Mot-clef : Antonín Dvořák

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A Liège, le nouveau monde selon Günther Herbig

Le chef d'orchestre allemand Günther Herbig est un invité régulier de l'OPRL depuis 2003. Comme la saison précédente, il est ainsi venu partager deux semaines de collaboration avec les musiciens liégeois. Le fruit de ce travail s'appréciait à travers deux programmes: le concert qui nous occupe, célébrant la musique américaine, et un second concert consacré au répertoire romantique. "Nouvel an, Nouveau monde". Par cet intitulé, le programme annonçait ...
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À Bâle, un peu trop d’idées pour Rusalka

Haute qualité musicale et mise en scène inaboutie mais foisonnante et prometteuse. Le Théâtre de Bâle, distingué deux années de suite (2009-2010) comme « opéra de l’année » par le magazine allemand Opernwelt, a bâti une bonne partie de sa réputation sur une collaboration durable avec de grands metteurs en scène européens comme Calixto Bieito ou Christoph Marthaler. Cette Rusalka est pourtant une très belle occasion de constater que, contrairement à ...
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Le Fine Arts Quartet et Menahem Pressler

A l’heure où le « jeunisme » est de mise, à l’heure où tant de nouvelles formations de chambristes talentueux piaffent en attendant une hypothétique gloire, qu’il est réconfortant de voir que sur les âmes bien nées les années n’ont pas de prise ! En effet, le Fine Arts Quartet et l’étonnant Menahem Pressler nous offrent sans lésiner des instants de pur bonheur. Le programme ambitieux balaye cent cinquante ans d’histoire du ...
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Envoûtante Rusalka à Montréal

L’Opéra de Montréal sort une fois de plus des sentiers battus avec Rusalka, le chef-d’œuvre opératique d’Antonín Dvořák. On se souviendra qu’à la saison 2009-2010, Cendrillon de Massenet, cet autre conte de fées, avait charmé le public montréalais. Mais ici, pas de transposition malencontreuse d’époque terre-à-terre, de détournement d’identité usurpée avec relecture au second degré, qui auraient pu détruire la magie du conte originel. La mise en scène d’Eric Simonson, ...
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Hrachya Avanesyan, le romantisme à l’honneur

Hrachya Avanesyan, vainqueur de la dernière édition du Concours Carl Nielsen, est à l’honneur de ce disque consacré à Antonín Dvořák. Ce beau programme nous séduit pleinement par le brio et la finesse d'exécution des musiciens d’autant qu’il s’agit d’un répertoire parfois négligé par les solistes. Au fil des décennies, le concerto pour violon a, en effet, connu une popularité en dent de scie. Il est resté quelque peu dans l'ombre d’un ...
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Festival Enesco II : deux français en territoire autrichien

Alors que les membres du gouvernement roumain, premier soutien du Festival Enesco, se rendent régulièrement aux concerts de cette manifestation, la venue de deux jeunes solistes français jouer du Mozart avec pas moins que les Wiener Philharmoniker – tout un symbole – n’a pas le moindre du monde dérangé le service culturel de l’ambassade de France ou le Centre culturel français de Bucarest. Pourtant la prestation de Fanny Clamagirand et Antoine ...
Lieder im Volkston

Chants populaires de la Mitteleuropa avec Esther Kretzinger

Très intelligent programme que ce florilège de chants populaires de la « Mitteleuropa » du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, qui nous propose un passionnant parcours géographique à travers l’Allemagne, l’ancien empire austro-hongrois, la Slovaquie, la Bohème, etc. Du néoromantisme de Brahms et de Dvořák au modernisme de Bartók et de Kodály, les langages musicaux évoluent et se diversifient, de même que les nationalismes prennent des formes nouvelles. ...
Tetzlaff-Vogt -c- Patrick Berger

Dream team allemande à l’auditorium du Louvre

Le pianiste Lars Vogt, le violoniste Christian Tetzlaff, la violoncelliste et sœur de ce dernier Tanja Tetzlaff, tous trois excellents solistes, ont choisi, pour le tout dernier concert de la saison à l’Auditorium du Louvre, deux œuvres graves et sérieuses, qui présentent une esthétique très proche. Composés respectivement en 1882 et en 1883, le deuxième trio de Brahms et le troisième de Dvořák se ressemblent également dans leur aspect épique, ...
Le geste serein

Julia Fischer & Emmanuel Krivine, le geste serein

Le concert du Philharmonique du Luxembourg proposait un programme intéressant, beau diront certains, varié ça c’est sûr. La pièce de Dusapin, Uncut, septième et dernière du cycle de soli pour orchestre, commence par une fanfare des cors proprement jouissive. Très vite cependant, la texture se densifie jusqu’à devenir complètement étouffe-chrétienne. Les basses sont profondes, les parties extrêmement exigeantes, mais le tout ne produit qu’une sensation de monotonie grisâtre jusqu’à la ...
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Un concerto de Dvořák à retenir avec Gautier Capuçon

Fidèle à sa méthode de programmation en trois opus par concert, Paavo Järvi nous proposait ce soir deux pièces de musique française encadrant le plus fameux concerto pour violoncelle du répertoire, et si on met le concerto à part, la cohérence du programme était donnée par la présence de l’orgue dans la La Barque solaire de Thierry Escaich et bien sûr dans la Symphonie n°3 de Saint-Saëns. Composée en 2008 et ...
Splendide Rusalka

Splendide Rusalka à Glyndebourne

Depuis quelques années, le festival de Glyndebourne succombe à la mode des «produits dérivés». Pour le plus grand bonheur des collectionneurs et amateurs d’enregistrements historiques. En effet, le prestigieux festival, réhabilité depuis 1934 par le chef allemand Fritz Busch, a marqué le monde de l’art lyrique de productions prestigieuses que le disque restituait d’abord sous le manteau et plus officiellement depuis quelques années. Des documents uniques dont nos lignes ont ...
La Bohème au féminin

La Bohème au féminin

Riches d’une collaboration de plusieurs années et d’une discographie plutôt axée sur la musique allemande et française (Mendelssohn, Brahms, Fauré, Saint-Saëns, Ravel), c’est un charmant programme tchèque que nous proposent cette fois Antje Weithaas et Silke Avenhaus. Outre des pièces plus ou moins connues, deux raretés intéresseront les curieux et les inconditionnels. Certes, le Capriccio : Rondo di concerto de Dvořák est loin d’être un chef-d’œuvre (le compositeur ne trouva d’ailleurs aucun ...
Eternelle jeunesse

Eternelle jeunesse de Riccardo Chailly

La soirée, avec un programme «tout Dvorák», fut d’une intensité rare, sur scène aussi bien que dans la salle. Le concert commence dans une véritable fête, avec l’Ouverture «Carnaval», euphorique et radieuse. Dans un bain d’exubérance sonore, la mélodie se détache avec allégresse, donnant une sensation de grande liberté. Riccardo Chailly et ses musiciens, débordants d’énergie – en high spirits serait l’expression juste – entraînent d’emblée le spectateur dans leur univers. ...
Rudolf Kempe, la leçon de style

Rudolf Kempe, la leçon de style dans Strauss et Dvořák

Nouveau venu dans le monde des labels, ICA Classics n’est en fait que la continuité de projets éditoriaux menés depuis quelques années, avec étiquettes aussi diverses que BBC Legends ou la collection Great Conductors of the XXe Century de EMI. La nouveauté consiste en une combinaison de parutions en CD et en DVD avec une grande majorité de titres d’archives et quelques enregistrements plus récents. Il faut placer au sommet de ...
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Franz Welser-Möst, le verre à moitié vide !

Le programme choisi par le chef autrichien Franz Welser-Möst pour son concert munichois est entièrement consacré au souvenir l’ancienne double monarchie austro-hongrois, à travers trois œuvres au caractère on ne peut plus contrasté. La symphonie de Haydn qui ouvre le concert est sans doute l’une de ses œuvres les plus étonnantes : en trois mouvements seulement, courte et dense, elle est d’un caractère particulièrement recueilli qui s’explique en particulier par l’utilisation ...
L’Ondine prisonnière de l’aquarium

Rusalka à Munich : l’Ondine prisonnière de l’aquarium

Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité : comme on pouvait s’y attendre, l’équipe de mise en scène a reçu des huées assez violentes ; comme on pouvait s’y attendre, les chanteurs de cette nouvelle production de Rusalka d'Antonín Dvořák ont été ovationnés. De ces deux réactions, aucune ne paraît justifiée par le niveau de cette première. Il est toujours gratifiant pour un chanteur d’être à l’affiche d’un opéra rare, surtout quand il ...
L’Ondine du Muséum

Rusalka, l’Ondine du Muséum

Avant-dernier de la série des dix opéras composés par Antonín Dvořák, avec des fortunes diverses, Rusalka en est certainement le chef d’œuvre et le plus retentissant succès. Inspirée au librettiste Jaroslav Kvapil par des sources aussi diverses que Undine de La Motte Fouqué, La Petite Sirène d’Andersen et La Cloche engloutie de Hauptmann, l’histoire tragique de cette ondine qui troque sa voix pour acquérir des jambes et accéder ainsi à ...
Paavo Järvi réussit son Dvořák avec l’Orchestre de Paris

Paavo Järvi réussit son Dvořák avec l’Orchestre de Paris

A la veille de sa prise de fonction à la tête de l’Orchestre de Paris, où il remplacera dès la saison prochaine Christoph Eschenbach, Paavo Järvi nous a préparé un programme plutôt grand public, avec deux des tubes du répertoire, L’Empereur et la Nouveau Monde. Et pour le concerto, il fit appel à un pianiste apprécié aussi bien par le public que par la critique, le toujours aussi zen Radu ...
Antonín Dvořák, l’intégrale oubliée

Antonín Dvořák par Witold Rowicki, l’intégrale oubliée

En matière de symphonies de Dvořák, le catalogue Universal se partage traditionnellement entre deux sommes gravées par Rafael Kubelik (DGG) et István Kertész (Decca) et l’on oublie presque toujours un autre coffret, de grande valeur, enregistré par le trop oublié Witold Rowicki à Londres, entre 1965 et 1972. Witold Rowicki (1914-1989) fit l’essentiel de sa carrière est Pologne à la tête de l’orchestre philharmonique de Varsovie qu’il conduisit entre 1950 et ...
Le National à l’heure tchèque

Le National à l’heure tchèque

Orchestre National de France Pour l’originalité des œuvres choisies (grand répertoire tchèque) et la forme du concert (ouverture, concerto, entracte, symphonie), on repassera. Le public a cependant répondu présent (y compris des jeunes, attentifs…au deuxième balcon) pour ce concert du National, dirigé par Kurt Masur, à la tête de la formation parisienne entre 2002 et 2008 et à présent directeur musical honoraire à vie. Masur aime ses musiciens et ces derniers ...
Zinman à Zurich : l’accomplissement

Zinman à Zurich : l’accomplissement

Si dans les pays francophones, David Zinman reste encore trop sous-estimé, il apparaît incontestablement comme l’un des plus importants chefs du plateau musical actuel. Directeur musical de l’orchestre de la Tonhalle de Zurich, depuis 1995, il a gravé des sommets symphoniques consacrés à Beethoven (ouvertures, concertos et symphonies), Schumann, Strauss et maintenant Mahler. Alors qu’il vient de terminer ce travail, de six ans, par un enregistrement de la symphonie n°10 ...
Rachamninov et Dvořák au soleil

Rachmaninov et Dvořák au soleil

Vêpres et Liturgie de Saint-Jean Chrysostome mises à part, on connaît peu la production chorale de Rachmaninov. De même pour Dvořák. Quant à Rheinberger, sa renommée n’a pas franchit le Rhin. Paradoxalement, c’est un ensemble situé bien loin de la Russie, de l’Allemagne ou de la Bohême-Moravie qui nous fait découvrir ces œuvres. La Maîtrise des Bouches-du-Rhône est un chœur d’enfants établi depuis de nombreuses années à Marseille, attaché à l’opéra ...
Deux chefs légendaires au début de leur carrière discographique

Szell et Kubelík, deux chefs légendaires au début de leur carrière

Ce disque de l’excellent label anglais Avid est essentiel, et cela pour deux raisons au moins : il permet de découvrir deux chefs légendaires à l’aube de leur carrière discographique, tout en complétant admirablement la trilogie des CDs Opus Kura consacrés à la Philharmonie Tchèque sous la direction du chef qui l’a véritablement façonnée, Václav Talich. On sait que lors de ses tournées à Londres dans les années 30, ce dernier ...
« È sempre la Gruberovà… »

« È sempre la Gruberovà… »

Certes, à plus de soixante-deux ans (âge officiel !), la voix n’est plus de la plus grande fraîcheur et de la plus grande souplesse. Surtout en début de programme, les aigus sont légèrement «tubés», les graves se cherchent et le médium paraît un rien instable. Les Mozart de la première partie perdent ainsi en naturel et en spontanéité, d’autant plus que le français de la diva tchèque demeure quelque peu artificiel. ...
Splendides transferts de Václav Talich par Opus Kura

Splendides transferts de Václav Talich par Opus Kura

Grâce à l’imposante « Václav Talich Special Edition », les gravures Supraphon de Václav Talich (1883-1961) sont pour ainsi dire intégralement rééditées en CD. Nous les avons suffisamment commentées par ailleurs pour revenir encore sur la carrière de l’illustre chef d’orchestre tchèque. Naxos a depuis peu entamé la réédition des 78 tours EMI des années 30 par Mark Obert-Thorn qui fait autorité en ce domaine : cela nous a valu d’excellents ...
Quatuor Prazak

Quatuor Pražák, un petit air de Bohème aux Bouffes du Nord

Cela fait un certain temps que le Quatuor Pražák a pris pour habitude d’établir ses quartiers parisiens dans le théâtre des Bouffes du Nord. La rencontre de ce lieu fascinant et de ces interprètes d’exception fait merveille à chaque fois, et il semble qu’une relation intime se soit créée entre le public et les artistes. Conquise d’avance, l’audience accueille avec recueillement et enthousiasme leur magistrale leçon de musique. Les Pražák forment ...
Ah ces russes, ils prennent tout au tragique !

Duo Kniazev Fedoseiev : ah ces Russes, ils prennent tout au tragique !

Orchestre Symphonique Tchaïkovski de Moscou Passant par Paris au milieu d’une tournée européenne, le duo russe Kniazev Fedoseiev nous a offert ce soir un bon bain de romantisme slave, que l’on pourra d’ailleurs retrouver très bientôt dans les bacs des disquaires (chez Lontano/Warner Classics), et dès le 12 mars à 14h30 lors de la diffusion de ce concert sur France Musique. Dvorák d’abord avec le plus célèbre concerto pour violoncelle du ...
Un Stabat Mater inoubliable

Le Stabat Mater de Dvořák par Harnoncourt, inoubliable

Une musique qui nous laisserait tel quel mériterait-t-elle quelque considération appuyée ? Rien à craindre à cet égard après l’écoute du Stabat Mater op. 58, pour quatre solistes vocaux, chœur mixte et orchestre, que le Tchèque Antonín Dvořák écrivit au cours d’une période douloureuse de sa vie, marquée par plusieurs deuils insupportables. Nous avions gardé un splendide souvenir d’une version du Stabat Mater gravé par Rafael Kubelik (DG) il y a une trentaine ...
Le rêve d’une sirène de la rue

Le rêve d’une sirène de la rue

Rusalka Ce vendredi 5 décembre 2008, la Monnaie donnait en première représentation Rusalka (1900), dixième des onze opéras de Dvorák. L’histoire d’une ondine, slave, une petite sirène, plus démoniaque que le personnage d’Andersen. Un «conte lyrique», merveilleux, qui révèle un rôle-titre audacieusement muet au cœur du récit. Un conte métamorphosé par les visions complices de Stefan Herheim et Heike Scheele. Plongés dans une scénographie somptueuse, les nymphes deviennent prostituées, le prince ...
Tout est bien qui finit bien

Tout est bien qui finit bien

Orchestre Pasdeloup «Tourbillon de folie» annonçait le programme du concert. Malgré un choix de pièces courtes et connues, si bien écrites qu’elles paraissaient adaptées à un public d’après-midi, le concert ne fût pas des plus convaincants. La fameuse Moldau ouvre le concert. Après un départ bancal dans l’introduction bucolique des flûtes, les cordes exposent le célèbre thème principal. Par son interprétation réservée, la pièce manque de cet élan, celui de la vague ...