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Schubert avec de l’auto-bronzant

Du quatuor La jeune fille et la mort, l’amateur connaît l’orchestration de pour orchestre à cordes. Le « compositeur et arrangeur » étasunien Andy Stein a souhaité réaliser sa propre version pour orchestre symphonique traditionnel : cordes, bois par deux, quatre cors, deux trompettes et timbales…Le résultat n’est malheureusement gère probant : les effets sont massifs et les idées d’orchestrations sont assez éloignées de l’esprit schubertien. Cette version tient plus du devoir besogneux que de l’inspiration romantique…

La mondialisation de la musique et l’élévation du niveau des instrumentistes nous ont amenée à saluer, très fréquemment, des phalanges inconnues, mais de très haut niveau. Mettant en avant, le nom de ses directeurs musicaux passés : Josef Krips, Michael Tilson-Thomas, William Steinberg, l’orchestre de Buffalo aurait pu nous impressionner. Malheureusement, cette formation, mal dirigée par une JoAnn Falleta à la battue lourde et appuyée, sonne de manière brutale et peu précise avec des solos de cordes des plus revêches.

Il est toujours tentant pour un musicologue de terminer ce qui ne l’a pas été ! Brian Newbould artisan compétent connu pour avoir donné sa version de la Symphonie n°10 de Schubert, a rassemblé des esquisses et quelques mesures destinées à composer un scherzo à la Symphonie n°8. De son côté, le chef suisse Mario Venzago, propose l’Entr’acte n°1 de la musique de scène de Rosamunde comme mouvement final à la partition. Ainsi, la symphonie « inachevée » en deux mouvements, devient une partition, en quatre mouvements, de près de quarante minutes. Même si ces tentatives n’apparaissent que comme des « propositions », elles méritent mieux que l’interprétation brute des interprètes de ce disque.

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