Mot-clef : Christian Rizzo

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Christian Rizzo regarde les hommes danser

Dans sa dernière création, d’après une histoire vraie, Christian Rizzo entame un nouveau et important tournant de son parcours de chorégraphe : une envie viscérale et naturelle de danser. Pour l’incarner, il a choisi huit hommes et une histoire vraie, manière de se pencher aussi sur la masculinité et la mémoire. Tout commence par la réminiscence d’une danse folklorique entraperçue il y a dix ans, enfouie profondément dans la mémoire de ...
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Le guide ResMusica des festivals de l’été 2013 vient de paraître!

L’édition 2013 du guide des festivals de ResMusica vous invite à découvrir 10 artistes et à suivre 30 festivals de danse et de musique en Europe et en Amérique du Nord. En introduction du guide, nous vous proposons le portrait de 10 personnalités de la danse et de la musique, des artistes en devenir ou déjà confirmés, mais des hommes et des femmes qui prennent des risques, sortent des sentiers battus ...
Seiffert & Charbonnet, par Patrice Nin

Tannhäuser au Capitole

À son futur metteur-en-scène, Tannhäuser glisse toujours entre mes doigts. À peine le premier acte, une sorte de précis de la théorie arthurienne, est-il fini, que l’ouvrage dérive vers une réflexion (concours de poésie lyrique à l’appui) sur le créateur artiste, puis s’achève sur le dépassement de la dialectique entre eros et agapè. Tannhäuser se lit comme la matrice globale, comme le noyau intégral de toute la production wagnérienne à ...
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Christian Rizzo, plasticien malgré lui

Créé à l’Opéra de Lille il y a quelques jours, « le bénéfice du doute » de Christian Rizzo fait escale à Paris, attirant dans son sillage la fine fleur des programmateurs, des danseurs et des chorégraphes curieux de suivre le parcours de ce créateur atypique et multi-talents. Ils ont raison, la pièce vaut le déplacement… De la danse de Christian Rizzo émane une très grande douceur, où le toucher semble ...
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A Beaubourg, l’exposition « Danser sa vie » confronte l’art et la danse

Pour la première fois, une exposition tente de démêler l’écheveau serré des relations entre la danse et l’art depuis le début du XXème siècle. Riche et foisonnante, l’exposition « Danser sa vie » propose de confronter les points de vue des peintres ou des sculpteurs au monde de la danse et vice-versa. Une confrontation fructueuse, même si elle ne met pas toujours suffisamment en valeur le rôle moteur des chorégraphes ...
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Parades & Changes : attention, installation !

Ballet matérialiste, Parades & Changes confie aux actions et aux objets l'essentiel de sa dramaturgie. Anne Collod propose une recréation contemporaine de cette pièce mythique de l'américaine Anna Halprin. Dans l'espace Charlie Parker de la Grande Halle de La Villette, le spectacle démarre comme un théâtre choral à la manière de Georges Pérec, avant de céder la place à un zapateado endiablé ou un jeu de chaises musicales sur des blocs ...
Epuré et silencieux

Christian Rizzo, épuré et silencieux

Du fétichisme à l’épure, Christian Rizzo poursuit un chemin singulier et exigeant. Sa dernière pièce L’Oubli, toucher du bois, a été créée à l’Opéra de Lille avant de faire escale quelques jours à Paris. Le début de la pièce est symbolique. Le plateau est encombré d’un fatras d’objets hétéroclites, hérités des pièces antérieures du chorégraphe. Les interprètes les manipulent, se les passent de main en main, avant de les faire disparaître ...
Danser, vivre et mourir en noir et blanc

b.c., janvier 1545, Fontainebleau : Danser, vivre et mourir en noir et blanc

Christian Rizzo, dans b. c., janvier 1545, Fontainebleau retrouve Julie Guibert, avec qui il travailla en 2004 en compagnie du Ballet de l’Opéra de Lyon, dans sa chorégraphie Ni fleurs, ni Ford mustang. Il rapporte lui-même qu’il fut impressionné par «son incroyable intelligence physique du plateau». Aussi lui confie-t-il aujourd’hui le difficile rôle de danseuse soliste dans une œuvre hermétique et conceptuelle. Le décor entièrement blanc aveugle quelque peu le spectateur ...
Mauvaises graines

Laure Bonicel fait son «Sacre du printemps»

Bad Seeds Laure Bonicel fait son «Sacre du printemps» avec de jeunes danseurs issus du Centre national de la danse à Pantin. Tribal et primitif. Ils sont jeunes, ils courent à perdre haleine, s’effeuillent à chaque passage comme au strip poker. Leurs corps assemblés forment ensuite les multiples combinaisons des molécules d’ADN, se connectant entre eux du bout des doigts. Le son est alors saturé, la lumière rare (une mode, en ce ...
nomansland

Cornucopiae de Régine Chopinot : No man’s land

Cornucopiae marque à la fois la fin d’un cycle et le début d’une histoire nouvelle pour Régine Chopinot. Dernière pièce créée par la chorégraphe en tant que directrice du Centre chorégraphique de La Rochelle, dont l’œuvre des années 2000 marquait un goût pour le sombre et l’obscur, c’est aussi la première pièce coproduite par sa nouvelle compagnie indépendante, Cornucopiae. Dans un décor blanchâtre, une masse de corps masqués et encapuchonnés se ...
Jeanne Balibar et le camion

Jeanne Balibar et le camion

La Danseuse malade Ultra-conceptuel, un étrange et fascinant duo véhiculé par le chorégraphe Boris Charmatz et la comédienne Jeanne Balibar, qui dit un texte de Tatsumi Hijikata, père fondateur du butô. Pompier pyromane, Boris Charmatz fait éclater un pétard, protégé des pieds à la tête. Se dévêtant, il révèle un corps recouvert de cendres, nu sous un tablier de cuir gris, discrète allusion aux codes du butô, cette danse des ténèbres née ...
Punk is not dead

Kindertotenlieder de Gisèle Vienne : Punk is not dead

Dans un cimetière enneigé, matérialisé par un cercueil ouvert, des jeunes – capuches vissées sur la tête – se sont rassemblés pour un concert in memoriam à un de leurs camarades, dûment munis de bouteilles de bière. Suicide, assassinat ? Peu importe pour Gisèle Vienne, qui qualifie elle-même ses spectacles étranges et saisissants de mises en scène chorégraphiques. Dans la brume perpétuelle de cette atmosphère macabre et sépulcrale, enfants poupées aussi vrais ...
Rave party

Mon amour de Christian Rizzo : rave party

La planète de Christian Rizzo, chorégraphe surdouée et protéiforme, est une planète sombre et brumeuse, où les plantes poussent en pots et les êtres humains se cachent derrière des voiles colorés. Des silhouettes encapuchonnées, enchevêtrées, qui ont à voir avec le travail d’un Daniel Firman (plasticien) ou d’un Philippe Quesne (metteur en scène) par leur capacité à susciter à la fois familiarité et étrangeté chez le spectateur. Comédiens plus que ...