Mot-clef : Gioachino Rossini

Barbier

Le Barbier de Séville par Laurent Pelly au Théâtre des Champs-Élysées

Le Théâtre des Champs-Élysées, en coproduction avec l'Opéra National de Bordeaux, l'Opéra de Marseille et le Théâtre de la Ville de Luxembourg, monte une très belle production du Barbier de Séville avec deux distributions dont la première d'entre elles emporte l'adhésion par la fraîcheur de la mise en scène de Laurent Pelly et l'esprit des chanteurs. Laurent Pelly rend un véritable hommage à la musique dans sa scénographie en parsemant son ...
Disque

John Osborn rend hommage à une légende du chant

Il est vraiment dommage qu'un disque de cette qualité, qui pose le ténor John Osborn comme l'héritier incontesté de Gilbert Duprez, ne comporte qu'une notice si pauvre, et uniquement en anglais. En d'autres temps, cet enregistrement aurait été célébré et promu en grandes pompes par un major de l'industrie du disque. Gilbert Duprez, donc, ténor français né en 1806 et disparu en 1896, à l'époque où l'Opéra de Paris était l'un des ...
SEMIRAMIDE_ROH Covent Garden,

Semiramide; Joyce DiDonato,
Assur; Michele Pertusi,
Arsace; Daniela Barcellona,
Idreno; Lawrence Brownlee,
Azema; Jacquelyn Stucker,
Oroe ; Balint Szabo,
Mitrane ; Konu Kim,
Nino's Ghost; Simon Shibambu

Music; Gioachino Rossini,
Conductor; Antonio Pappano,
Libretto; Gaetano Rossi,
Director; David Alden,
Set designer; Paul Steinberg,
Costume designer; Buki Shiff,
Lighting designer;  Michael Bauer
Choreographer; Beate Vollack,

Semiramide des grands soirs avec Joyce DiDonato au Royal Opera House

Neuf mois après la Bayerische Staatsoper, le Royal Opera House accueille la production de Semiramide de David Alden : discutable par sa modernisation de l’action mais avec une distribution portée par Joyce DiDonato et Daniela Barcellona, et une direction musicale exceptionnelle d'Antonio Pappano. Semiramide aura mis moins de temps que d’autres ouvrages de Rossini pour renaître au siècle dernier, le premier retour en grâce étant dû à Joan Sutherland dans les ...
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AU TCE, Juan Diego Flórez vers de nouveaux horizons

Après plus de 20 ans de carrière , Juan Diego Flórez rayonne tout autant qu’il se renouvelle. Lors de ce récital au Théâtre des Champs-Élysées, le ténor belcantiste démontre avec un naturel certain qu’il est prêt à s’aventurer vers d’autres horizons que le répertoire italien qui a fait sa notoriété. C’est avec un costume dépareillé dont est affublé Juan Diego Flórez lors du premier air Ich baue ganz auf deine Stärke ...
Standing ovation pour Torvaldo et Dorliska à Pesaro

Standing ovation pour Torvaldo et Dorliska à Pesaro

Torvaldo et Dorliska de Rossini, troisième œuvre au programme du Festival Rossini de Pesaro cette année, est un vrai triomphe. Une grille imposante, comme on en voit encore dans les palais et villas de la région, laisse voir une forêt obscure et mystérieuse, menace effrayante, mais aussi espoir d'évasion. Nous sommes du côté du château, dans une cour où Giorgio attend le duc, son maître, qu’il présente comme "un bestion" dont il ...
Gianluca Margheri-Pietra del paragone

La Pietra del Paragone, heureuse reprise au Festival Rossini de Pesaro

Premier triomphe de Rossini, l'opéra La Pietra del Paragone, vivifié par Pier Luigi Pizzi, revient à Pesaro. Sur la scène de l'Arena, une grande villa rectiligne et transparente dans le style des années 1970, blanche avec quelques détails rouges, meubles et objets design de l’époque. C'est la copie d’une véritable réalisation architecturale de Pizzi. Le chœur annonce l’intrigue, ouvriers et serviteurs en blanc occupés en chantant à remettre de l'ordre après une ...
Carlo Cigni, le Grand prêtre Hiéros, distribue quelques gouttes d'eau

La Fura dels Baus banalise le Siège de Corinthe à Pesaro

Le siège de Corinthe a ouvert le Rossini Opera Festival 2017, édition consacrée à la mémoire d'Alberto Zedda, son fondateur disparu l'an dernier. La scène très (trop) en pente laisse voir un dessin de sol desséché. De grosses bouteilles en plastique empilées, comme celles des fontaines à eau dans les bureaux, font office de murailles. Un groupe d’humanoïdes, vêtus de grenouillères colorées par des peintres tachistes débutants, hante les lieux. La production ...
Fiona Joice (c) E.Schneiter

Raucous Rossini, une jeune troupe enchante Cortone

Menée par l'infatigable Max Fane, la jeune compagnie Raucous Rossini, en tournée avec L'occasione fa il ladro, passe par la Toscane. Installé au fond de la scène du beau Teatro Signorelli de Cortone, l’orchestre est presque caché par une rangée de chaises de velours rouge, celles des loges du théâtre. Sur chacune, une antique valise beige. Les chanteurs les ouvriront l’une après l’autre, pendant l’ouverture, dévoilant un panneau avec le nom ...
A Saint-Denis, Daniele Rustioni dans le Stabat Mater de Rossini

À Saint-Denis, Daniele Rustioni dans le Stabat Mater de Rossini

Présent quelques semaines dans la capitale pour reprendre Rigoletto à l’Opéra Bastille, le nouveau directeur musical de l’Opéra de Lyon Daniele Rustioni livre au Festival de Saint-Denis un solide et touchant Stabat Mater de Rossini. En prenant le contre-pied de l’idée de légèreté trop accolée à la musique du compositeur, sans pour autant alourdir l’œuvre à la façon d’un Requiem de Verdi, le jeune chef italien parvient à agencer le ...
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La Cenerentola de Rossini, une œuvre moins binaire qu’il n’y paraît

Lorsque Rossini entame l’écriture de La Cenerentola, tous les chemins de la gloire semblent s’ouvrir à lui. Auteur de 19 opéras à succès, il cherchait un nouveau sujet pour la période du Carnaval de Rome qui fasse rire sans nuire à la bienséance papale. Son librettiste Jacopo Ferretti lui proposa une Cendrillon à l’italienne, à cheval entre le conte et la farce. Deux jours plus tard, le jour de Noël 1816, il ...
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La Cenerentola à Garnier, une nouveauté déjà démodée

Pas de pantoufle ni de marâtre pour La Cenerentola de Rossini, mais sous la mise en scène de Guillaume Gallienne et la direction musicale d’Ottavio Dantone, la citrouille ne se transforme pas non plus en carrosse. La distribution vocale fraîche et pétillante, dominée par un charismatique Roberto Tagliavini suscitant les applaudissements les plus nourris en fin de représentation, semble tout de même manquer d’envergure dans cette salle si prestigieuse qu’est ...
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Antonio Pappano et Yuja Wang, pour le pire et pour le meilleur

L’association explosive, le temps d’un concert lors d’une tournée européenne, du fougueux chef anglais Sir Antonio Pappano, à la tête de son orchestre romain, et de la phénoménale pianiste Yuja Wang, avait de quoi attirer les foules dans la Grande salle de la Philharmonie de Paris. Un concert rare et très attendu qui ne tint pas toutes ses promesses, oscillant entre outrance, flamboiement et théâtralité, pour le pire et le ...
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A la Scala, le retour virevoltant d’une Pie voleuse toute en grâce

Après 176 ans d’absence, la Scala de Milan retrouve son oiseau préféré, la Gazza Ladra de Rossini (la Pie Voleuse). Curieux, curieux en effet, qu’après un succès triomphal pour sa première en 1817, et des reprises sans relâche jusqu’en 1841, l’oiseau espiègle tombe aux oubliettes jusqu’à la veille de son bicentenaire. Et enfin la voici, intensément désirée par Alexander Pereira, le surintendant du théâtre milanais, et par Riccardo Chailly, son directeur ...
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À Munich, Guillaume Tell, ce tyran

Drôle de soirée à Munich pour ce Guillaume Tell partagé entre mise en scène peu convaincante et distribution de qualité, avec un point noir. Ce n'est pas forcément fait exprès, mais programmer le jour du second tour de l'élection présidentielle française un opéra aussi éminemment politique que Guillaume Tell montre de la part de l'Opéra de Bavière un sens de l'à-propos très enviable. Il serait cependant très mal venu d'appliquer au ...
Opera National de Lorraine, SEMIRAMIDE. Nancy, FRANCE -28/04/2017

Sur les planches mais sans théâtre, une Semiramide baroque à Nancy

La plupart étaient venus pour Franco Fagioli. En s’attaquant à l’intégralité du rôle d’Arsace, le contre-ténor vedette mettait la barre très haut. Le challenge n’est qu’incomplètement réussi, au sein d’une distribution de grande qualité et dans une mise en scène qui offre de belles images mais manque cruellement de vie et de dramatisme. Pour la metteuse en scène Nicola Raab, Semiramide est « un opéra qui se situe entre baroque et ...
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À Genève, Joyce DiDonato dans la joie du chant

En dépit d'un accompagnement orchestral laborieux, la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato, en grande professionnelle, s’impose dans un récital de très bonne tenue. Après les années de travail pour obtenir l'instrument avec lequel on arrive à tout raconter, à émouvoir un public, à s’émouvoir soi-même, comme ce doit être jouissif de pouvoir en profiter pleinement. C’est l’impression évidente que laisse la mezzo-soprano Joyce DiDonato dès qu'elle lance un saisissant Ai ceppi ed ...
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Programme tout Rossini avec Marie-Nicole Lemieux

Générosité, énergie, joie du chant. Telles sont les qualités que l’on retiendra du dernier concert de Marie-Nicole Lemieux. La grande contralto canadienne, qui va bientôt affronter à Strasbourg la redoutable Cassandre de Berlioz, fait décidément éclater toutes les coutures. Nous l’avions vue à Nancy, il y a quelques saisons, en Isabella de L’Italienne à Alger, rôle dont la tessiture plutôt basse convenait idéalement à son grave plantureux et à son ...
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Cecilia Bartoli et Cenerentola mises en espace par Claudia Blersch

Distribution homogène, orchestre au jeu léger et percutant, mise en espace juste et pertinente : toutes les clés du succès sont réunies pour un spectacle drôle, brillant et émouvant. Et quand Angelina a pour nom Cecilia Bartoli, l’ambiance est à la fête ! Le concept de l’opéra « mis en espace » semble se généraliser dans nos salles de concert. Si certains pourront toujours regretter l’absence de décors, qui donnent un ...
Chailly Scala

Raretés italiennes par Riccardo Chailly avec le Filarmonica della Scala

Riccardo Chailly, maître de la Scala depuis deux ans, continue ses recherches de pièces oubliées ou composées dans leurs versions initiales par les grands maîtres du romantisme. Il avait déjà fait de telles prospections pour Decca avec son Gewandhausorchester de Leipzig dans Mendelssohn ou Schumann (avec les retouches de Mahler pour les symphonies de ce dernier), puis avec Puccini où l'on pouvait trouver pour la première fois au disque la fin ...
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Semiramide à Munich, musique sans théâtre

À défaut de théâtre, Munich offre au Rossini sérieux un orchestre somptueux et une distribution solide. Dans Semiramide, le personnage principal est au fond Azema, l'objet du désir des trois protagonistes masculins. Mais ni Rossini, ni son librettiste ne font d'elle autre chose que cela : un objet qui n'a guère le droit à la parole. David Alden a bien saisi ce paradoxe et l'illustre de façon frappante : on retrouve ...
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À Genève, John Neschling tout en musique

A la tête d’un excellent Orchestra Filarmonica della Fenice, la musicalité extrême du chef brésilien John Neschling fait briller Rossini, Wagner et Rachmaninov. Dès les premières notes de l’ouverture de l’opéra Semiramide de Giacchino Rossini, on se sent transporté dans la quintessence de la musique du maître de Pesaro. On se dit alors que cette musique est la musique des Italiens. Il y a dans ses accents des senteurs si typiques ...
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Finale Chant du 71e Concours de Genève

Chaque année le Concours de Genève attire beaucoup de monde pour assister aux épreuves finales. Et, comme dans chaque concours, les décisions des jurys soulèvent des interrogations sinon des réprobations. Avec le chant, cette nouvelle édition n’a pas fait exception. S’il est deux domaines où les mélomanes sont rarement en accords avec les décisions des jurys, ce sont ceux qui concernent le piano d’une part et le chant d’autre part. Cette ...
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Ermione au TCE : magistrale bascule des rôles

L'opéra Ermione de Rossini, créé en 1819 au Teatro San Carlo de Naples, n'est pas celui qui a connu le plus beau succès de postérité, mais il comporte d'admirables pages musicales qui font évoluer l'action à partir du canevas d'après Andromaque de Jean Racine. Devant répondre à des exigences techniques effroyables, chacun des chanteurs ce soir-là aura donné une image impressionnante de ce que Rossini pouvait écrire et quels chanteurs ...
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Vladimir Spivakov, de la musique avant toute chose

C’est dans une salle conquise que Vladimir Spivakov et son orchestre de chambre des Virtuoses de Moscou ont inauguré l’exposition Icônes de l’Art moderne. La collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton. Même si Vivaldi, Rossini et Boccherini composaient une programmation bien choisie mais sans véritable surprise, c'est l’interprétation de la musique de Chostakovitch qui suscite notre adhésion L’année franco-russe du tourisme culturel lancée en avril dernier a pour objectif ...
Il barbiere di Siviglia

Bob Dylan chante Rossini à Berlin

Moderne ? Non, clinquant. Le Barbier de Séville version boulevard hype à Berlin. Ceux qui étaient jeunes il y a cinquante ans l’auront reconnu à la première seconde : c’est le jeune Bob Dylan lui-même (Tansel Akzeybek) qui, accompagné à la guitare électrique, susurre avec tous les maniérismes du temps (le sien, pas le nôtre, ni celui de Rossini) la sérénade du comte Almaviva (et la vidéo ira bien sûr ensuite sur Youtube). ...
Podleś, Flórez, Peretyatko, trois stars à Pesaro

Podleś, Flórez, Peretyatko, trois stars à Pesaro

Cette année au Rossini Opera Festival de Pesaro, retour de la grande Ewa Podleś dans une reprise réussie de Ciro di Babylonia, et deux nouvelles mises en scène : Le Turc par Davide Livermore et La Donna par Damiano Michieletto. Un Ciro d’époque Versatile, irisée, sombre, luisante, monstrueusement divine et émouvante, la voix monte des tripes et semble venue de l’océan du temps, jade, miel et chocolat. Une voix de trois octaves qui va ...
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Petite messe solennelle au festival Classica

C'est un retour aux sources de redécouvrir La Petite messe solennelle dans sa simplicité, deux pianos et un accordéon (remplaçant l'harmonium) comme seuls instruments. Aux dires de Rossini, c'était le dernier péché mortel de sa vieillesse ! Ce testament musical apparaît comme le dernier regard jeté sur la croix  - ou un rire sarcastique - pour voiler le néant de la mort. Belle unité sonore amplifiée par l'acoustique du lieu. La ...
Délirante italienne de Laura Scozzi au Capitole de Toulouse

Délirante italienne de Laura Scozzi au Capitole de Toulouse

De son passé de chorégraphe, Laura Scozzi a gardé le désir de mettre en scène les corps, avec cette dose d'humour et d'énergie qui signe chacune de ses mises en scène. Sans doute trop provocante pour une partie du public favorable à une certaine "tradition", cette Italienne à Alger s'inscrit dans la droite ligne des Indes Galantes données dans ce même Théâtre du Capitole en 2012. En déplaçant l'intrigue dans un ...
Rossini

Karine Deshayes, une vie et une voix pour Rossini

Il est rare qu’on trouve une telle adéquation entre une voix et un répertoire. Karine Deshayes a tout pour chanter Rossini et ce disque, en attendant les intégrales que nous appelons de nos vœux, en est le plus précieux témoignage. On saluera tout d’abord l’intelligence et l’habileté du programme. En plus des grands tubes rossiniens enregistrés par la plupart de ses consœurs, Karine Deshayes propose un certain nombre de mélodies pour ...
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A Cologne Adriana Bastidas-Gamboa brille dans La Cenerentola

Annoncée en forme de concert, cette Cenerentola, savamment mise en espace, révèle la formidable Angelina d’Adriana Bastidas-Gamboa. Prévue pour novembre 2015, la réouverture de l’opéra de Cologne n’a pas pu se faire. Les travaux perdurent, et on parle désormais de fin 2017, voire 2018. La programmation, du coup, a dû être revue, plusieurs reprises ayant été remplacées par des opéras en concert. Pas de Billy Budd donc, ni d’Orfeo ed Euridice, ...