Lieu : San Francisco

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San Francisco, Renée Fleming chez les Borgia

La production de John Pascoe, robuste et passionnelle, s' évertue à dramatiser encore plus, comme si besoin l' était, une Lucrezia Borgia qui séduit d'emblée par un bel canto suffisamment tragique en soi. Les décors reproduisent à l'ancienne ces murs gris et sévères de ces palais et turri italiens, qu' ils soient de Venise ou Ferrare. Les costumes, eux, propres et nets, se fondent à l' envie dans cette grisaille, dans ...
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San Francisco, David Hockney décape Turandot

Reprise très attendue de cette Turandot mise en situation par le peintre David Hockney, enfant chéri d'Hollywood, et dont nous avons déjà, en son temps, et ailleurs, loué l'extrême efficacité. Très attendue également pour ses éclats, sa brillance, ses éclaboussures de couleurs, intenses et brutaux dont le mordant vous agresse, vous "sonne" tel un poing en plein visage : un seul exemple, le palais de l’acte II, aux longues et ...
Gros, vulgaire  et triomphal !

Aida à San Francisco : Gros, vulgaire et triomphal !

Cette nouvelle co-production (Houston, ENO, San Francisco), nouvelle in loco, par ses excès, ses outrances, voire ses abus, surenchérit encore, comme si cela s’avérait encore possible, mille productions locales entrevues et joue le grand jeu du tout pour le tout. C’est gros, c’est vulgaire, c’est criard... et c’est gagné ! Grâce à l’»énhaurme» Zandra Rhodes, fofolle et géniale enfant terrible des modes londoniennes des annés 60 : certains de ses tissus rappellent ...
Faust, traditionnel mais envoûtant

Faust californien, traditionnel mais envoûtant

En deux mois de temps, l’Opéra de San Francisco boucle sa saison avec trois grandes productions : Puccini, Wagner et Gounod. Un rythme d’autant plus médusant que l’opulence des décors, costumes et des moyens en général ne semble pas en souffrir. Bien au contraire ! Pour une œuvre aussi ancrée dans son époque, le Faust de Gounod a toujours son mot à dire, surtout quand il est dirigé dans les règles de l’art ...
La Fille de l’ouest : spaghetti sauce ketchup

La Fille de l’ouest à San Francisco : spaghetti sauce ketchup

La Fanciulla del West Secrètement attendu comme l’opéra qui forgera une nouvelle identité musicale américaine, La Fanciulla del West de Puccini, commande du Met de New York, est finalement resté seul en son genre et sporadiquement joué. Pour son centième anniversaire, l’Opéra de San Francisco met à l’honneur cette œuvre «locale» ancrée dans l’histoire californienne – La ruée vers l’or – où les noms de San Francisco, Sacramento et Wells Fargo ...
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Eugène Brancoveanu, un baryton qui tape dans l’œil

Dans une ville éminemment lyrique, les San Francisco Performances se devaient de conclure dans le même ton. C’est le jeune baryton Eugène Brancoveanu qui a eu ce privilège. Accompagné par le très stylé John Parr, cet ancien Adler Fellow de l’Opéra de San Francisco a fait mouche. Toutes les voix d’opéra, surtout aussi profondes, aussi généreuses que la sienne ne sont pas taillées pour les lieder et c’est en sculpteur patient ...
Chacun son Chopin

Chacun son Chopin

San Francisco Symphony Orchestra Depuis qu’il a été le premier américain à remporter le concours Chopin en 1970, le pianiste Garrick Ohlsson a tissé un lien particulier avec l’Europe de l’Est. C’est paradoxalement l’Europe occidentale qui le connaît le moins comme en témoigne ses lapidaires apparitions parisiennes. Son intégrale chez Hypérion et le récent documentaire d’Arte, L’Art de Chopin, qui en fait son fil rouge, ont rappelé au public français ...
Le classique se mutine

Le classique se mutine

Solistes du San Francisco Symphony L’affluence aux Sunday Matinee Concerts du San Francisco Symphony est surprenante. D’une part, parce qu’ils ont lieu le dimanche midi dans une région où le citoyen moyen n’habite que rarement à moins d’un Golden Gate Bridge de distance, et d’autre part, parce qu’il s’agit de musique de chambre. Mais quand cela se passe dans le vénérable Davies Hall et que le programme commence par une pièce ...
Du cor à l’ouvrage !

S’essaye au pas de trois

Le Skride/ Vogler Trio Les San Francisco Performances sont le grenier à vedettes de la vie musicale san franciscaine. Stars installées ou en lancement passent ainsi par la scène du Herbst Theater, telles que, cette semaine, les sœurs Skride en trio avec le violoncelliste Jan Vogler. La formation est intéressante, avec le piquant qu’induit leur identités de solistes, leur personnalités musicales diverses et une pointe de compétitivité qui garantit le bon équilibre. ...
Une équipe de choc

Adler Fellows du San Francisco Opera, une équipe de choc

Le soutien à la jeune génération de chanteurs n’est pas une moindre préoccupation des opéras américains comme le prouvent ceux de Los Angeles et Washington qui accueillent les programmes initiés par Placido Domingo, ou encore celui San Francisco. Ce dernier accueille deux de ces prestigieux viviers que sont les résidences Merola et Adler, la seconde conclusion naturelle du premier. Susan Graham, Rolando Villazon, Deborah Voigt ou Joyce DiDonato sont quelques ...
Du bien beau chant, du bien mauvais drame

Du bien beau chant, du bien mauvais drame

La Traviata Cette production, nouvelle in loco, signée Marta Domingo, élégante, sophistiquée (nos cocottes arrivent à la fête en Buick 1929), si belle à l’œil, dont les décors, l’ameublement et les costumes (ors, argents, diadèmes, plumes, tout y est), somptueux, reproduisent à plein l’ambiance des années 20, ses arômes Art-Déco.... ce projet savoureux, rafraîchissant, joliment vu, mais totalement dénué d’intérêt (cette relecture n’apporte ici rien de bien neuf), impeccablement conçu il ...
Un Gershwin bien (trop ?) stylisé !

Un Gershwin bien (trop ?) stylisé !

Porgy and Bess D’entrée de jeu, ce Porgy and Bess, qui s’ouvre de plain-pied sur un époustouflant «Summertime», sensuel, charmeur, violemment syncopé (l’excellente Angel Blue, qui vous agrippe dès ces premiers instants) et dont les décors modernistes et design vous placent, en fait vous déplacent, dans un Catfish Row des années 50, fait mouche. Il est permis, cependant, de ne pas trop apprécier ces énormes échafaudages (trop) nets, (trop) formels, trop ...
Un veritable regal

Un veritable regal

L’Elisir d’amore L’opéra se ferait-il brusquement californien ? Après l’énorme échec de ce Rheingold (San Francisco, juin 08) transposé au pays de l’or (ce Ring «américain» de Francesca Zambello serait d’ailleurs en plein péril), après un Elisir d’amore (San José, septembre 08) transplanté dans les champs et les vergers de la Santa Clara Valley (aujourd’hui «Silicon Valley») des années 30, voici un nouvel Elisir que James Robinson, Allen Moyer et Martin Pakledinaz situent ...
... en version « initiale »

… en version « initiale »

Boris Godounov Ce Boris Godounov (qui nous vient de Genève) se présente à nous comme une chronique à la fois joyeuse, provocante, scandaleuse et criminelle qui nous enchaîne, avec un flair tout clinique, les méfaits et gestes d’un certain Boris, à la triste figure. Sept tableaux, sept miniatures, figés, sages et bien rangés... qui nous tissent lentement, avec sûreté, sans jamais tomber dans l’icône, à travers les dires et commentaires des ...
Du très bon, du bon, du moins bon .....

Du très bon, du bon, du moins bon …..

Idomeneo Les protagonistes de ces aventures héroïques, qui nous sont projetées comme en gros cinémascope sur l’immense scène du War Memorial Opera House, évoluent tous dans un monde de carton-pâte (ce lieu mythique de tous les dangers), admirablement colorié par John Conklin, superbement embelli par ces rouges, bleus et ors ensoleillés de ces costumes XVIIIe si agréables à l’œil (Michael Stennett), mais régenté par de méchants -et de moins méchants- dieux, souvent ...