La saison bordelaise s’ouvre sur un véritable four : distribution inégale, orchestre brouillon, chœur braillard, mise en scène chahutée… Chronique d’une production gâchée.
Gâchée, car Janja Vuletic a tout d’une grande Carmen. Le physique bien sûr, à faire pâlir plus d’une consœur. Le timbre de la voix est sombre et généreux, l’ambitus large de sa tessiture lui assure de chanter toutes les notes, la prononciation, si elle peut encore progresser, est soignée. ...