Mot-clef : Gioachino Rossini

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A Lyon, un jeune Rossini par de jeunes chanteurs pleins de verve

La Cambiale di matrimonio (Le mariage par lettre de change), composé en 1810, est le premier opéra qu’un jeune Rossini d’à peine 18 ans composa pour le Teatro San Moisé de Venise. Malgré son jeune âge, l’œuvre comporte toutes les caractéristiques des grands succès du musicien et montre une extraordinaire maîtrise des matières musicales, héritées de l’opéra baroque et classique. Marquée particulièrement par Mozart – outre le thème de mariage ...
actes sud rossini

Rossini chez Actes Sud : un travail vertueux

Il n'existait, avant la parution de cet ouvrage, aucune biographie en français de Gioachino Rossini, si ce n'est Vie de Rossini de Stendhal, truffée de contrevérités. Il faut avouer que la tâche n'était pas facile. L'homme, habitué des salons, cachait une réelle pudeur sous la boutade, le trait d'esprit, le jeu de mot, que certains prenaient et colportaient au premier degré ; Le compositeur, véritable star de son époque, avait ...
Nico and the Navigators_Rossini

Rossini : Une Petite Messe déjantée

Dans le cadre des représentations de La Muette de Portici d’Auber, l’Opéra Comique recevait la troupe berlinoise Nico and the Navigators dans un spectacle mêlant théâtre, musique et danse à partir de La Petite Messe solennelle de Rossini. Œuvre tardive (« le dernier pêché de ma vieillesse » écrira Rossini) naviguant entre sacré et profane (opéra), la Petite Messe fut créée à Paris en 1864 dans la chapelle privée du ...
Herman Severin Løvenskiold (1815-1870)

La Sylphide de Løvenskiold

Musique de ballet du Danois Løvenskiold (1815-1870) Les amateurs de ballets, les spécialistes de chorégraphies, les mélomanes avertis connaissent tous le titre de ce ballet romantique, La Sylphide, et celui du chorégraphe de la création, le célèbre Auguste Bournonville. Peu en revanche sont capables de citer le nom du Danois qui en composa si habilement la musique : le discret baron Herman Severin Løvenskiold. Voici son histoire singulière…   Un baron nommé… Herman ...
Le comte Ory, photo 1, Christian Dresse 2012

Le comte Ory à Marseille

Produire le trop rare Comte Ory est autant une bonne idée qu'un gageure. Bonne idée tant cet ouvrage est drôle et élégant, à certains moments proche du burlesque. Et gageure, sorte de forteresse, il ne se livre pas d'emblée et offre de portes d'accès, souvent inconciliables. Son socle historique et littéraire allie deux ères passées : la Renaissance que la Restauration célébrait comme le modèle d'une époque foisonnante et créatrice (les ...
NANCY : L'Italienne a Alger, Opera National de Lorraine, Pre Generale

Marie-Nicole Lemieux emmène l’Italienne d’Alger à Nancy

L’Italienne à Alger réussit bien à Nancy. Sa précédente venue remonte à 1990 et alignait, dans la mise en scène fameuse de Pier Luigi Pizzi, rien moins que Lucia Valentini-Terrani, un William Matteuzzi totalement ébouriffant et le tout jeune Simone Alaimo ! C’est au souvenir encore vivace de ces illustres soirées que se confrontait donc cette nouvelle production. Au lever de rideau, le monumental dispositif scénique conçu par Rifail Ajdarpasic surprend et ...
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A Genève, un Comte Ory bâclé

Rarement les applaudissements de tomber de rideau ont été aussi brefs et peu nourris. Deux saluts de toute la troupe sur le devant de la scène et, le rideau baissé, tout était terminé. Sans manifester bruyamment son insatisfaction, comme lors de certaines productions aux mises en scène tapageuses, le public genevois a exprimé sa déception à ce spectacle musicalement, vocalement, théâtralement et scéniquement inabouti. Inabouti musicalement à cause d’un Orchestre de ...
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Pretty ? Pretty !

Pour son premier récital parisien, Pretty Yende, gagnante du concours Vincenzo Bellini de Puteaux en 2010, lauréate d’Operalia en 2011, aurait peut-être pu prétendre à mieux que ce concert plus ou moins confidentiel, réduit à trois extraits d’opéra et cinq mélodies, plus deux bis ! On ajoute à cela que le programme de salle est indigne, bourré de fautes d’orthographe et de grosses erreurs de traduction (on apprend entre autres que la ...
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Guillaume Tell atteint presque sa cible

Voici enfin, ou presque, la version de Guillaume Tell en français qu’on attendait avec ferveur, celle qui rend obsolète l’enregistrement EMI sous la direction de Lamberto Gardelli, avec rien moins que Montserrat Caballé, Gabriel Bacquier et Nicolaï Gedda, qui restait jusqu’ici la plus disponible et la plus honorable. On ajoute le mot presque, car des faiblesses de distribution viennent entacher d’indéniables atouts, parmi lesquels une partition quasi-intégrale dans une édition ...
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De grands enregistrements à petits prix

Sony Opera House lance une nouvelle salve de rééditions CD à petit prix qui ravira les mélomanes, tout du moins ceux qui ne sont pas rebutés par les désavantages inhérents aux collections économiques : boîtiers pas franchement attirants, coupures intempestives pour faire tenir l’ensemble sur un minimum de place, plaquette minimale ne comportant que la liste des plages et un synopsis en anglais, français, allemand, bourré d’erreurs et de fautes de ...
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Armida au Met, un show à l’américaine

On se souvient, en 1993, d’une discussion sur les marches du Teatro Rossini de Pesaro, avec des festivaliers qui se demandaient ce que valait cette inconnue distribuée dans l’un des rôles rossiniensles plus exigeants. On se rappelle les avoir rassurés sur les qualités vocales de la dame, entendue l’année précédente à Covent Garden, en marquise de Folleville d’Il Viaggio a Reims. Dix-sept ans après, cette débutante est devenue une star ...
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Rossini à Milan, combat entre les générations

Le mois de juillet est l’occasion d’un retour sur la scène milanaise de l’illustre production de l’Italienne à Alger de Jean-Pierre Ponnelle vue, et usée jusqu’à la corde, sur presque toutes les scènes de la terre ! Depuis sa création, en 1983, tous les grands chanteurs rossiniens se sont produits, à travers le monde, dans ces costumes et ces décors. Deux castings sont proposés à Milan, l’un avec des valeurs sûres ...
Des enregistrements radio du Met enfin sur CD !

Des enregistrements radio du Met enfin sur CD !

Le label Sony s’est lancé dans la réédition d’enregistrements jusqu’alors inédits des années 1940 à 1960 : des retransmissions radiophoniques des samedis après-midi du Metropolitan Opera ont été retravaillées et gravées à partir des archives sonores originales. La qualité sonore des sources n’étant pas irréprochable, il subsiste un léger bruit de fond en dépit d’un travail soigneux des ingénieurs et acousticiens, mais il participe à l’immersion dans un passé musical, avec ...
Italienne sans surprise

Une Italienne à Alger sans surprise à Bordeaux

Peut-être attendait-on trop du metteur en scène Joan Font, dont le précédent opus rossinien (La Cenerentola) était une réussite de poésie et d’humour. Mais L’Italiana in Algieri est plus dans l’absurde, le comique buffa, la raillerie. L’orient de pacotille n’a rien de féérique et le ton général de ce dramma giocoso se tourne vers la commedia dell’arte. La mise en scène est sage, s’égayent parfois de gags maintes fois vus ...
Grandiose !

Stabat Mater de Rossini version Pappano : Grandiose !

S’il a souvent connu les studios d’enregistrements, le Stabat Mater de Gioachino Rossini, n’avait jusqu’ici jamais fait l’unanimité des interprétations. Que ce soit par la direction d’orchestre ou le quatuor des solistes en présence, jamais on avait obtenu l’unité musicale de l’œuvre. Pourtant les plus grands chefs (Giulini, Muti ou Chailly) et les meilleurs chanteurs (Pavarotti, Ricciarelli, Bartoli, etc. ) ont souvent été réunis pour enregistrer cette œuvre magistrale sans ...
Rossini le romantique

Vivica Genaux : Rossini le romantique

Ce récital a été un modèle d’accomplissement artistique. À ce moment de sa carrière, Vivica Genaux est dans la plénitude de ses moyens. Avec sa tessiture de mezzo-soprano que prolonge une bien sonnante quarte grave, avec une émission d’une mobilité rare (autant à l’aise dans le legato à tempo lent que dans une étourdissante virtuosité de l’extrême grave aux aigus stratosphériques) et avec une fort enviable longueur de souffle, elle ...
Anna Bonitabus, une vraie mezzo

Anna Bonitabus, une vraie mezzo

L’Italiana in Algeri Avec cette Italiana in Algeri, la production lausannoise offre un spectacle croustillant, brillant, agréablement burlesque, totalement dans la veine de ce qu’on attend d’une farce rossinienne. Tous les excès de la comédie sont présents sans que jamais ils ne laissent le pas à une quelconque vulgarité. Un plein de vivacité sans excitation inutile. Dans cet Enlèvement au Sérail à l’envers où l’Italienne Isabella vient libérer Lindoro, prisonnier du bey ...
De l’énergie à revendre

Otello à Lyon, de l’énergie à revendre

C’est devenu le cadeau lyrique de l’automne ! En début de saison, l’Opéra de Lyon programme -en version de concert- un titre phare du Bel canto. Aux Somnanbula, Maria Stuarda, Anna Bolena et Roberto Devereux précédemment entendues succède cet Otello de Rossini qui a soulevé l’enthousiasme du public. Créé en 1816 au Teatro del Fondo à Naples, l’opéra a connu un succès presque immédiat, en partie grâce à Isabella Colbran, muse ...
Un barbiere di qualita !

Nantes : Un barbiere di qualita !

Le Barbier de Séville En raison des travaux entrepris au Théâtre Graslin, c’est dans le cadre inhabituel du Grand T que s’ouvre la saison nantaise, le public de théâtre se joignant pour l’occasion à celui de l’opéra. Frédéric Bélier-Garcia visite ce grand classique du répertoire avec une grande fidélité à l’esprit, une constante bonne humeur et beaucoup d’imagination visuelle. L’habile dispositif scénique de Jacques Gabel comme les costumes oscillent entre le ...
Joie et bonne humeur pour ouvrir une saison lyrique

La Cambiale di matrimonio de Rossini à Bastia

Joie et bonne humeur pour ouvrir une saison lyrique C’est avec La Cambiale di matrimonio (Le Contrat de mariage) que s’est ouverte la saison du Théâtre municipal de Bastia. L’intrigue est simple et légère, comme il convient pour un petit opéra bouffe en un acte : un père désire donner sa fille en mariage à un riche Canadien, marché rentable qui lui permettrait de rembourser ses dettes, mais… la jeune femme a ...
Petite messe de Rossini  pour « les grandes voix » !

Petite messe de Rossini pour « les grandes voix » !

Revenir à la version originale de 1864 de la Petite Messe Solennelle de Rossini est-elle faire de nécessité vertu ? En d’autres termes, en offrir une interprétation pour deux pianos et un harmonium, moins coûteuse qu’avec orchestre, est-il simplement un souci de vérité musicologique ? On laissera d’autant plus la question en suspens que son divin concepteur était lui-même limité aux conditions de création de ses «péchés de vieillesse» dans les salons mondains, en ...
Une amourette de « djeuns »

Une amourette de « djeuns » pour le Barbier à Genève

Pour son ouverture de saison, le Grand Théâtre de Genève inscrit à son programme Il Barbiere di Siviglia, le plus célébré des opéras de Rossini. Jusque-là rien de bien particulier. Sauf que l’affaire se corse quand on apprend qu’on entendra le chef d’œuvre de Rossini dans deux versions différentes. La première voit une Rosina en mezzo-soprano, telle que l’avait imaginée Rossini dans sa version d’originale et la seconde avec le ...
Rossini en petit calibre

Il Viaggio a Reims à Baden-Baden, Rossini en petit calibre

Grand habitué du Festspielhaus de Baden-Baden, Valéry Gergiev y est accueilli cette année en résidence avec son orchestre et sa troupe du Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et assure la majeure partie du Festival d’été. Après Il Viaggio a Reims, qui ouvrait les festivités, sont programmés le Requiem de Verdi, un concert avec la violoniste Anne-Sophie Mutter et une soirée d’extraits d’opéra de Moussorgski et Wagner, un peu pompeusement intitulée «Stars ...
Les voix et rien d’autre

La Donna del lago à Garnier, les voix et rien d’autre

La date avait été religieusement cochée par tous les amoureux de belcanto, et les places, prises d’assaut dès le début des réservations, s’arrachent au marché noir. Voici qu’après des années de disette, l’Opéra national de Paris offre un Rossini rare, qui n’avait même jamais été donné dans ses murs, de plus dans une distribution exceptionnelle ! Les amateurs de belles voix n’ont pas été déçus, car le plateau a tenu au-delà de ...
Triomphe pour Joyce DiDonato, bronca pour Christof Loy

Triomphe pour Joyce DiDonato, bronca pour Christof Loy

La Donna del Lago Certes, il se trouvera toujours quelque universitaire ou quelque intellectuel branché pour affirmer que le public est inculte, voir ignare. Inculte ? Ignare ? Possible. Mais, après avoir salué d’un triomphe la prestation de Joyce DiDonato, la bronca réservée au metteur en scène Christof Loy et au décorateur-costumier montre que malgré sa prétendue inculture et ignorance, le public a pour lui le goût des choses et que, sous prétexte de dépoussiérer ...
Il était une fois…

Il était une fois… La Cenerentola

Cette Cenerentola est à l’image du toucher délicat de Kira Parfeevets au clavecin. Dans le genre difficile du dramma giocoso, cette œuvre fait sourire en légèreté et demi-teintes, sans tomber dans la vulgarité facile. Le décor, avec ses changements à vue des éléments d’architecture et ses projections d’images sur une toile en fond de scène, prend toute sa signification et son relief au 2nd acte. Comme il convient à la ...
Affrontements de ténors pour Rossini

Affrontements de ténors pour Rossini

Otello Incontestablement, l’Otello de Gioachino Rossini n’a pas l’intensité dramatique de l’opéra éponyme de Giuseppe Verdi. Si la trame reste essentiellement la même, la musique de Rossini, souvent sautillante et enjouée, ne plonge guère le spectateur dans la noirceur de l’intrigue shakespearienne. Il semble que l’intérêt souvent avancé pour présenter l’œuvre de Rossini soit la présence d’au moins quatre ténors s’affrontant dans les rôles principaux. L’Opéra de Lausanne ne manque pas à ...
Cadre recherche tableau

Cadre recherche tableau

Il Barbiere di Siviglia Le Barbier de l’Opéra de Rouen réunit de nombreux atouts. Avec ses voix de caractère, son décor intelligent, un chef racé et un orchestre ductile, il n’a manqué que peu de chose pour parvenir à un résultat de rêve. L’intelligence du décor est un des moments forts de cette production qui sait investir et ses fonds et son imaginaire : portes, fenêtres et lumières suggèrent les différents espaces avec ...
Cendrillon au Pays des Merveilles

Cendrillon au Pays des Merveilles

Tout n’était qu’un rêve ? Et oui, cette Cenerentola ne tombe pas dans les bras de son prince. Pendant les dernières secondes de musique l’entourage princier disparaît et Cendrillon reprend son balai, entourée seulement de ses plus fidèles compagnons, une petite bande de rats. Pleine de poésie et de fantaisie (les rats !), aux couleurs vives et aux costumes extravagants, le tout agrémenté d’une superbe touche de surréalisme, la première mise en scène ...
DiDonato, Flórez en débuts locaux ... fracassants !!

DiDonato, Flórez en débuts à Los Angeles… fracassants !!

Il Barbiere di Siviglia Dès les premières mesures de ce Barbiere, nous voici «de fête» (et quelle fête !) car c’est tout au long de l’ouverture amoureusement dirigée par un Michele Mariotti hautement idiomatique que se bâtit devant nos yeux la superbe production (elle nous vient du Teatro Real de Madrid) noir et blanc (ce que Llorenç Corbella et Renata Schussheim savent obtenir de ce noir-et-blanc est tout simplement stupéfiant !), exception faite ...