Orfeo

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En différé symphonique du festival de Salzbourg

Du côté symphonique, Orfeo nous rend un concert de 1960, où le grand mais trop oublié Joseph Keilberth officie à la tête de la philharmonie de Berlin avec un soliste de choix : le Français Christian Ferras. Valeur sûre des podiums des années 1950-1960, Joseph Keilberth était un fidèle du festival autrichien, il y dirigea, une légendaire Arabella, en 1958. Ce long programme débutait par une belle et fort classique ouverture ...
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Artillerie orchestrale à Salzbourg

Au soir du 4 août 1961, la Staatskapelle de Dresde faisait ses débuts au festival de Salzbourg.  L’inauguration du Palais des festivals, en 1960, permettait à  Karajan, le maître des lieux, d’inviter les formations orchestrales pour des concerts symphoniques aux effectifs orchestraux imposants. Ainsi, il tenait à inviter l’autre grand orchestre allemand de l’Histoire, après son Philharmonique de Berlin : la Staatskapelle de Dresde. Pour honorer cette invitation, les édiles de ...
Récital de la radieuse Lucia Popp

Récital de la radieuse Lucia Popp

Orfeo Ce n’est pas à un programme facile que Lucia Popp conviait son public en ce soir de juillet 1984, dans le ravissant théâtre Cuvillés de Munich. Parmi les Lieder de Schubert et de Strauss proposés, aucune pièce véritablement connue à se mettre sous la dent, et au rayon des raretés figuraient également quelques pièces de jeunesse de Schönberg, compositeur qui n’a pas, sauf preuve du contraire, la réputation d’écrire de ...
Andris Nelsons, la symphonie du démiurge !

Andris Nelsons, la symphonie du démiurge !

Le jeune chef letton Andris Nelsons continue sa relecture des grands classiques du répertoire avec une galette Tchaikovsky qui frappe un grand coup. La partie n’était pas gagnée, car le premier disque du musicien avec son orchestre anglais, consacré à la symphonie n°5 du même Tchaikovsky était assez décevant. Mais le charisme du chef et sa totale entente avec l’orchestre emportent ces passions orchestrales dans un tourbillon tempétueux. L’ouverture Roméo et ...
Luisa Miller à l’Opéra de Vienne

Luisa Miller à l’Opéra de Vienne

Luisa Miller n’a jamais été le mieux aimé des opéras de jeunesse de Verdi, en dépit de ses multiples beautés et des superbes rôles qu’il propose aux (rares) chanteurs capables de maîtriser l’hybridité stylistique d’une écriture encore très fortement marquée par la tradition donizettienne, mais qui regarde déjà vers les ouvrages de la maturité ; à cet égard, la scène au cours de laquelle Rodolfo fait boire le poison à Luisa ...
Mirella Freni, plus de trente ans de carrière viennoise !

Mirella Freni, plus de trente ans de carrière viennoise !

Ce sont plus de trente années de carrière qui sont représentées sur ce passionnant album, le reflet du parcours vocal et musical sur la scène viennoise d’une des chanteuses les plus passionnantes et les plus fiables de sa génération. On se doute bien, cependant, qu’entre la juvénile Mimi de 1963, révélée sous la baguette de Karajan, et la Fedora de 1995, face au Loris de Luis Lima, la voix et ...
Andris Nelsons : la passe Stravinsky !

Andris Nelsons : la passe Stravinsky !

Jeune démiurge des podiums, Andris Nelsons est l’une des baguettes que l’on s’arrache ! Directeur musical de l’orchestre de Birmingham, l’artiste fait, cet été, ses débuts à Bayreuth dans Lohengrin alors qu’il est l’invité des orchestres les plus cotés ! C’est un beau CV, pour un chef juste trentenaire. Du côté de Birmingham, on espère certainement retrouver l’énergie et les opportunités internationales et le rayonnement de l’époque Rattle. Après l’éphémère épisode Sakari Oramo, ...
L’étonnant et inattendu Schumann de Fabio Luisi

L’étonnant et inattendu Schumann de Fabio Luisi

Courtisé par les grandes formations et opéras, le chef italien Fabio Luisi nous a toujours semblé plus correspondre au «solide routier» qu’au démiurge des podiums ! Aucun de ses disques symphoniques, très probes au demeurant, enregistrés lors de ses années à Genève et Dresde, ne peuvent être considérées comme des grandes références. On n’attendait donc pas grand chose de ce coffret Robert Schumann, capté en concert. Quelle erreur ! Dans une optique plus ...
Le combat des reines II

Arabella Steinbacher & Andris Nelsons, un duo mal assorti

Arabella Steinbacher possède un son d’une beauté plastique peu commune avec un parfait dosage de chaleur et de rondeur. Dans le concerto de Beethoven, l’artiste fait briller les phrasés aidés par son Stradivarius «Booth» de 1716. Pourtant si l’on reste assez déçus par cette lecture de grand luxe, c’est à cause du chef Andris Nelsons. Présenté comme «le jeune chef le plus prometteur de la scène internationale» et recherché par ...
Celibidache à Cologne

Celibidache à Cologne

L’Art de Sergiu Celibidache commence à être recensé avec soin. Fini le temps des labels pirates ! Après les éditions officielles EMI et DGG des mandats du chef à Munich et Stuttgart, Orfeo nous propose une compilation des concerts du musicien lors de son très rapide passage à la tête de l’Orchestre radio symphonique de Cologne en 1957-58. Après son départ de la Philharmonie de Berlin, le chef dirigea de nombreuses ...
Les souffles de Fauré, Ravel, Poulenc

Arabella Steinbacher : Les souffles de Fauré, Ravel, Poulenc

Cet enregistrement respire. Certes, il n’est pas interprété par des instruments à vent ou des voix. Raison de plus pour le souligner. Une respiration qui aère le propos et lui donne vie, un souffle intense qui porte et transcende les mélodies. Arabella Steinbacher a déjà été honorée pour la rondeur de son timbre, pour l’intensité avec laquelle elle transmet les œuvres qu’elle interprète. Ici, elle s’immerge avec brio dans la ...
La face berlinoise de la force

La face berlinoise de la force

Le label Orfeo et sa série Festspieldokumente dédiée aux archives du festival de Salzbourg aime beaucoup George Szell puisque un an après la sortie d’un gros coffret de sept galettes consacré à des témoignages concertants salzbourgeois du grand chef hongrois, ce label récidive avec une petite boite de trois disques centrés sur deux de ses concerts de l’année 1957. Pour les connaisseurs de l’histoire du festival, l’année 1957 est une ...
Sous les pavés, Wagner

Bayreuth 1968 : Sous les pavés, Wagner

L’année 1968, ce fut aussi Bayreuth. Alors qu’une nouvelle production des Maitres Chanteurs faisait l’ouverture du festival, des membres d’un groupe d’extrême gauche local distribuèrent des tracts qui disaient : «Les notables dehors place au peuple». Si les cols mao investissaient quelque peu les travées du festival, les spectateurs firent une fête à ce spectacle d’ouverture avec une demi-heure d’applaudissements. Relayant son frère Wieland décédé, c’est Wolfgang Wagner qui régla la scénographie, ...
Le temple du soleil

Karajan Salzbourg 1957 : le temple du soleil

L’année 1957, voit Herbert von Karajan accéder à la direction musicale du Festival de Salzbourg. Mais le chef impose ses vues et exige de pouvoir se produire avec l’orchestre dont il est, depuis 1955, le directeur musical : la Philharmonie de Berlin. Dès lors au cours de cet été artistiquement miraculeux, le maestro va se programmer à quatre reprises avec ses Berlinois mais aussi à la tête de l’orchestre «titulaire» de ...
Enterrement définitif pour un Requiem  bien inutile ...

Enterrement définitif pour un Requiem bien inutile …

Orfeo Orfeo fait un très imposant travail de diffusion d’enregistrements pris sur le vif en puisant dans les archives radiophoniques. Le catalogue contient de nombreux témoignages inestimables, parfois d’artistes scandaleusement délaissés par les majors. Le malaise devant ce coffret est donc extrême. En trois mots : à fuir absolument. Karajan a largement enregistré ce Requiem de Verdi, œuvre qu’il affectionnait particulièrement. Il existe plusieurs versions audio et vidéo dirigées par lui avec ...