projeter la voix parlée par rapport à la voix chantée. Le contraste des volumes vocaux rend souvent les dialogues parlés inintelligibles au-delà du quatrième rang du parterre. Comme au cinéma muet, on suit alors des gestes sans entendre les paroles. Seuls les anglophones auront le privilège de comprendre ce qui se dit puisque étrangement, les surtitres des parties parlées ne sont inscrites que dans la langue de Shakespeare.  </p>
<p>Un défaut de placement de la voix parlée que n’ont pas les autres protagonistes de cette distribution. A commencer par la basse <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/nicolas-courjal/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Nicolas Courjal">Nicolas Courjal</a> (Lothario) dont l’immense instrument domine aisément (parfois même trop) les romances qu’il interprète. Tout comme les deux membres de la troupe des jeunes chanteurs en résidence au Grand Théâtre de Genève, la mezzo-soprano <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/carine-sechaye/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Carine Séchaye">Carine Séchaye</a> (Frédéric) dont la présence scénique et vocale s’affirme de production en production et le ténor <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/emilio-pons/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Emilio Pons">Emilio Pons</a> (Laërte), excellent comédien et musicien.</p>
<p>Peut-être que les mots que le chœur doit chanter ne sont-ils pas idéalement choisis pour que la masse vocale d’un chœur les rendent avec clarté mais, si vocalement le Chœur du Grand Théâtre était admirable, sa diction est parfois apparue peu claire. Ah ! la difficulté de chanter la langue française en général et celle de la poésie lyrique en particulier.</p>
<p>Dans la fosse, l’<a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/orchestre-de-la-suisse-romande/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Orchestre de la Suisse Romande">Orchestre de la Suisse Romande</a> est souvent apparu timide. La direction sensible et « dentellique » de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/frederic-chaslin/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Frédéric Chaslin">Frédéric Chaslin</a> n’a pas réussi à faire oublier la musique chambriste quelque peu maniérée d’un Ambroise Thomas ici démodé.   </p>
<p>Crédit photographique : Diana Damrau (Philine) ; Emilio Pons (Laërte), Diana Damrau (Philine) © Grand Théâtre de Genève/Yunus Durukan  </p>
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		<title>Livres et Musiques à Deauville</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 10:07:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandra Diaconu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Évasion]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-François Zygel]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent De Wilde]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis bientôt dix ans, en marge du Festival de Pâques, le salon « Livres et Musiques » de Deauville innove. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/livres-et-musiques20121.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-55799" title="livres et musiques2012" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/livres-et-musiques20121-362x243.jpg" alt="" width="362" height="243" /></a><strong>Depuis bientôt dix ans, en marge du Festival de Pâques, le salon « Livres et Musiques » de Deauville innove. Ce jeune salon, intime et imaginatif, ouvre gratuitement ses portes au public mélomane. En mai, qu&#8217;il vente ou qu&#8217;il pleuve, il célèbre pendant trois jours la correspondance des arts autour d&#8217;une même passion: la musique.</strong></p>
<p>Ouverte à toutes les formes d&#8217;expression artistique, la programmation écléctique de ce salon- festival est faite de rencontres, dédicaces, concerts, projections, ateliers pour enfants&#8230; Pas de musicologie en vue mais plutôt des experts passionnés qui parlent la langue du coeur. Ils s&#8217;appellent Cabu, Gilles Verlant, Pascal Quignard ou Claire Julliard et avec d&#8217;autres grands noms de la littérature, de la BD, de la musique, du cinéma et du journalisme, ils parlent « de livres et de musique ».</p>
<p>D&#8217;ailleurs, chaque année, un prix littéraire distingue un auteur inspiré par la musique. Le jury prestigieux composé d&#8217;hommes de lettres et de musiciens (Jérôme Garcin, Philippe Labro, Jérémie Rohrer&#8230;) l&#8217;a décerné cette année à Stéphane Héaume pour un roman aux allures de thriller, criblé de références musicales. <em>Sheridan Square</em> (Seuil), l&#8217;histoire de la chute et de la probable rédemption d&#8217;un mécène d&#8217;opéra dans un New York huppé, spectral et mystérieux. Trois autres livres ont été remarqués cette année: <em>Ecouter Haendel, Constance, fiancée de Mozart</em> (Gallimard) et <em>La nuit ne dure pas</em>, récompensés respectivement par le grand prix, le prix des Ados et le prix des lecteurs.</p>
<p>Dédiée cette année au piano, la programmation s&#8217;est conjuguée à tous les goûts: du classique au rap, en passant par l&#8217;improvisation, le jazz et le piano préparé avec <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/jean-francois-zygel/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Jean-François Zygel">Jean-François Zygel</a>, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/anne-queffelec/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Anne Queffélec">Anne Queffélec</a>, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/dana-ciocarlie/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Dana Ciocarlie">Dana Ciocarlie</a> ou encore <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/laurent-de-wilde/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Laurent De Wilde">Laurent De Wilde</a>&#8230;</p>
<p>Certains se sont livrés au jeu des correspondances, comme la pianiste Anne Queffelec et le romancier Yann Queffelec, la pianiste Dana Ciocarlie et l&#8217;essayiste et psychanalyste Michel Schneider – grands admirateurs de Schumann – le romancier Pascal Quignard et la pianiste Lorenda Ramou&#8230; autant de duos que de tentatives originales pour décloisonner l&#8217;expérience musicale.</p>
<p>D&#8217;autres sont passés du stylo à la scène. De belles surprises ont prouvé que la créativité fait fi des étiquettes. Le concert du lauréat du Prix de BD d&#8217;Angoulême, Charles Berbérian, en fait partie. Lui au chant et à la guitare, accompagné de l&#8217;intuitif et ingénieux Marcello Giuliani à la basse, il a apporté sur les planches une expressivité, une fraîcheur technique et un univers singulier qui font de lui, bien plus qu&#8217;un dessinateur ou un guitariste: un artiste.</p>
<p>Crédit photographique : Anne Queffelec et Yann Queffelec © Sandrine Boyer Engel/Salon Livres et Musiques</p>
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		<title>Macbeth à Tours : brillante fin de saison</title>
		<link>http://www.resmusica.com/2012/05/15/macbeth-a-tours-brillante-fin-de-saison/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:25:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Deloge</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Christophe Berry]]></category>
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		<category><![CDATA[Jana Dolezilkova]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Ossonce]]></category>
		<category><![CDATA[Luca Lombardo]]></category>

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		<description><![CDATA[Tours. Grand Théâtre. 11-V-2012. Giuseppe Verdi (1813-1901) : Macbeth, opéra en 4 actes sur un livret de Francesco Maria Piave et Andrea Maffei. Mise en scène : Gilles Bouillon. Décors : Nathalie Holt. Costumes : Marc Anselmi. Lumières : Michel Theuil. Avec : Jana Dolezilkova, Lady Macbeth ; Julie Pasturaud, Dame de Lady Macbeth ; Enrico Marrucci, Macbeth ; Luca Lombardo, Macduff ; Jean Teitgen, Banquo ; Christophe Berry, Malcolm. Chœurs de l’Opéra de Tours (direction : Emmanuel Trenque), Orchestre Symphonique Région Centre Tours, direction : Jean-Yves Ossonce]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/MACBETH-Opéra-de-Tours-11-mai-2012-©-Fr-Berthon-6517.jpg"><img src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/MACBETH-Opéra-de-Tours-11-mai-2012-©-Fr-Berthon-6517-362x240.jpg" alt="" title="MACBETH Opéra de Tours 11 mai 2012 © Fr Berthon  6517" width="362" height="240" class="alignright size-medium wp-image-55757" /></a>Pour cette nouvelle production de <em>Macbeth</em> présentée en conclusion de la saison tourangelle, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/gilles-bouillon/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Gilles Bouillon">Gilles Bouillon</a> reste fidéle à ses principes : un cadre scénique épuré auquel quelques accessoires donnent sens, un souci d’intemporalité en convouant toutes les époques pour n’en caractériser aucune, un travail minutieux de mise en évidence des ressorts dramatiques de l’ouvrage, une direction d’acteurs assez conventionnelle mais toujours précise. Il souligne en particulier le caractère profondément nocturne et la composante fantastique de l’ouvrage. Sa mise en scène, sans chercher l’effet, offre plusieurs éclairages intéressants. Elle conjugue clarté, cohérence et fluidité, et fonctionne sans accroc tout au long des quatre actes avec des points d’orgue tels que l’époustouflant final du premier acte. Les lumières, réglées par Michel Theuil, jouent un rôle important dans cette réussite.</p>
<p>L’Opéra de Tours a le nez fin en matière de soprano verdienne : un an après nous avoir fait découvrir l’épatante Lianna Haroutounian dans <em>Simon Boccanegra</em>, il confie le redoutable rôle de Lady Macbeth à la jeune slovaque <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/jana-dolezilkova/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Jana Dolezilkova">Jana Dolezilkova</a> qui impose une voix séduisante si l’on excepte un peu de métal dans l’aigu, un beau physique de tragédienne et un tempérament scénique enflammé. S’appuyant sur un registre grave solide, elle s’impose dans les passages dramatiques mais elle assure avec la même aisance la part virtuose du rôle, de la cabalette de<em> Vieni t&#8217;affretta </em>au brindisi. </p>
<p>Dans le rôle titre, <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/enrico-marrucci/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Enrico Marrucci">Enrico Marrucci</a> lui offre une valeureuse réplique. D’une voix solide, claire et bien timbrée, il vient à bout de toutes les difficultés du rôle jusqu’à une conclusion d’autant plus convaincante que l’acteur engagé sait traduire les tourments du personnage. Le temps lui permettra d’approfondir encore son approche vocale mais le résultat est déjà digne d’éloges. <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/luca-lombardo/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Luca Lombardo">Luca Lombardo</a> est un luxe dans Macduff et ne fait qu’une remarquable bouchée de <em>Ah, la paterna mano</em>. Jean Teitgen impressionne par son autorité vocale en Banquo et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/christophe-berry/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Christophe Berry">Christophe Berry</a> complète une distribution de très bon niveau.</p>
<p>Le succès de la soirée doit naturellement beaucoup à <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/jean-yves-ossonce/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Jean-Yves Ossonce">Jean-Yves Ossonce</a>, dont les affinités verdiennes ne sont plus à démontrer. D’entrée, il impose une lecture colorée et contrastée, hautement dramatique, d’une grande précision dynamique et rythmique, et sait fait rutiler l’orchestre tout en restant attentif aux chanteurs. Les musiciens de l’Orchestre Symphonique Région Centre Tours confirment pour leur part leur très haut niveau de préparation individuelle, leur discipline collective et leur homogénéité au sein de chaque pupitre. La connivence avec le chef, forgée depuis 1995, est évidente et fructueuse. Les chœurs, remarquablement préparés par <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/emmanuel-trenque/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Emmanuel Trenque">Emmanuel Trenque</a>, ne sont pas en reste, avec mention pour les femmes dans le chœur des sorcières.</p>
<p>Ce spectacle sans nuages fait honneur à l’Opéra de Tours et pourrait certainement faire envie à quelques scènes mieux dotées. L’accueil spectaculaire du public récompense le travail de toute une maison qui, sans esbrouffe, nous offre saison après saison des productions de haute tenue. </p>
<p>Crédit photographique : Jana Dolezilkova (Lady Macbeth) Enrico Marrucci (Macbeth) © François Berthon</p>
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		<title>A Dijon, voyage au centre de la Lune</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 08:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joelle Farenc</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Scène]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>
		<category><![CDATA[Brice Pauset]]></category>

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		<description><![CDATA[Dijon. Auditorium. 12-V-2012. Brice Pauset, L’Opéra de la Lune, commande de l’Opéra de Dijon sur un livret de Jacques Prévert, avec entre autres des citations musicales des Kinderszenen de Robert Schumann et des Lieder de Franz Schubert, et des textes de Wolfgang von Goethe et Ludwig Hölty. Mise en scène : Damien Caille-Perret. Scénographe et création des costumes : Céline Perrigon. Création des lumières : Jérémie Papin. Assistant à la mise en scène : Adrien Béal. Avec : Luanda Siqueira, soprano, la femme ; Jérôme Billy ou Anthony Lo Papa, ténors, l’enfant ; Vincent Deliau, baryton, l’homme ; Gilles Ostrowski, récitant, l’enfant ; Jérémie Leymarie, figurant, l’enfant. Orchestre Dijon Bourgogne, Chœur de l’Opéra de Dijon, direction musicale : Brice Pauset
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/11-Répétition©Gilles-Abegg.jpg"><img src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/11-Répétition©Gilles-Abegg-362x241.jpg" alt="" title="11 Répétition©Gilles Abegg" width="362" height="241" class="alignright size-medium wp-image-55751" /></a>Opéra pour enfants ? Eloge de l’imaginaire ? Manifeste pour une vision poétique de la vie ? Remise en cause de certains principes sclérosants ? Conseils à chacun pour acquérir sa Liberté ? Il y a tout cela dans l’œuvre de Jacques Prévert, et c’est à cette transcription musicale, rude tâche s’il en est, que s’attaque le compositeur en résidence à Dijon. Il ne s’en tire pas si mal que cela ! </p>
<p>Un enfant un peu triste livré à lui-même (ses parents n’ont pas pu s’occuper de lui), se construit un monde imaginaire, le monde de la Lune, dans lequel tout le monde est heureux, et où règne une harmonie sans mièvrerie : point de guerres, point de riches ni de pauvres mais la quête permanente du bonheur pour soi et pour les autres ; « c’est tous les jours le quatorze juillet sur la Lune », dit l’enfant, qui veut nous signifier aussi que le bonheur s’obtient par la Liberté mais aussi souvent par la Révolution : aux armes citoyens pour cette bonne cause ! </p>
<p>Le faux vrai monde, celui de la réalité la plus banale, assaille nos oreilles tout au début de l’ouvrage par ce qu’on peut appeler une ouverture, pleine de sons étranges éparpillés, attribués à des instruments fabriqués pour l’occasion ou bien obtenus par des artifices d’émission sur des instruments traditionnels : ces sonorités agressives, on les retrouvera lors de l’évocation de la guerre, par exemple. Ces timbres stridents trouvent un écho dans l’articulation du chœur, qui représente « les gens » avec leur normalité la plus bête : ceux-ci chantent avec des dissonances terribles d’une façon mécanique en insistant sur les consonnes et parviennent ainsi à un langage incompréhensible, surtout incompréhensible pour un enfant poète. </p>
<p>L’enfant, lui, est représenté par trois personnages : un enfant muet mais actif, un chanteur ténor qui psalmodie sur deux notes d’une façon hésitante : ce résultat n’est pas très convaincant, même si le compositeur prétend retrouver par là un style vocal ornementé, sans pousser des effets que l’on trouve habituellement dans la littérature de cette voix. Le troisième personnage est un comédien-clown qui joue le rôle de récitant en général, mais qui endosse aussi parfois le personnage de Michel Morin le petit garçon ; l’ambigüité qui provient de cette interprétation tripartite insiste alors sur le côté onirique et poétique du conte. </p>
<p>La composition de <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/brice-pauset/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Brice Pauset">Brice Pauset</a> témoigne de la cohabitation possible entre musique contemporaine et musiques plus anciennes ; on en déduit ainsi qu’il n’y a pas de rupture dans notre histoire musicale. En effet, certaines pages sont entièrement originales, d’autres sont le résultat d’un tissage sophistiqué : si quelques mesures de la Marseillaise et du <em>Götterdämmerung</em> apparaissent à un moment privilégié, il revient aux <em>Scènes d’enfant</em> de Schumann et à des <em>Lieder</em> sur des textes allemands, de Goethe principalement, de servir de fil conducteur à l’opéra dans son entier. Les pièces pour piano sont orchestrées, intégrées d’une façon habile, et colorées par une instrumentation surannée ; quant aux <em>Lieder</em>, ils sont interprétés tels quels, ménageant ainsi des temps de repos poétiques en dehors de l’action. A la modernité reviendrait donc la stridence de la réalité et à la musique romantique, l’apanage du rêve ? </p>
<p>Ce sont les décors et les trouvailles cocasses qui émaillent le spectacle qui sont l’élément le plus poétique de cet opéra : la fraîcheur de l’inventivité, l’aspect surréaliste des détails rejoignent tout à fait l’esprit plein de facétie de Jacques Prévert. Un bestiaire déjanté en forme d’instruments de musique revisités pour l’occasion traverse le ciel pour rejoindre la Lune ; cela fait sourire tout en évoquant les marionnettes de l’enfance, et l’allusion au Spoutnik à la fin de l’opéra nous rappelle l’époque du poète et invite à regarder avec tendresse ces temps révolus… </p>
<p>Malgré quelques lenteurs dans le déroulement de l’action, ce spectacle pour un public « de 7 à 97 ans » se laisse voir avec plaisir et avec de multiples niveaux de lecture.  </p>
<p>Crédit photographique : Gilles Abegg</p>
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		<title>Karol Beffa met Daniel Pennac en musique</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 05:55:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Christophe Le Toquin</dc:creator>
				<category><![CDATA[À emporter]]></category>
		<category><![CDATA[CD]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[ResBambini]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Deroyer]]></category>
		<category><![CDATA[Karol Beffa]]></category>

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		<description><![CDATA[« L’œil du loup». Texte et récitant : Daniel Pennac (né en 1944). Musique : Karol Beffa (né en 1973). Orchestre de chambre de Paris, direction : Jean Deroyer. Editions Gallimard Jeunesse ; album 52 pages + 1 CD. ISBN 978-2070645459. Enregistré à Paris en février 2012. 62’04]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/2012/05/15/karol-beffa-met-daniel-pennac-en-musique/loeil-du-loup/" rel="attachment wp-att-55633"><img class="alignright size-medium wp-image-55633" title="L'oeil du loup" src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/loeil-du-loup-362x420.jpg" alt="" width="362" height="420" /></a>Publié en 1984, <em>L’œil du loup</em> est un conte pour enfants de Daniel Pennac qui voit la rencontre dans un zoo d’un enfant venu d’Afrique et d’un loup borgne amené d’Alaska. Associant une réflexion sur la dureté de la condition animale et humaine d’aujourd’hui à l’imaginaire du monde de l’enfance, insérant quelques échappées vers l’humour, <em>L’œil du loup</em> est déjà enseigné à l’école primaire.</p>
<p>Sur la base de cette forte reconnaissance, le conte connaît une étape supplémentaire avec la création d’un accompagnement musical par <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/karol-beffa/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Karol Beffa">Karol Beffa</a>, compositeur trentenaire et dont l’accompagnement musical d’images ou de textes est un exercice qui lui est familier (lire <a href="http://www.resmusica.com/2008/05/24/karol-beffa/">l’entretien</a> donné à ResMusica). La création scénique était donnée le 13 mai au Châtelet à Paris par les mêmes interprètes, Daniel Pennac en récitant et <a href="http://www.resmusica.com/mot-clef/jean-deroyer/" class="st_tag internal_tag" rel="tag" title="Voir les articles classés avec Jean Deroyer">Jean Deroyer</a> à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris.</p>
<p>Que ce soit en concert ou sur le livre-disque, la musique de Beffa accompagne avec poésie le beau texte de Pennac, avec la modestie nécessaire pour le rehausser sans le paraphraser, sachant s’adapter aux climats (c’est le cas de le dire) de l’Alaska et de l’Afrique évoqués successivement par le conte, mais en finesse, sans tomber dans l’illustration ou l’exotisme bon marché. A bon escient, la musique sait aussi prendre son envol et exister par elle-même, par exemple lorsque le soleil perce les nuages et éclaire la fourrure d’or de la petite louve Paillette. A l’instar de Nicolas Bacri dans <em><a href="http://www.resmusica.com/2012/05/10/entre-terres-chant-de-mine-de-nicolas-bacri/">Entre terres</a></em>, Karol Beffa propose une musique d’aujourd’hui qui répond avec exigence et efficacité à l’indispensable besoin de faire vivre et communiquer la musique orchestrale auprès d’un plus large public.</p>
<p>Les illustrations de Catherine Reisser encadrent le texte avec une importance donné au trait. En laissant le texte au centre (dans tous les sens du terme), elles reprennent ainsi discrètement le principe des enluminures et donnent une dimension précieuse à la mise en page.</p>
<p>Un livre-disque remarquable par les valeurs humaines qu’il transmet, et par la capacité des différents arts, le texte, la musique et le dessin, à avoir su se combiner de manière harmonieuse. Une réussite qui fait déjà de ce conte un classique.</p>
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		<title>Bruno Messina nouveau directeur de l&#8217;Opéra de Saint-Etienne</title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 17:33:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Rédaction</dc:creator>
				<category><![CDATA[Flash-info]]></category>

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		<description><![CDATA[Le paysage lyrique français se renouvelle avec l&#8217;arrivée de Bruno Messina (41a) à la tête de l&#8217;Opéra-théâtre de Saint-Etienne. Nommé [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le paysage lyrique français se renouvelle avec l&#8217;arrivée de Bruno Messina (41a) à la tête de l&#8217;Opéra-théâtre de Saint-Etienne.</p>
<p>Nommé officiellement à ce poste depuis vendredi 11 mai, Bruno Messina est trompettiste -classique et jazz &#8211; de formation (CRR de Nice puis CNSM de Paris), mais se tourne rapidement vers l&#8217;ethnomusicologie (Paris-IV et EHESS). Chargé de mission &laquo;&nbsp;musiques traditionnelles et actuelles&nbsp;&raquo; à l&#8217;ADEM 06, il est de 2004 à 2008 directeur artistique de la Maison de la Musique de Nanterre et depuis 2008 directeur de l&#8217;AIDA (Agence iséroise de diffusion artistique) qui s&#8217;occupe, entre autre, du Festival Berlioz de la Côte Saint-André.</p>
<p>Parallèlement à cela il est professeur associé aux deux CNSM et membre du comité &laquo;&nbsp;musique&nbsp;&raquo; de la DRAC Rhône-Alpes.</p>
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		<title></title>
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		<pubDate>Mon, 14 May 2012 09:06:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Rudolphe Sebti</dc:creator>
				<category><![CDATA[ResImago]]></category>

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		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/humour-17-Res.jpg"><img src="http://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2012/05/humour-17-Res-728x728.jpg" alt="" title="humour 17 Res" width="728" height="728" class="aligncenter size-large wp-image-55679" /></a></p>
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