Mot-clef : Giacomo Puccini

Sous le signe du recueillement

Laurence Equilbey et Accentus, sous le signe du recueillement

Ce concert marquait la première apparition de Laurence Equilbey au Festival de Saint-Denis, avec naturellement son chœur, Accentus, mais aussi à la tête de l’Ensemble orchestral de Paris, dont elle est chef associée pour deux saisons (avant de créer sa propre formation orchestrale ?). Le choix de réunir dans le même concert Puccini et Fauré pouvait paraître surprenant, mais, outre le fait qu’ils sont morts la même année (1924), c’est la ...
Tiercé gagnant

Tiercé gagnant pour la Tosca de Tours

L’Opéra de Tours conclut sa saison en fanfare avec cette nouvelle production de Tosca, soutenue par le Conseil général d’Indre-et-Loire. Gilles Bouillon s’applique à souligner les lumières comme les noirceurs d’un ouvrage dont l’évidence dramatique s’impose à chaque instant. Sans renouveler notre perception de l’ouvrage, ce travail très professionnel séduit par la minutie de la direction d’acteurs et un goût infaillible, que l’on retrouve dans le décor sobre mais chargé ...
Le triomphe d’Ermonela Jaho

Ermonela Jaho triomphe dans Madama Butterfly

Grand succès de la saison 2008-2009 à l’Opéra de Cologne, la formidable Madama Butterfly signée Patrick Kinmonth vient d’être reprise pour la plus grande joie du public. Si la mise en scène aussi innovatrice que cohérente n’a rien perdu de son impact, la partie musicale du spectacle a encore gagné en qualité grâce à une distribution entièrement renouvelé. Ainsi, en Pinkerton, Héctor Sandoval succède à Andrew Richards faisant entendre un ...
Flaviano Labò, un ténor oublié

Flaviano Labò, un ténor oublié

Les années soixante voient la scène lyrique italienne occupée par quelques grandes figures du chant qui tiennent la vedette. Giuseppe di Stefano, Mario del Monaco et dans une moindre mesure Franco Corelli sont les stars du moment. Outre la scène, les studios d’enregistrement leur sont presque exclusivement réservés. Entre ces monstres sacrés et l’émergence des nouveaux venus que sont Luciano Pavarotti et Placido Domingo, une pléiade de ténors occupent tant ...
Sans le baiser de Tosca

Sans le baiser de Tosca

Retour aux sources à l’Opéra de Montréal, qui voulait souligner ses trente ans d’existence, en remettant à l’affiche l’histoire tragique de Floria Tosca. Force est de constater que cette production qui vient du San Diego Opera, a bien des défauts et déçoit. La production évolue – si l’on peut s’exprimer ainsi – dans des décors signés par le concepteur français Jean-Pierre Ponnelle, (toujours en service, apprend-on dans les notes du ...
Le triomphe d’Anja Harteros

Le triomphe d’Anja Harteros dans la Bohème

Ce fut un triomphe. Anja Harteros, qui avait commencé sa carrière en Rhénanie il y a une bonne dizaine d’années, retourna à l’Opéra de Cologne pour une seule et unique représentation de La Bohème. La salle, pleine à craquer, l’applaudit chaleureusement dès la fin de son premier air, lui réservant une véritable ovation à la fin de la représentation. Et une ovation bien méritée ! Si Harteros n’est pas la petite ...
Il Trittico à La Scala

Il Trittico à La Scala par Riccardo Chailly

Présentée, en 2008, lors des festivités des 150 ans de la naissance de Puccini, cette production milanaise du rare Il Trittico, propose du travail de grande qualité au service d’une œuvre qui souffre encore d’une sous représentation, sur les scènes lyriques mondiales. L’approche de l’expérimenté Luca Ronconi est soucieuse de trouver un sens commun à ces trois partitions. L’homme de théâtre retient l’idée d’une descente progressive des personnages vers ...
Retour à la version de 1904. Mais encore ?

Retour à la version de 1904 de Butterfly. Mais encore?

Une représentation de Madama Butterfly, voilà qui à priori ne devrait pas bousculer le mélomane averti. Pourtant, le Vlaamse Opera est parvenu à susciter notre curiosité en nous proposant la version telle que créée à la Scala de Milan en 1904 : l’œuvre concentrée en deux actes donc, au lieu de trois. Cette œuvre condensée, groupant après l’entracte les actes II et III qui nous sont familiers, nous fait davantage ressentir ...
Charmante Bohème

Charmante Bohème avec Natalie Dessay

La mise en scène de Jonathan Miller de la Bohème va fêter ses quinze ans et ne semble pas vieillir pour autant. Transposée au Paris des années 30, elle s’adapte parfaitement au drame de Puccini : la pauvreté ne tombe pas dans le sentimentalisme et respecte avec justesse les didascalies qui nuancent la partition du maître de Lucques. La Mimi de Tamar Iveri est très timide vocalement dans le premier tableau (mais ...
Entre tradition et modernité

La Bohème à Metz, entre tradition et modernité

Il n’est pas toujours évident de jeter un regard neuf sur un des piliers du répertoire lyrique, tout en restant dans le respect de la tradition. C’est pourtant ce qu’a en partie accompli Antoine Selva pour sa nouvelle mise en scène de La Bohème à l’Opéra-Théâtre de Metz-Métropole. Rien, dans la scénographie, ne pourra déranger le regard spectateur habitué aux mises en scènes qui prennent à la lettre les indications ...
Il n’y a pas d’autre mot … un massacre !

Manon Lescaut à Nice, il n’y a pas d’autre mot … un massacre !

Ce devait être le concert de rentrée de l’opéra, un concert de la nouvelle équipe, un concert pour montrer que les choses continuent, un concert pour faire taire les murmures nés des soubresauts de la fin de l’année dernière et ce fut un massacre, une pantomime du ridicule. La mise en scène encore signée Paul-Emile Fourny n’avait rien d’original, si ce n’est sa platitude et son incohérence avec le texte ...
Un diptyque splendide

Pagliacci et Gianni Schicchi à Montréal, diptyque splendide

La trentième saison de l’Opéra de Montréal s’ouvre décidément sous d’heureux auspices. À la première de ce doublé, le spectacle nous apparaît déjà bien rodé et sans faille. D’ailleurs, on ne sait plus si l’on doit d’abord saluer la mise en scène d’Alain Gauthier – et la direction d’acteurs efficace – ou la prestation brillantissime des chanteurs-comédiens. Tout s’équilibre à merveille et la magie opère à chaque instant. Aucun temps ...
Pâle Tosca

Pâle Tosca

Tosca Première attendue (car annulée pour cause de grève lors de la saison précédente) et bien décevante, ce mercredi soir, sur la scène de l’opéra Bastille de la reprise de Tosca de Werner Schrœter. D’abord le choix de James Morris en Scarpia n’est pas des plus judicieux : il n’est ni «souriant», ni «féroce», ni «sadique» comme le souhaitait Puccini mais plutôt bedonnant et figé, rien qui ne fasse froid dans le ...
Angela Gheorghiu est Butterfly

Angela Gheorghiu est Butterfly

On a souvent reproché à Maria Callas d’avoir enregistré des opéras qu’elle n’avait pas chantés à la scène. La qualité de ses interprétations a démontré qu’on lui faisait un faux procès. Aujourd’hui, Angela Gheorghiu en fait de même. Lui ferait-on les mêmes critiques qu’au même titre que son illustre prédécesseure on se tromperait. Parce que Angela Gheorghiu est Madama Butterfly ! On sait la soprano roumaine extrêmement exigeante quand elle met en ...
Cio-Cio-San jusqu’aux larmes

Hiromi Omura, Cio-Cio-San jusqu’aux larmes

Opéra populaire s’il en est, Madama Butterfly fait salle comble partout où il est joué. Avec cette production signée Nicolas Joel, Lausanne ne fait pas exception. Fidèle à sa manière de montrer, le metteur en scène français offre un spectacle qui, s’il ne bouscule pas les canons de l’inventivité scénique, conserve l’avantage de rester au plus près du livret pour le plaisir d’un public prêt à s’enflammer pour la poésie ...
Efficacité et tradition

Manon Lescaut à Zurich, efficacité et tradition

L’Opéra de Zürich, considéré comme l’une des meilleures et des plus actives maisons lyriques d’Europe, allie tradition et innovation pour définir sa programmation. L’institution propose bien sûr régulièrement de nouvelles productions, tout en complétant son affiche de reprises bienvenues du grand répertoire, notamment italien. Aux commandes des opéras romantiques ou véristes célébrissimes de Verdi et Puccini, l’homme de la situation : Nello Santi, dont la popularité à Zürich est à l’avenant ...
Bouleversante Cio-Cio-San

Bouleversante Cio-Cio-San blonde d’Ausrine Stundyte

Une Cio-Cio-San blonde ? A vrai dire, nous avions d’abord du mal à croire nos yeux. Et pourtant, c’est bien cela ce que Patrick Kinmonth a imaginé pour sa première mise en scène d’opéra, une nouvelle production de Madama Butterfly à l’Opéra de Cologne. Pour éviter tout exotisme pittoresque, le fidèle décorateur de Robert Carsen a transposé l’action aux années 1950 tout en radicalisant l’intrigue. Ainsi, Miss Butterfly n’est plus qu’une geisha, ...
Une hirondelle sans fard

Une hirondelle sans fard

La Rondine Disons le sans ambages, cette soirée niçoise ne fut pas à la hauteur de ce que l’opéra de Nice nous propose d’ordinaire. On ne peut pas dire que c’était mauvais, c’était juste fade et sans saveur. Les voix étaient faibles, trop faibles, sans puissance. Lorsque la puissance était là c’était plutôt une confusion criarde, comme sur la fin de l’acte II, lors du ballet, lui-même confus et inégal. Les ...
Pavarotti : Viva Puccini !

Pavarotti : Viva Puccini !

Pour le 150e anniversaire de la naissance de Giacomo Puccini, l’éditeur Decca a réunit dans une compilation extraordinaire les plus beaux airs du compositeur interprétées par Luciano Pavarotti. Un double hommage donc : à Puccini et en même temps à Pavarotti qui a fait, des opéras du lucquois, ses chevaux de bataille. Interprète d’excellence, Pavarotti avec sa voix solaire, spontanée, unique, exalte la grandeur de l’inspiration de Puccini et ses sentiments ...
Puccini par Pavarotti

Puccini par Pavarotti, sélection intelligente et pertinente

Voilà une compilation qui devrait satisfaire autant les amoureux de Puccini que les fans du tenorissimo. Réalisée à partir de quatre intégrales enregistrées pour la firme Decca, elle contient également les quelques extraits de Manon Lescaut et de La fanciulla del West qui figuraient autrefois sur un disque récital dirigé par Oliviero de Fabritiis. L’ensemble, très bien conçu, est d’excellente tenue, Pavarotti dominant ce répertoire avec une facilité déconcertante et ...
Une Tosca mise à nue

Une Tosca mise à nue

Patrice Caurier et Moshe Leiser sont désormais des habitués de la scène nantaise, où ils ont signé de probantes réussites comme cette Flûte enchantée réinventée de façon ludique, cette Jenufa primée par le syndicat de la critique ou ce sidérant Château de Barbe-bleue. Si Tosca nous réserve des satisfactions plus mitigées, on ne peut lui nier son originalité. En effet, les maîtres d’œuvre ont décidé de s’affranchir de la plupart ...
La conquête de Minnie

La conquête de Minnie

La fanciulla del West Coup de poker réussi ! En cette année du 150ième anniversaire de naissance de Giacomo Puccini, l’Opéra de Montréal se devait de souligner l’un des compositeurs les plus populaires de l’art lyrique. Il fallait beaucoup d’audace pour proposer au public montréalais, – plus familier des Mimi, Tosca ou Madama Butterfly – cette obscure Minnie venue express du Far-West américain. Un monde sépare la tenancière de saloon de ses ...
Grandiose et traditionnel

Grandiose et traditionnel

Festival de Macerata 2008 A Macerata le Sferisterio résonne des grands classiques de l’art lyrique depuis 1967. En réalité ce monument s’est essayé à l’art lyrique dès les années 20, une fois que la tauromachie italienne et le pallone col bracciale, pour lesquels il fut construit, furent passés de mode. Cette arène en demi-ellipse est impressionnante, avec ses 90 mètres de longueur et son mur de fond de 18 mètres de ...
Mario del Monaco, Renata Tebaldi et les autres chez Puccini

Mario del Monaco, Renata Tebaldi et les autres chez Puccini

Qui n’a vibré lorsque la radio repasse un disque de Sidney Bechet ou un de Ray Charles qui ont bercé notre jeunesse ? Outre les souvenirs qu’ils ramènent à nos esprits, on en vient à regretter les années durant lesquelles ces vieux disques sont restés dans les oubliettes de nos discothèques. Alors, les voilà qui renaissent en nous, sans une ride, nous procurant le même plaisir qu’on avait eu à les découvrir. ...
Dans le respect de la tradition

Tosca à Salerne, dans le respect de la tradition

Le théâtre Verdi de Salerne a inauguré avec un chef-d’œuvre de l’opéra italien, sa deuxième saison artistique sous la direction de Daniel Oren. Une saison qui verra sur scène des grands artistes internationaux comme Mischa Maisky, Roberto Bolle, Juan Diego Florez, pour n’en citer que quelques uns et des chefs d’orchestre invités tels que Salvatore Accardo et Lorin Maazel. Premier des cinq opéras à l’affiche, Tosca, déjà présenté l’été dernier ...
Vol. 2 : son oeuvre

Centenaire Herbert von Karajan : son oeuvre

Comme Beethoven, Karajan eu trois périodes stylistiques dans sa longue carrière. La première, qu’on peut qualifier de « classique » va de ses débuts jusqu’à peu près la création du Philharmonia de Londres. La seconde, correspondant aux années 50, sera celle du murissement et de l’approfondissement de son style, et la troisième prendra ses racines dans les années 60, lorsque le style typique et caractéristique du chef sera définitivement établi, ...
Le spectacle est dans la salle

La Rondine, le spectacle est dans la salle

En ouverture d’une saison qui suit l’année civile, la Fenice de Venise affichait La Rondine. Le metteur en scène Graham Vick transpose l’action de l’opéra du Second Empire vers les années 1950. Ce qui n’éclaire pas vraiment le statut des « demi-mondaines » que sont Magda et ses amies et les raisons pour lesquelles la première ne se sent pas digne de devenir la femme de l’honnête Ruggero, à cause ...
Soirée Tosca

Soirée Tosca

L’heure de l’Opéra Deuxième partie de soirée : Giacomo Puccini (1858-1924) : Tosca, opéra en trois actes sur un livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica d’après Victorien Sardou, créé à Rome en 1900. Daniela Dessi, Flora Tosca ; Fabio Armaliato, Mario Cavaradossi ; Ruggero Raimondi, Baron Scarpia ; Marco Spotti, Cesare Angelotti ; Chœur et orchestre du Théâtre Royal de Madrid ; Direction Maurizio Benini. Mise en scène Nuria Espert, enregistré au Théâtre Royal de Madrid en ...
Les poings dans les poches… même non crevées !

Les poings dans les poches… même non crevées !

La Bohême « Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées… », mais pourquoi cette soirée en demi-teinte ? Les voix ? Globalement belles. Les lumières, costumes, décors ? Pas de reproche fondamental. La musique ? bien interprétée. Alors ? Pendant toute la première moitié de cette Bohême, chacun semblait chercher le ton juste, dans le jeu comme dans la voix. Rié Hamada était une Mimi déjà transparente, Karen Vourc’h, habituellement lumineuse, n’était pas dans son meilleur rôle en grisette… ...
La bohème au Festival de Zürich

La bohème au Festival de Zürich par Franz Welser-Möst

Il n’est pas aisé de renouveler l’approche d’ouvrages aussi connus que La bohème, et telle est pourtant la gageure tenue par Philippe Sireuil et Vincent Lemaire pour cette production créée au festival de Zürich en juillet 2005. La transposition dans un Montmartre d’après-guerre s’opère efficacement, même si un tel parti pris rend difficilement compréhensibles certaines allusions au contexte historique de la France de Louis-Philippe dont le livret est truffé. Le ...