Naïve
Anna Vinnitskaya : Sombre est Ravel
Bête de concours, lauréate sans équivoque du Reine Elisabeth 2007, la jeune Anna Vinnitskaya a déjà marqué le public par des concerts incandescents caractérisés par une personnalité musicale exceptionnelle. Pour son troisième album, elle se consacre à Maurice Ravel, qu’elle interprète volontiers en concert. Techniquement, il n’y a rien à redire tant les doigts de la jeune femme sont assurés et permettent de surmonter les plus redoutables difficultés de l’Alborada del ...À emporter - CD
Les limites du système Sokhiev
Avec méticulosité, le jeune Tugan Sokhiev poursuit ses explorations du répertoire russe avec son orchestre de Toulouse. Venant après un disque Rachmaninov/Prokofiev prometteur, ce volume pose des questions sur la pertinence artistique des choix discographiques de ce tandem. En dépit de sa difficulté, la Symphonie n°5 de Tchaïkovski, ne cesse de titiller les chefs et les orchestres. Depuis quatre ans, de nombreuses versions sont venues s’ajouter à la pléthore déjà disponible : ...À emporter - CD
Richard Strauss a capella
Naïve On n’imagine pas trouver en Richard Strauss un maître de l’écriture chorale, sans doute parce que ses opéras les plus célèbres ne donnent au chœur qu’un rôle secondaire. En plus d’imposantes parties chorales dans Friedenstag, il a pourtant composé plusieurs dizaines de pièces pour chœur, avec orchestre ou a capella, dont Laurence Equilbey propose une sélection judicieuse, encore que bien réduite. On y entend la tradition de Mendelssohn, que Strauss ...Joie de la mélancolie
Naïve En dehors de rares interprétations sur l’instrument original et des tentatives d’acclimatation les plus diverses, du trombone au violon, la Sonate pour arpeggione est devenue la propriété des violoncellistes. L’alto fait pourtant jeu égal avec le violoncelle, offrant même plus d’homogénéité entre la douceur des graves et la limpidité des aigus. Maître du timbre exceptionnellement lumineux d’un Stradivarius de 1672, Antoine Tamestit réussit à atteindre la mélancolie la plus raffinée ...Gloria !
Naïve Les enregistrements contenant les deux Gloria de Vivaldi, le célébrissime RV589 et le moins connu RV588, ne sont en fait pas si nombreux que cela, les éditeurs discographiques préférant généralement associer le premier des deux à des ouvrages du répertoire dits plus « populaires », comme par exemple le Magnificat de Bach ou encore le Dixit dominus de Haendel. On se réjouira donc de cet intelligent couplage, qui finalement s’imposait. L’amateur de ...Ricky : la dernière collaboration Ozon / Rombi
Naïve «Quand Katie, une femme ordinaire, rencontre Paco, un homme ordinaire, quelque chose de magique et de miraculeux se produit : une histoire d’amour. De cette union naîtra un bébé extraordinaire : Ricky». Telle est brièvement la trame du nouveau film de François Ozon, Ricky est librement inspiré d’une nouvelle de Rose Tremain (Moth) et dont il n’est possible de dire plus sans trahir un «secret» que les distributeurs ont semble-t-il eu ...À emporter - CD
Une première mondiale exceptionnelle
Naïve Attention, chef d’œuvre ! Musicalement, l’ouvrage est une pure merveille, et la partition contient de nombreux trésors qui, pour une fois, ne sont pas pour l’essentiel la Xième version d’airs connus et recyclés pour la circonstance par le compositeur. Le livret, certes compliqué et alambiqué – pour ne pas dire totalement invraisemblable… – est cependant d’une belle cohérence, et se trouve tout à fait dans la tradition des ouvrages de cette ...François-Frédéric Guy se confronte au géant beethovénien
Ces temps-ci, le nom de François-Frédéric Guy s’associe régulièrement à celui de Beethoven. Outre les nombreux récitals programmés de 2008 à 2010, il a entrepris de donner en concert une intégrale des sonates et des concertos chez Naïve, dont voici le dernier né (lire aussi le compte rendu des Concertos n°1 et 5). Après tant de versions de référence, interpréter les concertos de Beethoven semble une gageure, mais François-Frédéric Guy et ...Le doux réconfort offert par Dvořák aux plus malheureux.
Naïve Cette version du Stabat Mater de Dvořák n’est en rien une ébauche, ou un travail préparatoire à la version orchestrale crée en 1881. Rien ne permet de dire que la version avec piano de 1876 ait été donnée du vivant du compositeur. Pourtant il s’agit bien d’une version pensée avec et pour le piano. La qualité de l’écriture (l’introduction du premier morceau) et le détail des indications de tempo et ...Zygel nous fait la leçon sur Schubert
Naïve Jean-François Zygel nous propose ici une passionnante prestation musico-pédagogique, une de plus pour notre plus grand plaisir, consacrée cette fois à la musique de Franz Schubert. Filmé au théâtre du Châtelet l’année dernière, il est accompagné d’un quintette à cordes et d’un couple de chanteurs. Avec lui-même au piano, nos huit musiciens sont ainsi armés pour tenter de nous faire saisir l’essentiel de ce qu’est la musique de Schubert. Zygel ...Les tourments de l’âme
Naïve Sortie en 2004, ce disque n’est pas passé inaperçu tant ses œuvres de Dowland encore trop peu connues du public français, sont envoutantes, parfois surprenantes, sombres et tout à coup légères. Dérivant du madrigal, l’ayre se complait dans l’expression des sentiments, cherchant à nous émouvoir. Sa délicatesse et son raffinement (From silent night, Flow my tears, …), souvent proche d’un Moulinié ou d’un Boësset, ne s’interdit pas toutefois une certaine ...Le Bizet de Minkowski : la déception
Quelques précisions pour commencer. On nous propose un programme de Georges Bizet comportant le Prélude et les trois Entractes de Carmen (1875) d’une part, et, d’autre part, et dans cet ordre, la Suite d’orchestre n° 1 (1872), une sélection de neuf numéros de la musique de scène (1872) et enfin de la Suite n° 2 (1879) dans l’orchestration d’Ernest Guiraud. Il s’agit là de la musique de L’Arlésienne. A priori un ...À emporter - CD








