Lieu : Vienne

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A Vienne, Serse ou XerSEX ?

Londres, 1738 le goût pour l’opera seria se délite, le public finit par se lasser de l’inlassable, castrats et prima donne sont passés de mode, Haendel en mauvaise posture doit regagner les faveurs d’un public décidément versatile. Alors, avant de comprendre que l’oratorio anglais sera sa providence, il tente de réinventer le genre de l’opera seria en composant un dernier opéra italien : Serse (ou Xerxes en anglais), en brisant ...
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Vienne, Hélène Grimaud pleine de grâce dans Ravel

Invitée à se produire avec un Orchestre Symphonique de Vienne placé pour la première fois sous la direction du Norvégien Eivind Gullberg Jensen, Hélène Grimaud aura plus que rempli sa part du contrat. Après Träume, poème symphonique de Prokofiev, et avant la Symphonie n°2 de Rachmaninov, elle se surpasse dans le Concerto en sol de Ravel. Dans cette œuvre exemplaire de concision, déjà enregistrée par elle chez Erato, on la trouve ...
Maurizio Pollini

Pas une ride pour Pollini à Vienne !

Il est des pianistes dont l’aura artistique produit toujours un effet particulier lors des concerts en public. Ainsi de Maurizio Pollini qui, à soixante-neuf ans, en impose encore par son flegme souriant, son élégance un peu raide et surtout par ce jeu génial qui, en 1960, faisait de lui le vainqueur du Concours Chopin. Dans un programme Schubert/Chopin intensément romantique, le géant italien s’illustre d’abord par son détachement. La Sonate en ...
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L’Orchestre de Paris chez lui à Vienne

En visite à Vienne pour trois concerts, l’Orchestre de Paris a donné dès le premier soir la preuve de son haut niveau, avec Leif Ove Andsnes comme soliste, ce qui ne gâchait rien. Sous la baguette de Paavo Järvi, le pianiste norvégien a produit un très bon second Concerto de Brahms, tendre et musclé pourrait-on dire. Avec son toucher exceptionnel, Ove Andsnes s’élève sans effort au-dessus de l’orchestre, fût-ce par un ...
En un seul mouvement

Pierre-Laurent Aimard en un seul mouvement

Dans ce premier volet d’une série de deux récitals donnés à la Konzerthaus de Vienne et enregistrés en direct, Pierre-Laurent Aimard explore une forme d’écriture particulière : la sonate en un seul mouvement. Quoiqu’un peu uniforme, c’est assurément un programme intéressant. Seul défaut : le pianiste se mure dans un jeu personnel dont le public est exclu. Quelques pièces isolées entrecoupent cette étude de genre, comme La lugubre gondola, les Nuages gris et ...
L’esprit de Leif Ove Andsnes

L’esprit de Leif Ove Andsnes

Leif Ove Andsnes au piano, c’est la rencontre de l’esprit et de la matière. Finesse et sensibilité ne seraient que de vains mots s’il n’y avait pas cette élégante façon de se mouvoir, ce toucher ferme et net, cette rondeur dans la narration des traits… Sous les ors de la Grande Salle du Musikverein de Vienne, il a produit un récital irréprochable de maîtrise et de simplicité. Le ton est ...
Un Trio bien pâlot

Wiener Klaviertrio, un Trio bien pâlot

Le Wiener Klaviertrio ne laissera pas un souvenir impérissable de son passage au Konzerthaus de Vienne. Malgré des qualités techniques évidentes et une bonne volonté touchante, il n’est jamais parvenu à ce haut degré d’interprétation, à partir duquel les intentions laissent place à l’émotion, transmise à l’auditoire avec naturel et simplicité. Le Trio en si bémol majeur K 502 de Mozart ne convainc pas vraiment ; avouons-le, l’œuvre ne regorge pas elle-même ...
La caresse d’Anton Sorokow

La caresse d’Anton Sorokow

Au Musikverein de Vienne, le violoniste autrichien (d’origine russe) Anton Sorokow a donné avec le pianiste Luca Monti l’impression d’un excellent duo, brillant particulièrement dans le répertoire post-romantique de Franck et Prokofiev. La Sonate en sol majeur KV 301 de Mozart, sorte de bagatelle enfantine, installe déjà les protagonistes dans une merveilleuse complicité et démontre d’emblée leur grand talent à tous deux. Sorokow, surtout, éblouit par la pureté de son son : ...
David Fray triomphe à Vienne

David Fray triomphe à Vienne

Se produisant pour la première fois au Konzerthaus de Vienne, David Fray avait inscrit Mozart et Beethoven à son programme, ô combien consensuels, entre lesquels il a alterné pourtant avec aisance et originalité. Son style excentrique n’a pas rebuté le public viennois, si souvent francophile, charmé par ce jeune pianiste aux airs mystérieux. La soirée ne fut rien d’autre qu’une démonstration de talent. À ceux qui doutaient encore de son ...
La bénédiction

Stefan Stroissnig, la bénédiction

De jeunes talents s’éveillent à Vienne. La capitale de l’Autriche – et peut-être aussi de la musique – voit naître en son sein des pianistes aussi géniaux que précoces, promis à un brillant avenir. Ainsi de Stefan Stroissnig, vingt-six ans, qui a créé la surprise au Konzerthaus en interprétant des œuvres de Liszt, Brahms et Schubert. Son premier grand récital, le jeune pianiste, formé à Vienne, sa ville natale, a choisi ...
Jean-Frédéric Neuburger à Vienne

Jean-Frédéric Neuburger à Vienne

Le piano français s’illustre à Vienne grâce à Jean-Frédéric Neuburger, auteur d’un concert loin d’être gagné d’avance qui, pourtant, a fini par emporter l’adhésion du public. Rien que de consensuel pour débuter. La partie Liszt ne peut que convaincre, tant les accents de Neuburger sont proches de l’esprit du compositeur hongrois. Il fait résonner son Steinway de façon spectaculaire, lui donnant un volume de cathédrale, parfaitement à propos pour les Funérailles ...
Bartók et Tchaïkovski vus par Barenboim

Bartók et Tchaïkovski vus par Barenboim

Staatskapelle Berlin Lorsqu’il est à la tête de la Staatskapelle de Berlin, Daniel Barenboim peut donner libre cours à son talent de direction : les musiciens suivront. Ils le connaissent bien puisqu’il est leur chef depuis 2000. À vie. De fait, l’osmose entre les instruments et le pupitre est évidente. Loin de rompre cette harmonie, Yefim Bronfman, le soliste de la soirée, témoigne d’une parfaite entente avec Barenboim. Un chef charismatique, un ...
Le quatuor Takács se met en quatre

Le Quatuor Takács se met en quatre

Le Quatuor Takács a conquis son auditoire viennois avec un programme Mitteleuropa des plus réjouissants, superbement maîtrisé. La formation hongroise a débuté par un cru local : le Quatuor à cordes op. 71 n°1 de Haydn, inventeur du genre. La justesse du ton saisit d’emblée. Entre le brio dû à une œuvre aux dimensions presque orchestrales et l’intimité pleine d’humour et de tendresse qui caractérise la musique de chambre de Haydn, le ...
Le nouveau Wagner

Le nouveau Wagner

Wiener Concert-Verein, Andreas Pixner, Robert Wolf, Agnes Wolf Il n’est pas fréquent que le Musikverein de Vienne produise des œuvres contemporaines. Mais la réputation de Krzysztof Penderecki lui vaut l’honneur d’être joué… par lui-même ! Du moins était-ce prévu ainsi ; mais le public apprend avec déception que, pour des raisons de santé, le compositeur polonais ne dirigera pas. C’est Andreas Pixner qui le remplace au pied levé. Faute de préparation suffisante, il ...
Les variations du trio Goldberg

Les variations du trio Goldberg

Constitué du violoniste Michael Maciaszczyk, du violoncelliste Attila Pasztor et de la pianiste Barbara Moser, le trio Goldberg de Vienne (goldberg. trio. wien) a réuni l’audacieux génie Chostakovitch, Louise Farrenc, l’enseignante oubliée, et le «Mozart du XIXème siècle» : Mendelssohn. À l’image de ce programme éclectique, la qualité de la prestation a également donné dans la variété. Dans le Trio n°1 de Chostakovitch, les défauts des musiciens concordent paradoxalement avec l’esprit de ...