Mot-clef : Daniele Rustioni

Avec Rustioni, Attila terrasse le public du TCE

Avec Rustioni, Attila terrasse le public du TCE

Après Lyon, Attila déferle au Théâtre des Champs-Élysées. Les représentations de cet opéra se comptent sur les doigts d’une main sur les scènes françaises, et à Paris, c’est à peine si l’on se souvient de la production de l’Opéra Bastille en 2001. À la tête d’un Orchestre de l’Opéra de Lyon superlatif, Daniele Rustioni, aidé par une distribution passionnante, nous fait regretter ce soir cette injustice. Lors de sa création au ...
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À Lyon, un War Requiem déchirant et déchiré

L’Opéra de Lyon ouvre sa saison 2018 avec un spectacle en demi-teinte, déchiré entre une partie musicale tellurique et une mise en scène frôlant la mise en espace. À l’image des tensions sociales exprimées en préambule de la représentation par le personnel et sa direction ? La barre était placée très haut pour Yoshi Oida. Dans le paysage des œuvres religieuses non destinées à la scène au départ, deux monuments projettent une ...
Daniele Rustioni, nouveau directeur musical de l’Opéra de Lyon

Daniele Rustioni, nouveau directeur musical de l’Opéra de Lyon

À trente-trois ans seulement, Daniele Rustioni devient directeur musical de l’Opéra de Lyon et dirige déjà dans les plus grandes salles du monde. L’occasion pour ResMusica de l’interroger sur sa vision de la musique et sur ce qu’il compte apporter à la Ville des Lumières. "J’ai choisi Lyon parce que l’équipe y est excellente, à la direction mais aussi musicalement, l’orchestre comme le chœur." ResMusica : À seulement trente-trois ans, vous vous engagez ...
Gianluca Margheri-Pietra del paragone

La Pietra del Paragone, heureuse reprise au Festival Rossini de Pesaro

Premier triomphe de Rossini, l'opéra La Pietra del Paragone, vivifié par Pier Luigi Pizzi, revient à Pesaro. Sur la scène de l'Arena, une grande villa rectiligne et transparente dans le style des années 1970, blanche avec quelques détails rouges, meubles et objets design de l’époque. C'est la copie d’une véritable réalisation architecturale de Pizzi. Le chœur annonce l’intrigue, ouvriers et serviteurs en blanc occupés en chantant à remettre de l'ordre après une ...
A Saint-Denis, Daniele Rustioni dans le Stabat Mater de Rossini

À Saint-Denis, Daniele Rustioni dans le Stabat Mater de Rossini

Présent quelques semaines dans la capitale pour reprendre Rigoletto à l’Opéra Bastille, le nouveau directeur musical de l’Opéra de Lyon Daniele Rustioni livre au Festival de Saint-Denis un solide et touchant Stabat Mater de Rossini. En prenant le contre-pied de l’idée de légèreté trop accolée à la musique du compositeur, sans pour autant alourdir l’œuvre à la façon d’un Requiem de Verdi, le jeune chef italien parvient à agencer le ...
Un grand Rigoletto dans une petite boite

Un grand Rigoletto dans une petite boite

Depuis quand l’Opéra de Paris ne nous avait pas offert un grand Rigoletto ? Les chanteurs réunis à Bastille en ce soir de première réparent ces années d’errances où il semblait presque impossible de réunir une distribution homogène au service d’une œuvre forte et déchirante. Car si la mise en scène minimale de Claus Guth ne révolutionne pas l’approche d’une œuvre plus politique que psychologique, Željko Lučić, Nadine Sierra et Vittorio ...
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Au Met, la démesure d’Aida ne prend pas d’âge

La production à grand spectacle d’Aida concoctée par Sonja Frisell il y a bientôt trente ans, ferait presque oublier la trame de cet opéra et les protagonistes sur scène par un déploiement de tableaux visuels plus sublimes les uns que les autres. La direction musicale de Daniele Rustioni est tout aussi rutilante alors que la distribution vocale reste à la hauteur du spectacle sans se noyer dans toute cette démesure. Ce ...
La réjouissante Nuit à Venise de Johann Strauss à l’Opéra de Lyon

La réjouissante Nuit à Venise de Johann Strauss à l’Opéra de Lyon

Rarement jouée en raison d'un livret bien mal ficelée, la Nuit à Venise de Johann Strauss est pourtant pleine de charme. Revue et corrigée par Erich Wolfgang Korngold pour l'orchestration et par le metteur en scène Peter Langdal pour les dialogues, dans une production pleine de fantaisie et de couleurs, elle enchante le public lyonnais de cette fin d'année. Tradition oblige, l'Opéra de Lyon programme une opérette pour la période des ...
Ermonela Jaho double la mise dans la Traviata des Chorégies d’Orange

Ermonela Jaho double la mise dans la Traviata des Chorégies d’Orange

Remplaçant au pied levé Diana Damrau initialement prévue dans cette Traviata, Ermonela Jaho retrouve les Chorégies d'Orange pour la seconde fois en l'espace de quelques semaines (après Madama Butterfly). Sans atteindre des sommets de hardiesse et d'imagination, la mise en scène de Louis Désiré résout la difficile équation d'une scène à la fois très large et peu profonde. La vie de Violetta se résume d'un seul coup d'œil, de jardin à ...
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La Juive d’Halévy, entre opéra et symptôme

Dans le cadre de son festival lyrique annuel, cette année intitulé “Pour l’Humanité” (et après Benjamin, dernière nuit de Michel Tabachnik), l’Opéra de Lyon présente La Juive d’Halévy et Scribe. Olivier Py a fait le choix d’une sobre noirceur Produire La Juive (opéra créé en 1835) demeure un double défi. Tout d’abord, faute de pouvoir proposer l’ouvrage intégral, dont les cinq heures épuisent les forces de chacun, chanteurs et spectateurs, ...

Daniele Rustioni à l’opéra de Lyon

Le chef d'orchestre Daniele Rustioni a été nommé chef permanent de l'Opéra national de Lyon. Il succèdera à Kazushi Ono, il prendra ses fonctions le 1er septembre 2017 pour un mandat de cinq ans. Il dirigera à Lyon au moins deux productions lyriques par saison, ainsi que des concerts symphoniques. Daniele Rustioni est âgé de 32 ans. Après ses études à Milan, il est nommé en 2009 "chef associé" au Covent ...
Verdi, Simon Boccanegra, photo 2, par Stofleth

Un Simon Boccanegra bienvenu par David Bösch

Ce Simon Boccanegra II induit un rappel immédiat : oui, un Simon Boccanegra I existe, que seuls les musicologues connaissent via la partition. Mais musiciens et spectateurs l’ignorent ; après quatre décennies à hanter les salles de spectacles, le rédacteur de ces lignes ne fait pas exception, qui n’en a jamais assisté à une seule production. En France, la fameuse mise-en-scène que, en 1978, à l’Opéra Garnier, réalisa Giorgio Strehler (avec Piero ...