Lorsque, en 1987, William Christie et Jean-Marie Villégier révélèrent Atys, leur magnifique production fut immédiatement flanquée d’une aura fondatrice qui n’a jamais cessé. Et pourtant, l’opéra lulliste n’était pas alors une découverte : d’autres productions lullistes avaient déjà fleuri sur des scènes françaises (notamment, au Théâtre des Champs-Élysées, Armide, par Philippe Herreweghe et le tandem Caurier-Leiser).
Rappelons que cette aura, dont Atys est nimbé, masque encore un point essentiel : cette production accueillit ...