Mot-clef : Patrick-Marie Aubert

MAria Stuarda TCE juin 2015

Maria Stuarda au TCE : pour un répertoire honorable

La coproduction du Royal Opera House, du Gran Teatre del Liceu et du Polish National Opera de Maria Stuarda arrive à Paris, avec une distribution différente de celle de Barcelone. La mise en scène y est semblablement pathétique, avec des effets faciles et une lisibilité qui ne s'embarrasse pas des subtilités des enjeux politiques et des rapports de force entre Maria Stuarda et Elisabetta. L'opposition entre costumes d'époque pour les protagonistes ...

Patrick Marie Aubert remercié de l’Opéra national de Paris

Dès son arrivée à l'Opéra national de Paris de sensibles progrès s'étaient fait entendre dans le choeur de cette maison. Cinq ans plus tard les forces chorales de la première scène lyrique de France affichent une forme éclatante. Cela n'a pas suffit à convaincre Stéphane Lissner. Patrick Marie Aubert, arrivé avec Nicolas Joel, partira en même temps que celui qui l'a nommé. L'Opéra national de Paris l'a signifié officiellement aujourd'hui. Formé ...
6526_PRESSE-IPURITANI-026 (2)

Les Puritains investissent la Bastille

Cette première de I Puritani a été très applaudie par le public de l’Opéra Bastille. Etait-ce par le retour en grâce d’une œuvre qui n’avait jamais été donnée à l’Opéra National, sauf en sa succursale de l’Opéra Comique en 1987 ? En raison de l’attrait d’une distribution plus que satisfaisante ? Du côté consensuel d’une mise en scène ni inventive, ni choquante ? Probablement par un mélange des trois, de ...
Roberto Scandiuzzi (Ramfis), Marcelo Alvarez (Radames) © Opéra national de Paris / Elisa Haberer

Aida à Paris, l’esclave prend la Bastille, ou l’inverse

Avouons-le, la rumeur nous avait alléché : ce n’est pas tous les jours qu’une répétition générale se fait huer par son public d’invités ! On s’attendait donc à quelque relecture bien saignante, à quelque transgression révolutionnaire, à quelque révélation d’importance - et le bodybuilder huilé secouant frénétiquement son drapeau italien pendant le séraphique prélude nous mit d’abord sur la piste du plus éculé des Regitheater. Pourtant, tandis que la balustrade dorée évoquant ...
choeur opera paris

Verdi vs Wagner avec le Choeur de l’Opéra de Paris

Si Wagner est largement fêté cette saison avec le Ring doublé de Jordan / Krämer, la  célébration de Verdi est plus discrète à l'Opéra de Paris. Certes Aida quittera enfin le Stade de France et le POPB pour un vrai théâtre la saison prochaine, mais c'est oublier que Verdi a composé deux opéras pour la "Grande boutique" et arrangé trois autres de ses ouvrages pour cette même scène. C'est au choeur, ...
du 14 juin au 10 juillet 2012

Renée Fleming, Arabella sans risques mais sans étincelles

L’Arabella de Richard Strauss et Hugo von Hofmannstahl prend sa source en 1927 lorsque le compositeur suggère à son librettiste favori « un petit travail intermédiaire en un acte » après La femme sans ombre de 1919 et Hélène d’Egypte qu’ils viennent d’achever. Très vite les deux hommes vont tenter de retrouver l’esprit et la réussite du Chevalier à la rose et c’est donc Vienne qui sera à nouveau le ...
4890_-DSC6594

Paris, un Wagner de haut niveau

Cette reprise de la production de Robert Carsen du Tannhäuser de Wagner dans sa version de Paris, avait l’avantage de présenter une nouvelle distribution, et on n’eut pas à s’en plaindre tant le cast réuni ici, avec en vedette Christopher Ventris en rôle titre encadré par la Vénus de Sophie Koch et l’Elisabeth de Nina Stemme, se montra, au moins pour cette troisième représentation de la saison, d’une qualité et ...
Jeux de mains …

Angela Denoke époustouflante dans Kat’a Kabanová à Bastille

Janáček est une valeur montante à l’Opéra de Paris, et il était temps ! Après L’Affaire Makropoulos et la Petite Renarde rusée plus récemment, voici donc Kát’a Kabanová, une œuvre aux qualités volontiers plus discrètes. Sorte de cousine délurée de Jenůfa, le personnage principal est une jeune femme qui, davantage mariée à sa belle-mère acariâtre qu’à son époux démissionnaire, succombe aux charmes d’un jeune héritier sous-tutelle. Tiraillée par son acte, elle avoue ...
En fermant les yeux III

Francesca da Rimini à Bastille : En fermant les yeux III

Francesca da Rimini, issue du romantisme finissant, est une œuvre fragile. La musique délivre d’innombrables beautés, étincelant au milieu de moments plus convenus et d’indéniables longueurs. On n’y sent pas vraiment de personnalité marquante, plutôt un mélange de Wagner et de Puccini mâtiné de Debussy, les références insistantes à Tristan se situant plus du côté du pastiche que de celui de l’hommage. Le livret peine pendant deux actes et demi ...
Un Mathis à ne pas rater

Un Mathis der Maler événement Bastille

Incontestable soirée événement à Bastille avec cette double première constituée à la fois par l’inscription du chef-d’œuvre lyrique de Paul Hindemith au répertoire de l’Opéra de Paris, et par les débuts du chef Christoph Eschenbach dans la fosse. Œuvre rare, car complexe dans ses nombreuses thématiques et coûteuse à monter avec ses douze rôles et ses sept tableaux, exigeant autant de changements de plateaux et de nouveaux décors, cet opéra ...
Des incarnations de haut niveau

Incarnations de haut niveau pour le Vaisseau Fantôme à Bastille

Der Fliegende Holländer Cette soirée consacrée au Vaisseau fantôme, 137ième représentation de l’œuvre à l’Opéra de Paris et 24ième dans cette mise en scène signée Willy Decker (régisseur du Eugène Onégine également à Bastille) n’était donc pas une nouveauté mais la reprise d’un spectacle créé en 2000 avec une autre distribution. Et c’est justement celle-ci qui faisait l’attrait principal de cette reprise avec des artistes de haut niveau international. Mais commençons par ...
Le passé, toujours le passé, …

Onéguine à Bastille, le passé, toujours le passé, …

Les trois premières productions (toutes des reprises) de cette saison de l’Opéra National de Paris provoquent toutes le même questionnement : quelle est la ligne artistique voulue par Nicolas Joel ? Nous savions tous par avance que la nouvelle mandature serait celle d’un retour à une forte tradition lyrique. Mais devrions-nous nous accommoder dorénavant de cette vision non plus traditionnelle mais carrément passéiste ? Avec cette reprise d’un Eugène Onéguine conçu pendant les années Gall, ...
Tout est dans l’austère

Don Carlo à la Bastille : tout est dans l’austère

Austérité, toute la scénographie de ce Don Carlo réside dans ce mot. Des décors réduits à une simplicité efficace, une mise en scène statique à en perdre toute dimension théâtrale – au moins l’œuvre est respectée. Seule entorse au livret original : Don Carlos s’évanouit (meurt ?) sur la pierre tombale de Charles Quint. Pour le reste Graham Vick propose plus des tableaux saisissants qu’une véritable direction d’acteurs, le tout justifié par ...
Schumann lyrique

Schumann lyrique par le Chœur de l’Opéra National de Paris

Le Chœur de l’Opéra National de Paris en concert, seul, voila qui n’est pas courant. Après tout, pourquoi pas ? Le nouveau chef de chœur de la maison Patrick-Marie Aubert confiait dans un récent entretien vouloir défendre avec ses troupes d’autres répertoires de temps à autres que le lyrique. Premier concert test en ce dimanche soir… Test réussi. Comment pouvait-il en être autrement avec un chœur – réduit à 32 musiciens – professionnel ? Mendelssohn ...
Patrick-Marie Aubert

Patrick-Marie Aubert, chef de choeur

ResMusica : Le lyrique est une deuxième carrière. Comment vous êtes vous retrouvé dans les forces musicales du Ministère de la Défense ? Patrick-Marie Aubert : Au départ j’ai une formation de chef d’orchestre. J’étais chef de musique militaire, mais je n’ai pas voulu rester dans l’affectation qui m’avait été imposée. A ce moment a été créé le Chœur de l’Armée Française, avec appel d’offres pour recruter des candidats. Je me suis présenté, j’ai ...
En fermant les yeux…

Andrea Chénier à Paris : en fermant les yeux…

Andrea Chénier enfin au répertoire de l’Opéra National de Paris ! Dans la capitale, seul l’Opéra-Comique avait osé programmer cette œuvre dans un passé lointain – et en français. A l’instar d’Adriana Lecouvreur de Cilea, donnée in loco pour la première fois en 1996, il y a des absences de titres dans la «Grande Boutique» qui laissent interrogateur. On sait que l’ère Jœl à l’ONP sera celle du bel canto romantique ...
Andrea Chénier : tutta forza vers l’échafaud !

Andrea Chénier : tutta forza vers l’échafaud !

Andrea Chenier Etrange ouvrage que cet Andrea Chénier assez mal aimé et peu représenté en France ! Le sujet de la Terreur y est certainement pour quelque chose, dans l’horreur qu’elle impose. Mais le drame d’Illica a aussi ses faiblesses, mêlant peu harmonieusement un contexte historique complexe et des drames intimes. Le public met beaucoup de temps à s’attacher aux personnages et ce n’est que dans les deux derniers tableaux que l’émotion ...
Quella buona perla di Suzanna !!

Quella buona perla di Suzanna !

Les Nozze di Figaro En tout point classique, impeccablement mise en scène dans des décors superbes, cette production du Capitole a ravi un public venu nombreux au point d’afficher complet. C’est Da Ponte et Mozart qui sont les vainqueurs, car très souvent le public a ri de l’émotion que cette comédie douce amère a diffusée constamment avec un charme réconfortant. Les décors reprennent des plafonds peints à la manière de Tiepolo. ...
Don José sauve Carmen

Le Don José de Marcelo Álvarez sauve Carmen

Théâtre du Capitole de Toulouse Voici donc enfin, dix ans après, la reprise tant attendue de cette Carmen qui avait vu le triomphe de Béatrice Uria-Monzon. La mise en scène de Nicolas Joël, très sobre, fuit la couleur facile d’une Espagne de carte postale. Trop sobre peut-être, on pourrait même la trouver par moments bien statique, particulièrement dans le traitement des chœurs. De bonnes idées ne peuvent racheter totalement une certaine ...
Tutto nel mondo è burla !

Tutto nel mondo è burla !

Così fan tutte au Théâtre du Capitole C’est peu dire que Così fan tutte réunit toutes les ambiguïtés de la représentation de la nature humaine : théâtre des apparences où se jouent toutes les passions amoureuses - factices ou sincères - et dont la morale amère incite pourtant chacun à la gaieté - forcée ou vraie. Giorgio Strehler, dans son ultime mise en scène inachevée, reprend pour mieux les détourner toutes les ...
Existe-t-il un Don Carlo parfait ?

Don Carlo ouvre la saison toulousaine

Ouverture de saison en fanfare avec ce Don Carlo très attendu - l’œuvre n’avait pas été donnée à Toulouse depuis 1984 - et succès certain : le spectacle était affiché complet dès les premières représentations et a manifestement charmé le public! Une fois n’est pas coutume, commençons cette chronique par quelques mots de l’orchestre. Car, contrairement à ce qui a pu être écrit ici ou là un peu légèrement, la prestation des ...
L’Europe galante

L’Europe galante

Puccini, La Rondine Accentuant l’élégance parisienne de cette Rondine, Nicolas Joël a placé sa mise en scène sous le signe de la somptuosité, opposant décors Art Nouveau et robes hautes des années folles, les silhouettes droites soulignées par de grandes colonnes contrastant avec les fresques à la Mucha d’Ezio Frigerio et ses superbes verrières. Un Paris très Morand, élégant, superficiel et railleur pour une Traviata des années 20, qui, au lieu ...
Le réveil du Coq

Le réveil du Coq

Le « Coq d’Or » de Rimsky Korsakov en version de concert La Fiancée du Tsar à Bordeaux, le Coq d’Or au Châtelet l’année dernière, repris cette année à Toulouse : les opéras de Nikolaï Rimski-Korsakov semblent entrer enfin au répertoire. Peut-être est-il temps que l’on se rende compte qu’il est l’un des plus grands compositeurs lyriques du XIX° siècle… Quinzième et dernier de ses opéras, Le Coq d’Or, au-delà d’une écriture ...
L’homme de « la forêt bleue »

Louis Aubert, l’homme de « la forêt bleue »

Mince, le profil aigu, vif et léger, homme de toutes les virtuosités pianistiques, des déchiffrages les plus périlleux, toujours prêt à d’abondantes dissertations sur la musique, orchestrateur hors pair, Louis Aubert est né non loin de Saint-Malo, à Paramé, le 19 février 1877, la même année que Paul Ladmirault. Un Breton donc, mais qui n’a rien retenu de sa région d’origine si ce n’est la forêt de Brocéliande habitée par ...
Le Coq d’Or chante les louanges du soleil nantais

Le Coq d’Or chante les louanges du soleil nantais

Le Coq d’Or Un dimanche rempli d’un soleil éclatant dans un ciel bleu azur souhaitait la bienvenue à cette troisième représentation, en création nantaise, du « Coq d’Or » de Nikolaï Rimski-Korsakov, à l’opéra de Nantes. Le public, toujours plus intéressé de nouveautés, s’était déplacé pour célébrer l’événement en compagnie de quelques passionnés du compositeur venus de l’étranger pour assister à la représentation de cet opéra en trois actes, très peu ...
Les Soldats et La Belle endormie

Manfred Gurlitt, les Soldats et La Belle endormie

Die Soldaten Avec « Les Soldats » de Manfred Gurlitt, l’Opéra de Nantes renouvelait, le 16 janvier, ce qui est désormais une tradition clairement établie de favoriser un répertoire en devenir, mésestimé ou injustement livré à l’oubli. L’opéra de Gurlitt est ainsi la septième création depuis 1995 et la deuxième de la saison en cours, après celle de « Powder her face » du jeune compositeur britannique Thomas Ades, le 25 ...